De la servitude moderne

Film documentaire de Victor León Fuentes, adaptation du livre du même nom de Jean-François Brient (éditions Épervier, 55 pages). Le film est disponible en version intégrale, gratuitement, en plusieurs langues.

Le film et le texte sont soi-disant diffusés hors des circuits traditionnels et ont pour vocation à rester gratuits. Les auteurs incitent donc à le copier et à le diffuser autant que faire se peut. On trouve pourtant le livre sur les sites de la Fnac, Amazon, Priceminister, LesLibraires.fr, Chapitre, Decitre, etc. avec une préface de Yannis Youlountas, au prix de 5€, alors que sur la dernière page du pdf disponible sur le site officiel, est indiqué : « Le livre et le DVD qu’il contient sont totalement gratuits, ils ne peuvent en aucun cas être vendus. Le texte peut être librement reproduit, partiellement ou en totalité. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre est notre force de frappe contre la domination présente »

L’impression d’un livre n’étant pas gratuite et les personnes qui travaillent dans les circuits littéraires ne souhaitant certainement pas jouer le jeu, on peut comprendre que ce livre est en vente. La question que je me pose est :

Y a-t-il outre la préface de Youlountas, un autre texte que celui disponible sur le site officiel ?

Une autre question me vient naturellement :

Est-ce que ce site delaservitudemoderne.org présenté comme le site officiel du livre et du film sur wikipedia est bien le site officiel en question ?

Pour l’instant on le saura pas. Mais c’est tout de même des choses que je trouve importantes, lorsqu’on fait passer un message altruiste, indiqué clairement et explicitement, faire l’inverse est quelque peu déconcertant. Voici ce film, qui soudainement me laisse perplexe alors qu’il avait énormément de valeur pour moi avant que je ne fasse ce petit travail de recherche en profondeur. Il n’en reste pas moins grandiose et hurlant de vérité.

Bibliothèque

Money money money, no way…
Tout se paye et tout se vend,
L’air et l’eau, les gens, tout le monde est à vendre même s’il trouve ça immonde,
Et tous on en abuse, par l’échange, l’altruisme est à l’eau, et s’noie d’un air affligeant,
La norme, l’autodiscipline, la marginalité au ban dans l’espoir d’y satisfaire un ego centré sur un être qui a l’impression d’être au centre de l’univers, mais qui est au centre de son univers…
Et qui ne l’est pas ?
Money, vivre dans ce monde ou pas… A-t-on vraiment le choix ?
La construction intime d’un monde placé dans une bulle hermétique donne-t-elle un meilleur résultat ? Mais meilleur que quoi ?
Des conventions placées là pour que le plus grand nombre ne puisse pas voir l’origine des ombres de la caverne, qu’ils tournent tous dans le même sens sur la patinoire sociale, juste histoire de ne pas se rentrer dedans. D’accord. Mais avec du recul, ce sont ceux qui ne suivent pas la masse qui font les figures les plus originales et belles.
Question stupide : mon intérêt personnel doit-il passer au second plan ? J’y ai répondu depuis plus de 20 ans. Et pourtant…
C’est pas le cas, pas systématiquement. Preuve d’une adaptation bien humaine, robotisée au demeurant. Affleurant cette norme tant prisée, qu’on a accusé de lobotomiser, est-ce à tort ?
Un désir de transhumanisme fonctionnel réside au cœur d’une machine complexe, dont on ne saisit pas encore toutes les petites nuances, mais à laquelle on veut tout de même ajouter des possibles séquelles.
Des ponctions cérébrales indolores seront réalisées sur les crânes endormis, et l’atome griffe l’épiderme avant d’être remis au fond d’un tiroir, fermé à clé, on n’en parle plus, et la boucle est bouclée.
Alors, tout se paye l’ami, c’est vrai… Mais pas dans mon monde, et suis-je si étrange ?
On a l’obligation de s’y faire quand bien même on veut s’en foutre, c’est un peu comme un ordre, outre la possibilité d’y désobéir, l’avenir appartient à ceux qui s’en saisissent.
En face de milliers de paires d’yeux observateurs, s’en foutre. S’en foutre. Ça marche à peine, enfin ça peine.
Des milliers de cerveaux additionnés réfléchissent autour d’une pensée unique, sans aucune cohésion, rien n’en sortira de bon.
En tous cas, rien qui n’ait déjà été dit, formulé, écrit, théorisé, démontré, mesuré, publié, validé par la science et par des hommes d’autorité, et appris.
Et le doute. D’aucuns en ont fait un paradigme, tirant à vue sur tout ce qui est évident, en joutes pratiquées sans les mains et sans les dents.
Mais ce qui est flagrant pour un individu ne l’est pas toujours pour un autre, et finalement, j’en doute, l’entraide est en supplément…
L’inconscient collectif enclenché, la prise branchée à vif, c’est sur la vision manichéiste de ce qui se fait ou pas, de ce qui est communément accepté, ou pas. C’est aussi un fourre-tout qui contient des choses pour les uns, mais étonnamment pas forcément les mêmes pour les autres. Où sont les limites de début et de fin ?
Cette pensée est influencée par des stéréotypes aux formes avancées pour une partie séquencée du cerveau un peu cadencée, je suis un ours, un chien ou un serpent.
Sortir de sa zone de confort, certes. S’imposer des contraintes, c’est mieux. Étaler la couverture de son inconscience sur le lit de son âme, c’est louche…
Si tu comprends, grand bien t’en fasse, sinon… Creuse sous la surface. Enfonce tes ongles dans l’immensité de la diversité de sujets qui dépassent l’adversité commune de l’humanité, son infinité est telle qu’elle monte largement au-dessus des nuages, elle est illimitée.
À quand le grand soir ? Cette fable, où on se mettra tous minables !
Si on scrute profondément, on voit une transformation sociétale exponentielle, c’est en cours actuellement, mais c’est une adaptation ponctuelle aux mêmes règles qui régissent l’espace et le temps depuis longtemps, mais qui ont montré 1000 fois leurs limites, mais que toujours on imite.
Que prendre et que laisser ? Le choix est délaissé par l’ensemble de cette queue de laquelle il est déconseillé de sortir. La ligne blanche tracée, ça va les aider à ne pas quitter le chemin de brique jaunes et d’arriver au royaume visé, mais ose… Osons, osez, goûter ce ciel azuré, au lieu de ces dogmes aseptisés.
L’ensemble de l’humanité fait des arrangements avec la réalité, ne serait-ce que pour pouvoir se regarder en face, mais lorsqu’on a intégré des valeurs matérielles, ce n’est plus nécessaire, on s’adapte alors à n’importe quoi, individualiste dénué de scrupule, dans un paradigme où le bien et le mal sont définis et patentés, protégés par une société à responsabilité limitée. Qui va payer les pots cassés ?
Il n’y a pas ici de message caché. Mais le travail ne t’est pas mâché. La feuille n’est pas vraiment tachée, ses pattes d’oie dessinent une vision très personnelle, subjective. Et sans aucune invective, mais ascensionnelle.

La forme de la société

Je ne supporte vraiment pas le caractère mercantile de ce monde, ça me rend mauvais. Tout est dans la glorification des apparences au détriment du fond des choses, de leur essence. À tel point que la beauté en est salie, habillée de frusques qui sont censées la sublimer, l’augmenter, et qui ne font que la rendre vulgaire. Il n’y a rien de plus beau que les choses natures, mais pour les vendre, on les dénature. Je crois que c’est pour mieux attirer l’œil de l’acheteur. Mais qui est l’acheteur ?

Il existe heureusement des commerces qui sont dénués de cette grossièreté, ils sont rares. J’ai dû apprendre à les repérer, et ça n’a pas été facile, et d’ailleurs je pense que je suis encore loin de savoir le faire systématiquement, et encore moins du premier coup d’œil. L’ennui, j’imagine, c’est qu’étant donné que la masse est sans cesse sollicitée par le reste, elle dédaigne l’authenticité de ces exceptions, alors elles coulent, vite submergées par l’avidité de ce reste, presque tout. Pour ne pas mourir, ces raretés sont obligées de s’adapter à ce qui est devenu la normalité en une centaine d’années, afin de pouvoir survivre, elles doivent rivaliser. Et le gros problème c’est qu’en faisant ça, elles deviennent comme le reste : elles perdent leur singularité. Et encore une fois, je suppose qu’il existe quelques petites perles qui réussissent à faire ça sans s’égarer parmi l’immensité chaotique de ce qui ressemble à un grand bazar tape-à-l’œil, celui de la norme. Elles doivent être encore plus rares, forcément.

Chez nous, pourtant, on est fiers de cette fausse liberté aux allures brillantes, et on veut l’imposer partout. J’ai une sensation que le pays dans lequel je vis est le centre d’une immense tâche de sang vérolée qui s’étale et qui contamine tout le reste, en imposant ses règles et en décrétant qu’elles sont la meilleure manière de vivre. Alors que lorsqu’on regarde de plus près, on voit assez clairement toutes les incohérence de ce système bien rôdé – bien qu’elles soient cachées, mais mal cachées. L’écart entre les riches et les pauvres est l’exemple type de ces aberrations. Et plus on s’éloigne de chez nous, plus on s’aperçoit du mal que notre façon de vivre a fait aux autres, ces autres qui ont voulu rivaliser avec nous, mais qui n’avaient à l’origine pas ça dans leurs racines. Mais l’avait-on dans les nôtres ? Rien n’est moins sûr.

Comment en est-on arrivé là ? On parle souvent de l’Amérique et de ses règles financières qui polluent tout dans le monde, mais historiquement, l’Amérique, c’est nous aussi. Car nous sommes allés nous installer sur place, sans oublier de massacrer au passage les peuplades qui ont refusé de se laisser faire, ni de corrompre les plus dociles, et celles qui n’ont simplement pas voulu qu’on les détruise, et qui se sont adaptées à cet envahissement qu’on sait aujourd’hui nuisible, c’est décrété internationalement et accepté partout, bien qu’il soit encore pratiqué dans quelques endroits. Je parle de la colonisation.

Nous ne sommes pas les seuls responsables de cette annihilation progressive. Je connais assez mal l’Histoire, surtout celle des autres, enfin des autres pays, éloignés. Mais je sais par exemple que la Chine est aussi au centre de choses similaires. Bien que comme nous, elle soit fière de ses traditions et cherche à les faire perdurer. Je prends un risque en parlant de la Chine, car je ne suis jamais allé sur place, alors j’arrêterais là. Mais j’avais envie de mettre la Russie dans la liste également. Ce sont les grandes puissances mondiales. On les appelle comme ça, et des petits pays veulent avec arrogance faire pareil, et ils le font… Ils le font. Pour certains, ils utilisent donc les méthodes que nous avons utilisées auparavant (responsables de génocides, de massacres organisés), se mettant à dos de grandes organisations internationales de contrôle, qui ont décrété que les règles avaient changé. On ne doit plus coloniser aujourd’hui, on achète. La nouvelle règle acceptée par la plupart, c’est le commerce. Mais partout, il crée des inégalités, et tant pis pour les individus qui sont les dommages collatéraux d’un système qui a des allures de « mieux » alors qu’il n’est en réalité pas particulièrement « mieux », mais au moins, on ne met plus des coups de machettes impunément, sauf dans des endroits vraiment reculés où il n’y a pas l’œil de ces organes internationaux pour réguler tout ça. Moins de violence ? Pas tant que ça, car on cherche tout de même à imposer notre façon de vivre et nos règles un peu partout, on continue mais par d’autres moyens. Je pense à l’envoi de troupes armées là où il est décidé qu’il y a besoin de les envoyer. Est-ce qu’on aide les bonnes personnes en faisant ça ? J’en doute fortement, tout comme je doute qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises personnes à aider. Ce sont des accords pernicieux passés avec des dictateurs aux allures de bienfaiteurs du peuple. Expliqué d’une manière simpliste, on pourrait dire qu’après concertation avec un dirigeant corrompu jusqu’à la moelle, nous envoyons nos armées, sans chercher à réellement savoir qui combat qui (mais pourtant on le sait très bien), et elles aident vaguement les intéressés, tuant et violant allègrement des civils au passage, en échange de promesses de droits sur des matières premières que les endroits visés possèdent sous terre, par exemple.

Ce ne sont pas des complots, et je ne dis pas que les complots n’existent pas, mais là, ça n’est pas le cas. Ce sont des règles internationales qui sont suivies par la plupart. Et il n’y a que les personnes qui croient sans vérifier (car les vraies informations sont disponibles et en cherchant bien, on peut les trouver) ce que les gros titres leur annoncent, qui sont dupes sur les intentions internationales. Il y a eu des complots énormes, mais c’était du temps où l’information était monopolisée par un petit groupe. De nos jours, les informations circulent beaucoup mieux, mais étant donné que ces complots ont existé, ils ont fait naître le phénomène des théoriciens du complot, qui expliquent la plupart des choses comme ça : « on nous cache tout, on nous dit rien ». Les discussions entre puissants, dont la teneur fuite le moins possible, alimentent encore les théories les plus fumeuses, mais aujourd’hui tout se fait aux yeux du monde. Et si certaines de ces opérations scandalisent les personnes les plus engagées, les autres haussent les épaules car ils ont bien intégré leur soumission à ce système mortifère, sans parler de ceux que ça arrange, les puissants.

La question que je me pose, c’est la même que beaucoup de monde se pose : jusqu’à quand on va les laisser faire ? Certes, ils ont des armées de policiers locaux, des armées de militaires envoyés à des endroits stratégiques, donc ils ont la force avec eux. Mais nous, on est plus nombreux. Et on est de plus en plus au courant. Le « Indignez-vous » de Stéphane Hessel, c’était une des premières étapes, mais c’est bien beau de s’indigner, c’est nécessaire pour que l’on prenne conscience des choses et de leur ampleur. Ça a fait naître des mouvements en perpétuel renouvellement, en perpétuelle ébullition, en tous cas chez nous, et on a pu voir qu’ailleurs aussi il y a eu l’équivalent de cette indignation et de ces réunions populaires, où les peuples ont tenté malgré l’oppression policière, de reprendre le contrôle de leurs rues, de reprendre possession de ce qui leur appartient : la Terre. Personnellement, et je n’en suis pas fier, je me suis contenté de participer à ça de l’extérieur, bien isolé chez moi. Participer par l’analyse non-conventionnelle de tout ce qui se passait, par le soutien via ma voix (ma plume surtout), aux mouvements populaires.

Je n’ai jamais cru que le système électoral était la solution et qu’il pouvait mener à un changement de toutes ces choses. Déjà parce qu’il est local et qu’il faudrait un soulèvement mondial, une prise de conscience synchrone de tous les peuples des pays dits « démocratiques » pour ça. Et puis parce que localement, la plupart des gens ont accepté docilement les règles internationales que ce soit du libre échange des produits (du commerce), que ce soient des interventions militaires dans les pays qui sont considérés comme non démocratiques, car pour toutes ces personnes, le système occidental de la démocratie qui prend ses sources en Grèce il me semble, est le meilleur qui soit, et que cette raison est suffisante pour vouloir l’imposer à tous ceux qui ne l’ont pas encore intégré. Et je n’ai aucune certitude ni que nous ayons raison sur ce point, ni que nous ayons tort. Ce qui me dérange ici, c’est la façon dont on cherche à s’insérer un peu partout, souvent sous couvert de bonnes intentions, mais comme je l’ai dit, avec des accords internationaux qui visent surtout à s’approprier des matières premières, les peuples de ces Nations passant en second lieu, alors que selon l’information officielle, c’est pour eux que l’on se bat.

Nous avons créé nos ennemis. Aujourd’hui, c’est le terrorisme. Mais c’est nous qui l’avons créé, car il est, entre autres, une réponse à nos actions armées, et d’ailleurs il est bien connu que nous armons ces personnes qu’on craint par la suite. Il semble logique que des peuples qui sont sous le joug de nos armées – et celle de la France n’est pas la principale mais elle est tout de même sur place – se rebellent et agissent violemment chez nous – sporadiquement en comparaison avec ce qu’on leur fait sur place. Car nous ne combattons pas le bon ennemi, si seulement il y en a un bon.

Ceux qui organisent des opérations terroristes chez nous sont des groupes religieux très bien organisés, qui se servent de l’Islam en le dénaturant, ce qui facilite grandement notre extrémisme à nous : celui qui pousse à voter en masse, en France, pour la famille Le Pen ou pour Fillon et consorts. Celui qui pousse une grande partie des Américains à élire Trump, et tout à fait entre nous, Clinton n’était pas particulièrement mieux même si ça aurait tout de même été un joli pied de nez au paternalisme maladif des uns, au sexisme des autres, qu’une femme soit élue comme présidente de la plus grande puissance mondiale, au même titre que lorsque Obama avait été élu, il avait été le premier Noir président et que ça avait été un joli bras d’honneur au racisme omniprésent sur place comme chez nous par ailleurs. Et pour en revenir à chez nous, justement, ceux et celles qui sont obnubilé-e-s par des discours à la gloire du nationalisme n’hésiteront pas une seule seconde (comme ils le font à chaque présidentielle) à tenter de monter au pouvoir leurs leaders, qui selon moi vont empirer la situation s’ils y arrivent, car ils ne sont pas une solution, mais ils font partie du problème. Le terrorisme est un très bon client pour ces leaders qui se servent de la confusion instaurée par des situations qui ne cessent de changer de noms, d’endroits, pour accéder au pouvoir par des promesses qu’ils n’auront pas les capacités matérielles de tenir, et qui mèneront à une augmentation des attentats chez nous. Ça me semble logique.

Un autre problème, c’est que tout ce qui n’est pas le FN se sert de l’hypocrisie, alors que justement, cette partie de l’extrême droite a quelque chose qu’on ne peut pas lui enlever, c’est un discours certes haineux, mais qui a le mérite d’être franc ; quoique moins ces dernières années, la fille Le Pen ayant fait tout un travail de communication cherchant à dénier le côté raciste de la politique du FN, ce côté que son père ne cachait pas auparavant et qui fut très longtemps son fond de commerce, et ce afin de redorer le blason du principal parti d’extrême droite, ce qui l’a rendu carrément hypocrite – personne n’étant dupe exceptés peut-être les plus jeunes, ceux et celles qui en ignorent l’histoire – le rapprochant des autres grands partis français qui sont par essence, également hypocrites. Alors, c’est une tradition chez nous, tous les autres grands partis politiques le rejette, mais les sympathisants FN, malgré la méchanceté et la stupidité d’une grosse majorité d’entre eux, existent, et va falloir faire avec, ils font partie du peuple, et ça ne sert strictement à rien de les exclure. Il serait temps de commencer à considérer que ces personnes, quelles que soient leurs idées, quel que soit ce qu’on en pense, sont là, s’expriment, existent. Ils sont diabolisés, et d’ailleurs, des slogans se servent depuis toujours des prénoms de leurs leaders, slogans certainement douloureux pour les personnes lambda qui portent ces prénoms, mais qui ne font pas partie de ces mouvements. Il y a donc une haine pour les mouvements extrémistes, qui fait des victimes collatérales, je n’ai pris que l’exemple des slogans, mais il en existe d’autres. Et il y a aussi un aspect que je voudrais aborder, c’est que parmi les sympathisants de ces mouvements, il n’y a pas que des extrémistes, il y a aussi des personnes modérées qui n’ont pas trouvé d’autres solutions pour revendiquer leur colère envers un système politique corrompu de partout. Des personnes qui pourront changer d’idées le jour où elles s’apercevront qu’elles sont dans l’erreur, si tant est qu’elles fassent preuve d’humilité et qu’elles fassent marche arrière.

Nous sommes un ensemble, et dans tout ensemble, il y a énormément de différences. Le clivage qui existe en matière de politique divise, et empêche ainsi toute évolution en la matière. L’union est impossible quand une partie de la population a la haine contre une autre partie, et que l’autre partie a aussi la haine contre la première. Mais je reste non pas certain, mais soupçonneux, sur l’idée que cette division est voulue par les puissants. Et qu’en maintenant cette haine des uns contre les autres, parmi nous, car là je ne parle plus internationalement, donc en maintenant ce clivage, on annihile toute possibilité de changement, et de plus on a un ennemi tout trouvé à qui on peut imputer la responsabilité de bien des maux. Une solution éventuelle, c’est celle que prône une personne qui a hélas été classée nationaliste du fait qu’il cherche justement à unir les gens de quelque idéologie qu’ils proviennent en discutant avec tout le monde, et qui n’a pas les idées des personnes qu’il cherche à convaincre, je parle de ce petit professeur qui croit en une version de la démocratie plus originelle, au tirage au sort parmi la populace, Etienne Chouard. Il est l’exemple type de ce rejet radical de tous ceux qui approchent les personnes qui sont ostracisées comme l’ennemi, ce qu’il ne faut pas être. Et je suis relativement d’accord avec le point de vue qui dit que l’extrême droite est dangereuse, que quelques unes de leurs idées sont à rejeter en bloc. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec le fait qu’il faille les rejeter eux, ces personnes, avec toutes celles qui s’en rapprochent. On rejette des idées, mais pas des personnes. Je l’ai dit souvent, on s’identifie à nos idées et c’est un comportement destructif. Car nous sommes beaucoup plus que ça. Et étant donné qu’on le fait pour nous-mêmes, nous identifions les autres selon leurs idées. Et c’est également un comportement destructif. Car une idée, on peut en changer, la faire évoluer par sa réflexion personnelle, chacun a une réflexion personnelle idéologique qui évolue en fonction de ce qu’il découvre. Alors que chacun est ce qu’il est à la fois physiquement, émotionnellement, intellectuellement et spirituellement, et ces quatre notions font un être humain. Elles évoluent également, mais représentent l’identité individuelle. Or, lorsqu’on rejette quelqu’un dans son intégralité pour ses idées, on s’arrête à l’intellect. Et on passe outre tout le reste du fait que cet intellect nous répugne. Si nous voulons changer les choses, il est impératif de le faire tous ensemble.

Récemment j’ai visionné avec plaisir quelques vidéos faites par une personne dont la capacité d’analyse m’a beaucoup plu, m’a beaucoup fait réfléchir. C’est Usul, plus besoin de le présenter, ses vidéos ont touché énormément de monde et il est déjà suffisamment connu. J’avais envie d’aborder plusieurs choses non pas à son sujet, mais au sujet de la série de petits documentaires qu’il a réalisé, et qui s’appelle « Mes chers contemporains ». J’avais d’ailleurs posté ici-même une de ses vidéos, c’était au sujet du salaire à vie, ce qu’on appelle plus communément le revenu universel, il s’était servi de l’argumentaire de Bernard Friot (que je ne connaissais pas) en y ajoutant ses commentaires personnels. Mais il y a une autre vidéo de la même série, que j’avais regardé, elle concernait justement Étienne Chouard. Il semble que dans un premier temps, Usul ait réalisé son documentaire – que j’ai trouvé au demeurant fort juste et intéressant dans la plupart des points abordés, quoique légèrement timide (comme s’il avait fait très attention et qu’il ne voulait surtout pas dire certaines choses qu’il pensait pourtant) – puis qu’il ait eu une conversation d’abord avec sa compagne, ensuite avec des personnes violemment hostiles à Chouard, et pour finir, avec Étienne lui-même, et qu’il ait après coup et réflexion, ajouté un encart sur la vidéo en question (encart qui couvre toute la vidéo, le genre qu’il faut fermer avec la souris, et qu’on voit dès le lancement), expliquant faire marche arrière et reniant la plupart de ses propos. J’avais d’ailleurs failli la mettre ici, mais après visionnage je suis allé lire le texte sur lequel renvoyait l’encart, et ce retournement de situation m’avait refroidi, j’ai donc renoncé à partager ladite vidéo. Dans le texte, il expliquait entre autre choses, que selon lui, lorsqu’on est un personnage public, on a certaines responsabilités qu’on n’aurait pas quand on ne l’est pas. En gros, l’aspect « Chouard qui va discuter avec des fachos » c’était des portes laissées ouvertes aux possibles idéologies nauséabondes, et qu’il ne fallait surtout pas faire ça. Et je ne suis vraiment pas d’accord avec ça. Je ne vois pas pourquoi, dans quelle mesure, Chouard devrait se comporter autrement que comme il a l’habitude de le faire, c’est à dire avec tolérance, cherchant à convaincre surtout des personnes qui ne sont pas d’accord avec lui (sans quoi ce serait prêcher des convertis et ça n’aurait plus aucun intérêt, non ?), qui ont des idées différentes et peut-être extrémistes… Et je dirais que ces personnes là sont celles qui auraient le plus besoin d’être convaincues ! Et donc, je trouve assez incohérente l’idée qu’il ne devrait pas faire cela parce qu’il est davantage connu aujourd’hui. L’argument de laisser des portes ouvertes n’est pas suffisant. Pour la petite histoire, Étienne Chouard, à son grand étonnement, suite aux discussions qu’il avait eues avec des personnes comme Soral, s’était fait mettre dans le sac de la « fachosphère ». Mais c’était allé plus loin, il s’était fait menacer par des copains antifas (je dis copains, mais je ne les connais pas) et aurait eu peur pour son intégrité physique. Et ces personnes qui sont – à juste titre – contre le fascisme omniprésent chez nous et ailleurs, en se comportant ainsi, en ne cherchant pas à comprendre la motivation du geste de Chouard lorsqu’il va parler avec des fachos, en le menaçant parce qu’il se permet de le faire, en le collant dans le même sac que des Philippot, des Le Pen, des Ayoub et j’en passe, sont aussi extrémistes que ceux qu’ils combattent. Je l’ai dit plus haut et je le répète, je pense qu’il ne faudrait pas (et remarquez que j’utilise le conditionnel, c’est pour bien marquer le côté spéculatif de mes propos) combattre des personnes, mais des idées, et qu’il ne faudrait pas amalgamer les deux. Quand bien même des personnes s’identifient volontiers, eux, à leurs idées. Et que plus ces idées sont puantes, selon mon point de vue, plus ils s’enfoncent dans l’identification. Chouard est depuis boycotté par une partie de ce que j’appelle les « contestataires », et je continue à trouver cela injuste, car ce qu’il a fait en débattant avec des personnes un peu trop à droite, n’enlève rien à ses discours professoraux, à sa culture, à sa démonstration qu’en changeant le système électoral pour quelque chose de plus démocratique, voire de vraiment démocratique (l’adverbe insinue que nous ne serions pas dans une démocratie, idée que j’ai souvent abordée ici et qui me tient à cœur), en formant des assemblées constituantes pour discuter entre citoyens, en ayant la possibilité de faire nos propres lois, au lieu que ce soit l’oligarchie gouvernante qui s’en charge, on avancerait beaucoup, et le système dans sa globalité serait bien plus égalitaire. En faisant cela, on réconcilierait énormément de monde avec la politique, politique que ces gens estiment corrompue, et qu’ils ont fait sortir de leurs vies, se condamnant à la subir encore longtemps sans jamais avoir une chance de la changer. Et pourtant, je comprends tout à fait que nombre des citoyens soient tellement dégoûtés par elle, qu’ils ne veuillent plus en entendre parler.

Concernant Usul, j’avais été étonné de ne pas trouver sur sa chaîne, une vidéo de la même série, qu’il avait faite sur Besancenot, et qui portait ce nom : « le révolutionnaire ». Alors peut-être qu’il explique quelque part la raison de cette absence, et maintenant que j’y pense, il se peut que Youtube l’ait ennuyé à cause de certains passages issus d’émissions de télévision qu’elle contenait, du fait du problème qui se pose souvent sur ce média, celui des droits d’auteur. J’en avais été d’autant plus troublé qu’il avait posté une autre vidéo (comme pour chacune de cette série, apparemment) dite « commentaire audio » du révolutionnaire, et que je souhaitais d’abord voir le film concerné avant d’écouter le commentaire audio. Toujours est-il qu’après une recherche succincte, j’ai pu finalement la voir, sur Dailymotion, sur une autre chaîne qui semble-t-il n’appartient pas à Usul (car ce dernier possède aussi une chaîne sur Dailymotion, mais la vidéo en question était également absente de ce miroir).

Le jour où j’ai découvert les analyses sociétaires d’Usul, j’ai passé la journée à les regarder, et j’ai pris un pied d’enfer. Je me souviens que j’avais enchaîné sur Pierre Carles, un réalisateur que j’affectionne particulièrement, qui a fait plusieurs documentaires anti-système s’attaquant surtout au monde des médias, monde qui l’avait d’ailleurs malmené car Pierre était (et est sensiblement toujours) quelqu’un d’intègre, qui refuse de se plier aux exigences et aux contraintes imposées par ses chefs, un vrai journaliste quoi… contrairement à la plupart de ses collègues. Et je trouve que malgré la différence d’âge entre Usul et Pierre Carles, leurs films se valent largement.

Je n’ai pas envie de conclure, j’ai envie au contraire de pousser encore plus loin cette réflexion, cet écrit. Mais il va bien falloir que j’y mette un terme à un moment ou à un autre. Donc je me réserve le droit de poursuivre, et pour le moment, voici le point final pas forcément définitif : « . »

Haine ô paix

Vas-y danse, danse, pendant qu’on refait le monde en lançant des pavés, avale tes sensations égocentrées, pendant qu’on tire un trait sur des connards en costars cintrés, amuse la galerie avec tes frasques centrées sur tes seins, pendant qu’on pose nos basques sous des ponts portant des noms de saints, joue la futile petite salope délurée dans tes fringues bariolées, pendant qu’on soigne des innocentes qui se sont fait violer, envoie-toi tout ce qui bouge et même les trains, pendant qu’on est contraints de lutter pour vivre, qu’on lit des livres d’Histoire pour comprendre comment faire naître le grand soir, vas-y danse, ferme les yeux, pendant qu’on panse des plaies infectées, pense à toi et rien qu’à toi, entretiens des sentiments médiocres, après avoir tué ceux qui étaient vrais, et pleure, tu trouveras toujours un intéressé pour venir te consoler avant de te baiser…

Image : libre de droits – Geralt

Iroquois

Ma crête orne ma tête depuis mes bêtes années adolescentes,
Jamais coiffée, juste crêpée, mes cheveux en montées et descentes
Sont ma fierté, je marche tête haute qu’il pleuve ou qu’il vente,
Ma crête en Iroquois, ce peuple guerrier aux allures ardentes,
À qui l’on a volé les terres, pour en faire une obscure et démente
Contrée qui sans relâche dirige le monde, de façon condescendante,
Ma crête, quelques tifs rasés sur les côtés, tout à fait signifiante,
C’est celle des Indiens morts à Standing Rock de manière violente,
Tués sans aucune pitié, par ces pourris colons aux mœurs gluantes,
Celle des punks à chiens, qui parcourent les rues commerçantes
Des villes sales et fières de nos pays aux frontières croulantes,
Et qui tendent la main, afin de ramasser quelques miettes navrantes,
Que deux trois bonnes âmes, de générosité, de manière complaisante,
Auront consenti à leur donner, pour des raisons qui sont abondantes,
Avec parfois un mot : « C’est pour le chien… », stupidité flagrante…
Ma crête, je continue à la porter, tout comme ma mentalité défiante,
Refusant de travailler, vivant avec les quelques pièces insuffisantes,
Que l’État dans son altruisme immense – c’est ironique, mais je chante
Telle une cigale et même l’hiver – tout comme ces passants et passantes,
A bien voulu m’accorder, mais quelle philanthropie plaisante !
Moi le fainéant de base, aux tendances terriblement effrayantes,
Moi le punk, moi l’Indien, moi la tache noire sur la paroi constituante
Si blanche de nature, moi le graffiti, moi l’erreur patente,
Moi le dommage collatéral d’une société si malveillante,
Je m’érige en exemple revendiquant mes vices, la drogue assommante,
Je me donne en pâture, au monde de jugements, opinions insultantes,
Insinuant tantôt, que moi je suis de trop, ou bien que l’inquiétante
Présence de mes pas sur un vieux trottoir gris, est insignifiante,
Je me fous royalement des avis superflus, ces baves consistantes,
Et je m’assois partout, où je veux, quand je veux, et encore je rechante,
La Fontaine m’aurait trouvé un peu vulgaire, dans ses fables charmantes,
Mais ces aristocrates, oligarches pépères, et mémères béantes,
Moi je leur pisse au cul ! Je suis grossier ? Ma verve est juste tranchante,
Je suis tel que je suis, je répète : dommage collatéral, société impotente,
Impuissante face à ses erreurs séculaires, aux lois toujours barbantes,
Fuck ! Je le dis bien haut, comme mon doigt levé tel ma crête offensante !

L’Olympe

Je me fous bien d’aller en enfer ou encore au paradis,
Je veux juste prendre un peu l’air, c’est ce que ma part a dit,
Je veux me rendre à l’ère suivante, celle où les arts maudits
Ne seront plus à vendre, et où on attendra plus vendredi,
Pour se détendre et sourire, après une semaine de labeur,
Où on n’allumera plus tous les soirs un instrument de peur
Ludique, où on ne vivra plus la vie d’inconnus trompeurs
Par procuration, où l’illusion ne sera plus source de stupeur,
Où on n’aura plus deux discours différents avec ses pairs,
Où la violence ne sera plus enseignée par les mères et les pères,
Où le travail apportera directement tous ses points de repère,
Au lieu d’aller nourrir un sentiment de capital prospère,
Où on n’apprendra plus aux enfants à être des vipères,
Des machines de compétition, manger les autres compères
Avant qu’ils ne les mangent, tout ça me désespère.
C’est pour toutes ces raisons que je me détruis à fond,
Je ne me fais pas d’illusion, je profite de l’instant profond,
J’écourte ma vie sans façons, j’évite le mauvais temps que font
Les dieux dans leurs maisons fermées, où la foi est le plafond,
La soumission les murs, la culpabilisation les fenêtres,
À l’unisson chacun murmure des leçons aux autres êtres,
Et je n’écoute pas leurs voix, leurs sermons c’est du paraître,
Je ne les ai pas attendu pour croire en moi et pour renaître.

Image : libre de droits (La chute des Titans – Cornelis Cornelisz van Haarlem)

Société

Ils veulent nous faire trimer, ils sont tous de mèche,
Qu’on soit « actifs » et qu’on engraisse leurs chefs,
Ils s’en branlent de nous mettre tous dans la dèche,
Ils n’hésitent pas à envoyer leurs CRS dans nos fiefs,
Ils veulent nous empêcher de nous taper des perches,
Pendant qu’ils s’enfilent des poutres dans leurs aéronefs,
Qu’ils détournent des millions et qu’ils font de la lèche
À des éléments supérieurs dont les âmes n’ont pas de relief,
Leurs consciences sont si brutes qu’elles en sont rêches,
C’est le plat national qu’on nous force à bouffer, en bref.

Ma nation c’est le monde, leurs frontières sont des leurres,
Mon travail c’est sur moi, leurs emplois et leur beurre
J’en veux pas, clair et net, je suis loin d’avoir peur
De leurs lois, de leurs juges, leurs esprits agresseurs,
Prendre les armes pour faire face, pour se battre, et pour leur
Éclater leurs sales faces, émetteur-récepteur,
Un révolutionnaire, un simple transmetteur
De rage, et j’ai l’âge de me lever contre leurs
Mœurs sans cœur… Certifié non-conforme, ma rancœur
Sera sans limite tant que le système sera le leur.

Je ne regarde pas leur télé, et toutes leurs émissions
Sont à l’image de leur terreur, glorifient leur pognon,
Leurs publicités n’ont pas d’effet sur ma consommation,
Leur politique de la peur ne ralentira pas ma mission,
Dans cette société complaisante qui fait bien attention
À son pouvoir d’achat, à entretenir la soumission
Sur tous ces morts-vivants qui avancent à l’unisson
La tête baissée, le nez sur leurs portables, leur prison,
Frimant dans leurs bagnoles, rêvant de domination
Sur les plus « faibles », et sur ceux qui sont en dépression.

Je les vois tous là, ils nagent dans le courant,
Revendiquant le conformisme dans ce système mourant,
Cherchant à plaire au plus offrant, tous inscrits, concourant
Dans cette compétition populaire, violente comme un torrent,
Avec le suicide pour option quand l’un devient transparent,
L’exclusion définitive quand l’autre est décrété différent,
À l’arrivée, nouveau départ, ça en devient récurent,
Dans ce jeu où les tricheurs gagnent, l’amour est incohérent,
Si tu sors de l’eau, on t’y replonge, c’est vraiment écœurant,
C’est un « marche ou crève », au succès juste apparent.

Hypocratie

Putains d’institutions, des bombes dans leurs bureaux bidons,
Ablation brutale de toutes les têtes de tous ces cons,
Planter leurs chefs sur des piques, et les montrer dans les rues,
À l’ancienne, une révolution loin d’être pacifique, sédition,
Et au passage, faucher l’intégralité de l’élite politique,
En priorité celle qui se trouve la plus à droite, sans oublier les autres,
Tout ça, pour le bien de la nation, prendre les commandes
De ce pays de beaufs !

Image : libre de droits (Tom Wieden)

Police

Pleure mon ami, tu peux
Ton monde va s’écrouler
Par la force d’un autre ordre :
La solidarité
Celui que tu écumes
À la force de ton Fa
Dièse, ceux que tu fumes
À grands coups de tonfa
Ton ordre est bordélique
Il est ruiné d’office
Tes idées stratégiques
Imposées à nos fils
Ne servent que ton système
Bien rôdé, en sûreté
Et tu choisis les thèmes
De tes lois d’impureté
Tu défends que les riches
Amoureux du vieux monde
Ceux qui tirent, ceux qui trichent,
Les poisseux, les immondes
Mais on a vu ton feu
Et puis on l’a éteint
On voit clair dans ton jeu
Sur nous tu ne déteins…
On changera ces règles
On les abolira
Et toi avec tes aigles
Épinglés sur tes bras
Tu seras inutile
Peut-être tu comprendras
Que tu étais futile
Alors tu rejoindras
La plèbe qui défile
Pour dire la vérité
Le peuple, ses fils, ses filles
Que tu as réprimé…

Aux manifestants qui ont résisté ce jour aux CRS place de la République à Paris, et qui ont posés des fleurs et des messages d’hommages (piétinés et brisés ensuite par la police) aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

L’internationale

Le langage change avec le temps, les migrants…
Les médias mentent bien souvent, dénigrant.
Et les hommes pensent avoir raison, c’est très con…
La France a peur dans chaque maison, chaque saison
Apporte son flot de conneries, c’est la vie !
S’habituer aux gamineries, c’est ainsi
Qu’on avance tous au même pas, le trépas
Ne se devine, ne s’annonce pas, mais voilà…
Il est bien là…

Alors un peu, réfléchissons, en chanson,
Foutons-nous tous au diapason, à foison…
Prenons les armes, même des bâtons, éclatons
La tête des flics et des curés, des banquiers…
Collons des baffes au président, dans ses dents,
Des patates au premier ministre, ce sinistre…
Faisons tomber l’gouvernement, violemment !
On est des hommes ou des moutons ? T’as les j’tons ?
Dans la gueule de tous les Bourgeois, dans la joie,
La bonne humeur avec sourire, cesse de rire,
Charmante Elvire !

Image : libre de droits (Ernesto Guevara à Santa Clara. Décembre 1958)

Rage de révo

Un jour, me promenant dans Paris,
Je vois un type KO, à terre.
La foule l’enjambe, tu paries ?
Évidemment, il tient une bière !
Voilà l’unité des Bourgeois,
Si tu n’es rien, tends pas la main.
Donc, les flics arrivent dans la joie,
Et l’embarquent, c’est pas humain !
Voilà la morale chez les riches,
Solidaires de leur classe sociale,
Ils te méprisent, leurs banquiers trichent,
C’est pas mieux chez le provincial !
Dans les campagnes, vaut mieux être Blanc,
Sinon, tu finis isolé.
Les français de souche forment des clans…
« T’es pas du coin ? Bin désolé… »
Moi ça m’énerve de voir ces cons,
Ces bandes de rats, ces gros fachos,
Avec leurs « y a qu’à », leurs « faut qu’on »,
Leur égoïsme, leur haine à chaud,
Un jour tous les pauvres s’uniront !
On ressortira les potences !
Eux et leurs flics se sauveront,
Mais on prononcera la sentence !
Oui ce s’ra la révolution,
Et on n’en loupera aucun,
On fermera toutes les prisons,
Ils se feront bouffer comme des chiens !
Bon… j’ai été un peu loin,
J’ai bien les chiens, ils sont sympas…
Mais sur les flics avec leurs groins,
Tout comme sur ces salauds d’Bourgeois,
J’persiste et signe, y va falloir
S’en débarrasser de ces porcs !
Et merde, encore, sans le vouloir,
J’ai déconné, j’aime bien les porcs…
Putain ! Si on peut plus rien dire !
Autant fermer sa gueule, rien faire !
Et toi mon gars, arrête de rire !
Prends donc une pelle, et viens la faire !
Ouais je parle de la révolution !
Faut se sortir les doigts du cul !
Au lieu de toujours faire attention
Si on vexe pas un faux cul !

Pensées endormies

Je suis comme un genre d’épouvantail doté de parole qui hurle et gesticule, ça fait juste fuir quelque corbeaux, ça attire les vautours, mais ça donne pas envie.

Avant de changer le monde, il faut commencer par se remettre en question soi-même, en fait on est au coeur d’un changement d’ère, et si on ne va pas vers le spirituel, on ne va nulle part.

Personnellement ça fait assez longtemps que j’ai abandonné l’idée de convaincre qui que ce soit. Tout simplement parce que pour ma part, je n’ai pas cette faculté. Je ne suis clairement pas un leader, alors je fais mon truc dans mon coin. Par contre je veux bien être classé dans les « agitateurs », là oui…

Y a beaucoup de monde éveillé, mais faut évidemment pas essayer de comparer à la totalité des humains, parce que ça ferait un pourcentage très minime. Mais du fait qu’on est plusieurs milliards sur Terre, même si c’est qu’1 % ça fait quand même plusieurs millions de personnes…

La révolution se fera en Europe quand le paradigme européen changera réellement, et quand les gens sortiront de leur logique de consommation et de possession.

La drogue ça n’existe pas, c’est une expression inventée par la presse pour appuyer des discours politiques visant à l’interdire.

Il reste encore sur cette Terre des nostalgiques d’un sentiment de don absolu, sans domination, et sans dévolu.

La poésie s’interprète comme la peinture, différemment selon les gens, leur vécu, et tout ce qui fait leur personnalité.

Les paroles poétiques font naître des réflexions, ou nourrissent des réflexions déjà commencées, c’est agréable d’en discuter, ça n’empêche pas d’écouter [lire] profondément à d’autres moments que la communication.

La notion d’appartenance est incompatible avec un couple équilibré. La confiance en l’autre devrait suffire à rassurer quelqu’un de jaloux.

Les partis politiques sont à éliminer, tout comme le système actuellement en fonction depuis des centaines d’années.

J’ai trouvé des moments où jamais la tristesse n’intervient, où la vie est d’un bien-être intolérable !

Dans les moments heureux, on a peur de tout perdre, [mais] à un moment on commence à penser que les choses sont acquises, et ce moment là est dangereux, parce qu’on se repose sur ses lauriers, c’est dans ce type de moment que les choses échappent [au contrôle] généralement.

Le temps est comme une boite de vitesses, parfois la vie est au point mort, et le destin comme le hasard n’enclenche la première que quand il a décidé, et c’est souvent quand tu t’y attends le moins.

Il faut éviter de tourner en huit (décalé à 90°, le symbole de l’infini), autant tourner en carré, et si on retire un angle, on tourne en triangle, inversé ça fait un panneau Cédez le passage.

L’optimisme n’est pas évident pour des personnes hypersensibles, parce que les émotions sont plus fortes et perdurent plus longtemps, elles s’estompent avec le temps mais il suffit d’une simple pensée pour les réactiver.

À force aussi de se retrouver déçu on finit par ne plus faire de projets trop éloignés, ou trop inaccessibles, donc toujours un peu insipides.

L’enfer c’est pas les autres, l’enfer c’est de se retrouver seul face à soi-même quand on se déteste.

La chance ne sourit pas à tout le monde, y en a qui disent qu’elle ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule, mais quand elle sourit jamais, on finit par lui faire la gueule.

La beauté n’est pas ce que les média disent qu’elle est, c’est quelque chose de plus relatif à chacun, un subtil mélange de mental, physique, esprit et d’émotions.

Je rêve d’un monde métissé, où y aurait plus de blancs plus de noirs, ni plus personne considéré comme différent parce qu’il provient de je ne sais quel pays.

Nous sommes tous de vieux dragons…

Quand je suis en présence de quelqu’un qui souffre, j’essaye de me comporter avec comme j’aimerais qu’on se comporte avec moi si j’étais à sa place.

Peu de monde applique le dicton Le sage aime le reproche, et c’est bien dommage, si tout le monde avait pour but de s’améliorer, le monde n’en serait pas où il en est.

J’essaye d’être bienveillant, mais ça fonctionne pas toujours.

Comment voulais tu que je ne le susse pas ?

On dit toujours avant c’était mieux mais souvent on ne connaît pas vraiment cet avant duquel on parle.

Rêve-olution

Je suis révolté par tout ce que l’homme ignore,
Non pas l’homme éveillé, mais celui qui encore
Garde une paire d’œillères sur son visage mort,
Qui s’aveugle toujours à grands coups de confort,
Et qui tard dans la nuit appelle des renforts
Quand son voisin écoute sa musique trop fort.

Je suis révolté par ce système hypocrite
Qui entretient le vice mais qui pourtant s’effrite,
Qui force à travailler même si ça irrite,
Qui fabrique des pauvres et les fait mourir vite,
Et qui taille les enfants, remerciant le mérite
Sculptant scrupuleusement leurs idées par la suite.

Je suis révolté par le monde de la finance
Qui enrichit encore les plus riches, les plus rances,
Qui laisse crever le reste se remplissant la panse,
Tuant des animaux, glorifiant maltraitance,
Esclavage, spécisme, quand ils n’ont pas la chance
De grandir en forêt comme une vaine évidence.

Je suis révolté par cette domination,
Normalisée, banale, mais non moins oppression
Qu’appliquent les humains sur les autres nations,
Couleurs, sexe, origines, sans la moindre émotion,
Quand les fusils obligent à sortir des maisons,
Pour assister ensuite à leurs belles destructions.

Je suis révolté par tout ce qui fait ce monde,
Quand on ouvre les yeux, l’injustice qui abonde,
La censure, le racisme, la violence féconde,
Tous les cercles vicieux qui tournent à chaque seconde,
L’autorité, la loi, les flics et leurs immondes
Actions, l’impunité et toutes leurs mauvaises ondes.

Je suis révolté par cet individualisme
Dont font preuve tous les hommes dont l’existentialisme
Déborde de leurs corps parfumés, l’égoïsme,
Leurs fortes certitudes, et leur obscurantisme,
Leurs jugements mesquins, populaires, leur classisme,
L’humiliation amère de l’autre, et leur sexisme.

Et je veux qu’un beau jour s’abolissent toutes ces choses,
Qu’ensemble nous montions sur leurs podiums roses,
Que nous fassions tomber tous leurs rêves moroses,
Que nous construisions tous une nouvelle osmose
Dans laquelle on vivra sans que ne s’y oppose
Des hommes en costumes, des règles et des clauses.

Rêve Aux Lucioles

Résumé :
Suivez, dans un monde où le système monétaire est en train de couler au profit de l’altruisme entre êtres humains, les aventures d’un homme sombre, membre indispensable d’une organisation dont la fonction est d’accélérer l’écroulement du paradigme sociétaire où le capital faisait la loi, ce en assassinant les derniers patrons multimillionnaires qui s’y accrochent encore. Cette nouvelle se penche aussi sur le sujet du travail des enfants, et mettra le héros devant un cas de conscience.

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L’action directe

Les terroristes sont les représentants de ces États qui ont supprimé le droit de gérer leurs vies comme ils l’entendent à leurs peuples. Aujourd’hui si on veut sortir du système marchand, il est plus probable qu’on ait peur (terreur) de le faire. Nous voyons que certains humains s’octroient le droit de tuer à petits feux les populations complètes par la nourriture, par le travail obligatoire, par l’application de la violence via les forces de l’ordre, etc… Les responsables sont comme cimentés à leurs pouvoirs. Ce sont ces pouvoirs qu’il faut détruire, et leurs tenanciers avec. Et la violence est inévitable pour répondre à leur violence qui elle, est un euphémisme. La peur d’être assimilé à un terroriste empêche les gens de parler du meurtre de ces « grands nuisibles », il n’y a que dans les discours anarchistes qu’on retrouve, via l’action directe, le recours au meurtre comme arme de combat. Nous devons agir, cesser de parler. L’analyse a été faite dans tous les sens, débattre permet certes d’affiner ses idées et son sens critique qui a été d’office annihilé lors de l’entrée à l’école maternelle, mais tout a été dit déjà. Débattre permet de tardivement comprendre les choses, de déconstruire les idées qu’on nous a imposé lors de la fréquentation des écoles de la République, puis lors de nos premières aventures dans le monde du travail où on a tous du apprendre à « se vendre » lors des entretiens d’embauche, et à se soumettre totalement lors de la pratique de ce travail. Maintenant que tout a été dit, maintenant qu’on sait à quoi s’en tenir avec le pacifisme, on peut arrêter de ramer et enfin commencer à agir. Encore-eût il fallut le vouloir vraiment, s’être rendu compte que de toutes façons on sera perdants en toute circonstance. Changeons le système. Le sacrifice de certaines valeurs qui sont issues de cette éducation faussée, est nécessaire pour qu’on puisse un jour voir le bout du tunnel. On l’a assez dit : un autre monde est possible. On est plus ou moins long à intégrer des idées, à les comprendre dans toutes leurs ampleurs, on met plus ou moins de temps à y voir réellement clair. On commence seulement à se rendre compte globalement que tous les problèmes qu’engendrent cette société néo-libérale sont liés à l’économie, corrélation n’impliquant pas causalité, ce n’est qu’un point commun, mais un point crucial. L’homme n’est plus méritant quant à ses valeurs, ses actes, mais quant aux sommes qu’il possède. Le mérite, comme la plupart des vraies valeurs, sa définition, est totalement faussée. Nous sommes à une époque, où juste par les mots, leurs mensonges, nous sommes coincé dans de fausses valeurs. Et nous-mêmes, nous empêchons tout réel changement, par notre peur (terreur). La peur du transit, de ce laps de temps entre maintenant et demain. La réflexion peut encore aller plus loin, mais reste à savoir ce qu’on cherche vraiment : bien comprendre pour en parler seulement, ou bien comprendre pour mieux agir derrière ?

Image : libre de droits (un membre anonyme d’AD)

Des cochons et des hommes

Dix manches en bois d’ébène comme un chèque du même nom
Seraient un jour saisis par une bande de cochons
Qui comme de la confiote s’en serviraient gauchement
Pour taper le poker entre copains mutants
L’orgie qui s’en suivrait resterait mémorable
Voir des porcs forniquer n’est pas très agréable
Se goinfrer et tiser, bouffer des p’tits carrés
S’éclater la santé via de chimiques denrées
Pour ensuite v’nir chialer devant un addicto
Les porcs sont assistés jusqu’au devant des mots
Des mots qu’ils ont perdus, des mots dits des mots clés
Des maux interminables à force de s’répéter
Reproduire les mêmes choses sans jamais se lasser
L’erreur est certes porcine, ovine, ou bovinée,
Elle est humaine aussi, accessoirement seulement
Naturelle et fertile elle reste entre les dents
Omniprésente ici, maintenant le courant
Dans une seule direction que tous suivent sifflotant
Feintant de ne rien voir, les œillères bien fixées
Les vieux rêves accrochés à des filets usés
L’homme ressemble à un porc, un qui joue aux legos
Dans son sombre château au luxe tout vieillot

A toi, à moi, à lui, à elle

Image : (cc by nc) Steve Evans

Dualité, luttes et éthique

Le vie est un combat. Dans chaque chose qui évolue ou qui vit ou survit, il y a des luttes. Lutter pour sa survie est une chose naturelle chez les êtres vivants, depuis la nuit des temps et jusqu’à ce jour, et pour les jours et années à venir la lutte continuera d’occuper une place logique dans la vie. Les végétaux luttent, les animaux luttent, les hommes et les femmes luttent. Les êtres qui sont à l’état animal luttent pour tout. Que ce soit pour exister en société, que ce soit pour habiter, pour occuper une place supérieure aux autres, ou au moins pas trop inférieure. L’Homme aussi est un animal qui fuit son état animal en élaborant toute sorte de théories humanistes ou religieuses, afin de se persuader qu’il a atteint un niveau suffisamment élevé pour prétendre à la supériorité à toute chose et le pouvoir sur toute chose. En faisant cela il prouve une fois de plus qu’il est encore à son état animal : il lutte pour sa survie, et pour sa place dans la société.

Chaque chose naturelle à sa place sur la Terre, chaque être vivant est utile pour lui-même et pour d’autres individus. La chaîne alimentaire en est la démonstration première, et plus on va vers l’infiniment petit, moins on voit, à l’œil nu, la faune et la flore invisibles. On ne les voit pas ces éléments, mais ils existent bel et bien, et ils font partie de l’immense ligne de vie qui se renouvelle à l’infini. On peut distinguer facilement quel est l’animal sensiblement le plus gros. Mais il est plus difficile de faire l’inverse, définir quel est l’animal le plus petit. Il y a toujours plus petit, et quand bien même on aura découvert et établi que tel animal est le plus petit, tout est à parier qu’un plus petit encore sera découvert. Mais chaque chose qui vit sur cette Terre a son utilité. Et chaque chose qui vit sur cette Terre lutte avec d’autres choses pour sa survie.

Ce qui importe est le vivant, encore une fois. On peut alimenter sa réflexion dans la direction de la non-violence, de la prise de conscience de sa propre complicité active avec la violence appliquée aux animaux, violence directe ou indirecte. On peut décider que rien ne justifie cette violence. Sauf à répondre directement à de la violence, sauf à répondre à une agression. C’est pourquoi on tuera volontiers une tique qui s’est installé sur soi, car c’est une réaction à une agression insidieuse. Et ça, c’est une simple lutte de quelques instants, un combat entre la nature et soi-même. On se débarrassera d’une tique comme on se débarrasse d’un virus qui a colonisé son corps. On passe son temps, soi-même, son corps et sa mécanique passe leur temps, à lutter, et c’est naturel.

Donc, il existe certaines exceptions qui permettent la violence extrême (la mort comme réponse) sur des êtres-vivants, mais la plupart des gens ne considèrent pas certaines catégories, dont les parasites, comme des animaux dignes d’être traités comme les autres. Je voudrais comparer l’image d’une personne qui se dit conscientisée au sujet de la souffrance animale et qui tue un moustique, à celle d’un amoureux des chiens qui réagit à une attaque sur son enfant. Toute personne relativement constituée défendra son enfant face à l’attaque d’un chien, quitte à tuer le chien parce que tout justifie de sauver son gosse. Et tuer un moustique en se donnant une claque sur le bras est assez naturel et répond à une forme de violence pernicieuse, par une autre forme de violence instinctive.

Pour quelqu’un d’à la fois antispéciste et non-violent, les insectes parasites (et poussons l’absurde, les virus) peuvent-ils justifier, lorsqu’ils dérangent par leur présence (angoisse) ou qu’ils agressent physiquement (piqûre, contaminations pour les virus), de les tuer soi-même ? Est-ce qu’il est nécessaire pour notre survie en tant qu’êtres humains, qu’on se débarrasse de ce qui nous nuit ? De ce qui nous menace ? De ce qui menace nos vies ou qui risque de nous rendre malade ou de nous faire mal ?

Il n’y a que peu de choses de plus évidentes que OUI… Que des idées proprement dirigées vers l’amour et l’empathie n’empêchent pas de profiter du résultat… Et c’est là (entre autres) qu’on redevient animal, celui qui d’instinct se défend. Être antispéciste c’est lutter pour le bien-être de toutes les espèces sans distinction, mais ce n’est pas se sacrifier ou vivre sa vie de manière désagréable. Quant à la non-violence, utiliser la violence pour prévenir plus de violence (arrêter la violence, autrement dit) est un acte non-violent en soi.

Image : Urbex is War par Scallop Holden (cc by nc sa)

Les places au gouvernement

Salut à tous.

Je voulais partager avec vous une réflexion qui, ne soyez pas las-se, tourne toujours autour d’une nécessité d’un tournant radical, quant à notre façon à tous de fonctionner dans la société. Et pour enfoncer le clou, de politique… (désolé Claude, je sais que tu penses que c’est pas mon rayon, mais moi je pense que si justement ! !)

Alors ces derniers temps, il se trouve que l’on veut nous faire croire que le grand benêt qu’ils ont collé à la place de l’autre nain (1), est entrain de se choisir un nouveau gouvernement.

Alors c’est pas exactement comme ça que ça se passe dans les faits. Mr. Hollande donc, n’est clairement pas en train de remodeler sa petite clique de truands, non. En fait ce sont d’autres qui se chargent de ça. Et nous ne participons évidemment pas aux choix arbitraires, ces choix sont fait dans nos dos et annoncés en grande pompe dans leur presse, et nous sommes bien entendu les derniers au courant (nous le petit peuple).

Un nouveau gouvernement

Et donc, il se trouve que Mr. Désir (je ne connais pas ou trop peu pour cracher dessus, mais je peux me renseigner et ce sera avec un grand plaisir que je me permettrai de lâcher ma logorrhée diatribe sur cet énergumène) monte au grade de (attention tenez vous bien ça va faire mal… Ha ! Ha ! je vous ai eu ! Non non j’déconnais) « Secrétaire d’État aux Affaires Européennes ».

Ce grade, tout à fait entre nous – et je suis certain que, comme moi, vous n’êtes pas non plus dupes -, est une supercherie parmi les autres places diverses de ces gouvernements successifs. Ce sont juste des prétextes à payer des personnes des sommes ahurissantes, pendant qu’ils prennent des décisions ubuesques pour nous sans jamais nous consulter, et qu’ils touchent leurs petites enveloppes supplémentaires tranquillement, remerciements des lobbys qu’ils satisfont en faisant passer telle directive, en modifiant telle partie de la constitution, ou en inventant telle ou telle nouvelle loi.

Et alors, je lis aujourd’hui de la main d’une plume sans aucun doutes conférencier de son État (Cyril Laurent) :

«  Harlem DESIR nommé Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes… Après la déroute du PS aux élections municipales, le Premier secrétaire du PS est promu en faisant une entrée « nécessaire » au Gouvernement. Logique. »

Puis quelques commentaires sous ce message. Oh pas tellement, juste quelques personnes qui expriment leur accord avec cette charmante tirade. Même pas de contre argument. Bref pas de quoi nourrir un débat, nous sommes ici chez l’auteur, sur une page dédiée à son nom, le sieur a sensiblement une « communauté » facebook qui le suit.

Petite parenthèse : je tiens à dire qu’étant donné que comme Désir, je ne connais pas ce monsieur (C. Laurent), et qu’il n’est apparemment pas assez connu pour avoir encore trop fait parler de lui, alors je ne me permettrai pas de le critiquer d’avantage, ni lui ni plus ses idées que je ne connais d’ailleurs pas non plus. Et puis je suis certain que beaucoup de petits en politique sont tout à fait sincères au départ, tant qu’ils ne goûtent pas à l’abus de pouvoir. C’est le pouvoir et son abus qui corrompent. Quand on ne l’a pas ce pouvoir il faut faire ses preuve ou faire parler de soi pour espérer y accéder un jour…

Non, je voulais ici réagir à un des commentaires. Une des personnes s’estimant certainement citoyenne et dans une démocratie (dont personne n’a jamais vu la queue) s’est exprimée dans une liberté que je ne voudrais surtout pas entraver, et c’est à cette personne que je vais ici répondre (pour la seconde fois).

Car je pense que ma réponse est universelle : elle s’adresse en réalité à toutes les personnes qui croient encore, qu’aujourd’hui, certains politiciens seraient mieux à certaines places qu’à d’autres… Et que d’autres devraient être destitués (au bénéfice de leurs poulains).

Le commentaire :

« c’est le principe de dilbert et / ou peter…. les compétents restent à leur place… les incompétents sont promus aux postes de managers et supérieurs ou ils n’auront pas de réelles taches à accomplir . »

Et ma réponse :

Arrêtez donc tous avec vos places, toute la scène politique au complet est une gigantesque mascarade, de gauche comme de droite d’ailleurs gauche et droite sont des notions obsolètes aujourd‘hui. Personne ne devrait aller à cette place elle devrait pas exister cette place, ces places comme vous dites et que je répète allègrement, sont de belles mises en scène pour nous occuper pendant qu’ils nous dépouillent et qu’ils nous vident sans aucun scrupule. Vous comptez mettre quel tartufe à la place de celui ci-présent ? La démocratie est une illusion, la citoyenneté, étant donné qu’elle nécessite une démocratie pour exister, est nulle, le « vote citoyen » est un ersatz de droit populaire, ne parlons pas d’un pouvoir… Si nous pouvions chacun décider, mettre nos grains de sels dans les recettes législatives, si on pouvait localement (et non pas de façon centralisée et fermée) choisir nous même ce qui est autorisé et ce qui théoriquement devrait être réprimé, alors là on pourrait avancer tous ensemble, mais étant donné l’état d’esprit d’assistanat permanent dans lequel les bons français vivent, on est pas sorti de l’auberge. Occupez vous de la politique parce que la politique est entrain de tous nous baiser depuis plus de 50 ans.

Les vieux modèles sont entrain de se casser la gueule et en continuant à soutenir ces vieux modèles, à vous y accrocher, vous accélérez tous la chute finale, mais c’est pas pour me déplaire personnellement, étant donné les dégâts que vous avez tous infligé à cette putain de Terre que vous foulez tous les jours sans la respecter et en la parcellant et en la vendant comme si c’était vos propriétés ces parcelles, quand ça va péter je serai en première ligne les armes à la main pour tous vous défoncer… Sans aucune demi mesure. Tous les pseudo-politiciens, experts, économistes, banquiers, tout le panel du show biz, toute la clique des aristocrates d’aujourd’hui, la crème de la crème va couler croyez moi…

Je suppose que le débat ne s’arrêtera pas là. Mais je tenais à souligner cette remarque et à la rendre permanente ici même.

Bien à vous ;)

(1) élections présidentielles de 2012, pour nous faire avaler qu’il y a eu un changement réel entre 2012 et aujourd’hui, et que nous avons participé à l’établir ce changement

Image : Robespierre, Danton, et Marat, par Alfred Loudet, 1882 (Licence libre)

Les médias

Les médias (traditionnels) bénéficient de subventions énormes de la part de l’État, et pourtant ils ne remplissent clairement pas leur rôle d’informateurs. Leurs buts devraient être – logiquement – de nous détailler ce qui se passe autour de nous, dans notre pays, et aux alentours. Les priorités à parler d’une information plutôt qu’une autre, à mettre en avant celle-ci et pas celle-là, devraient être choisies – logiquement – en fonction de l’importance, de l’impact, de la singularité, de l’information.

Ainsi, si en Rhône-Alpes, les habitants de Saillans réussissent l’exploit de reprendre la direction de l’intégralité de leur communauté, qu’ils l’arrachent littéralement et légalement par les urnes au maire sortant (corrompu mais faut pas le dire trop fort), la logique voudrait que cette information occupe le devant de la scène pendant les résultats des élections municipales. Car c’est bien plus singulier et important pour le peuple, que la routine des restes de la France occupée à voter machinalement, comme d’habitude, et sans vagues, pour les mêmes têtes.

Ainsi, si en Espagne, le petit peuple occupe les rues pendant des mois et des mois, en se révoltant activement et avec insistance et persévérance, contre les directives vénales du gouvernement espagnol bloqué sur la dette et les priorité aux entreprises fortunées, contre l’austérité qui en découle, alors la logique voudrait que cette information occupe une place privilégiée sur le devant des médias français. Car c’est également beaucoup plus singulier et ça a beaucoup plus d’impact sur nos vies que les éternels feuilletons politico-tragi-comiques, où qui s’est fait insulter de quoi par qui, où qui couche avec qui ou quoi, où qui attaque qui en justice, où le chien de qui a déféqué dans le jardin de qui, etc…

Ainsi, si une politicienne comme Christine Boutin crache sur toute la communauté homosexuelle en la traitant d’« abomination », tout discrètement lors d’une interview, en priant certainement son Dieu-Tout-Puissant pour que le scandale ne s’empare pas de cette folle bribe, la logique voudrait que cette bribe justement soit d’avantage montrée en place publique et occupe celle qu’elle mérite dans les colonnes de nos journaux, et pas seulement des journaux belges !

Mais la logique n’est pas le point fort des médias, la logique échappe à la presse, est inconnue de la télévision, personne ne l’a jamais croisée dans une station de radio populaire… Les médias ont tous et depuis longtemps, dérivé de leur rôle informatif vers un rôle beaucoup plus manipulateur.

Étant donné que beaucoup des représentants des médias populaires se sont fait une réputation à mesure du temps (sauf pour les nombreux arrivistes que ce milieu compte, eux se sont fait leur réputation à coups de buzzs – voir plus loin), et qu’ils ont gagné en popularité et en fans sous la forme de « lecteurs », de « téléspectateurs » ou d’« auditeurs » crédules (on les appellera ici, pour simplifier, des chèvres) ; étant donné que ces représentants populaires connaissent le potentiel de pouvoir qu’ils ont sur les dites chèvres, tant qu’elles avalent tout rond ce qu’ils leur donnent à mâcher, tant qu’elles se laissent avoir par la manière qu’ont les médias de relater les informations, tant qu’elles continuent à croire qu’elles utilisent des esprits-critique affinés (alors qu’elles nagent clairement avec le courant en ne voyant que les rapides qui cachent la chute d’eau mortelle) ; alors les médias ont atteint leur objectif : le contrôle de la pensée, et la fidélité maladive.

Ils ne remplissent donc pas le rôle qu’on leur prête, et c’est peu de choses de le constater : ça fait des années et des années que c’est comme ça. Ça m’étonnerai pas de constater que ça a vraiment toujours été comme ça. J’aurai ainsi la confirmation de ce que deux réalisateurs montraient au début de leur excellent reportage (*) , rappelant que lorsqu’il n’y avait qu’une seule chaîne télévisée, les ministres venaient annoncer eux-mêmes, à la télévision, les directives et les réformes qu’ils faisaient passer. Ils disposaient alors (et disposent toujours, il n’y a que les méthodes qui ont changé) d’une place privilégiée pour communiquer leurs mensonges, leur présentation d’actes vils comme des améliorations de la vie, à une époque où d’ailleurs, il n’y avait que les foyers fortunés qui avaient un poste de télévision pour les regarder hocher la tête, le corps immobile tandis qu’ils déblatéraient leur soupe.

Ils sont en premier lieu, les outils du Gouvernement. Non pas de l’État mais du Gouvernement, car il faut bien faire la différence entre ces deux notions : l’État (nous tous, y compris les charlatans du gouvernement), et le Gouvernement (quelques tartufes qui feintent de s’inquiéter de l’intérêt collectif). Les médias devraient être des outils qui servent l’ensemble des citoyens, l’État donc, et non celui de leurs dirigeants.
Ils sont ensuite les outils de leurs propriétaires, puis des amis et associés, de ces propriétaires et de toutes les entreprises qu’ils possèdent. Ils sont tous entrés dans le panel des vedettes : le Show-Business. Ils se sont autopropulsé dans ce monde, dans lequel ont leurs places les politiciens, les économistes, les experts, toutes ces personnes visibles qu’on érige comme une certaine autorité immuable. Cette grande famille accueille aussi volontiers acteurs, réalisateurs, chanteurs et interprètes, musiciens, écrivains, etc… j’en passe… Le point commun est qu’ils sont tous docilement complices sur certaines règles officieuses. Car pour faire partie de ce monde et ne pas s’en faire bannir, il faut apprendre et obéir à ces règles. Une des premières pour les médias est : la vérité a un prix.

La vérité. Qu’est ce qui est vrai et qu’est ce qui est faux ? Quand on prend connaissance d’une information dans un journal ou ailleurs, que retenir et que laisser ? Le ton ou les mots employés génèrent forcément des émotions soit positives, soit négatives. Alors doit-on décortiquer et ne garder que l’essentiel pour ne pas penser docilement ce que le journal voudrait qu’on pense ? Mais l’homme moderne, tout le temps pressé, a-t-il surtout le temps de penser par lui-même ? Le temps et l’envie… A-t-il envie de prendre ce temps, est-ce qu’il n’a pas plutôt envie de ressembler aux vedettes érigées en héros dans ces médias, et être aussi dociles qu’elles concernant leurs règles salaces ? Ou peut-on se laisser inculquer des avis prêts à porter et non juste des faits sans avis ? N’a-t-on pas plutôt envie de considérer cela comme un dommage collatéral pas si grave et que le temps gagné en valait la peine ?

Certains activistes ont fait leur spécialité de communiquer auprès des médias. Quelques uns en sont revenus, se prenant un retour de bâton en s’apercevant qu’une fois vidées, les vaches à lait qu’ils étaient n’intéressaient plus les requins, et que le résultat était même pire que ça : ils abattaient les bêtes inutiles, et les mangeaient dans des festins de luxe. Certains en ont fait les frais : financièrement, dans leur réputation, auprès de la justice (qui est également de la fête depuis que des juges et des avocats prennent des affaires en main en omettant la discrétion qui les incombent). Tous les militants, tout ceux qui sincères et loyaux ont été parler humblement avec les médias, cherchant à utiliser cet outil, pensant qu’il leur était destiné alors que ce n’est pas le cas, tous en garderont quoi qu’ils en disent des séquelles à vie. Il peut y en avoir qui arrivent à leurs fins, mais leur intégrité militante en prend un coup forcément. Car ce sont les outil des puissants, et ça il ne faut pas l’oublier.

Alors nous sommes à une époque technologiquement avancée, et on a pas tous grandit avec ces technologies entre les mains. Or depuis quelques temps, on voit émerger des médias indépendants grâce aux évolutions de ces techniques, grâce à l’informatique qui pioche volontiers dans les technologies des sons et lumières. Ces médias là sont réellement indépendants et bénévoles, montés par des personnes comme vous et moi. Ils prennent les formes aussi diverses que des blogs, des radios, des web-télévisions, ou de groupes sur des réseaux sociaux (j’en oublie).
J’aimerai parler du modèle de la télévision libre. C’est un modèle qui a fait rêver des millions de personnes qui étaient accolées à leur petit écran avant l’avènement d’internet. Je fais partie de ces personnes.

Tout comme pour le modèle des radios libres (strictement interdites par la loi française), des millions de personnes ont désiré présenter des émissions personnelles, et pensaient que ce luxe ne pourrait jamais arriver entre leurs mains sauf à investir dans du matériel coûteux et à émettre isolé quasiment sans public. Je vous parle d’un temps où les moins de vingt ans ne pouvaient pas s’offrir une caméra, ça valait une fortune. Cette époque, comparée à celle de l’industrie de la webcam, qui rend accessible cette technologie à des prix défiant toute concurrence, c’était la préhistoire. Et cette époque a fabriqué un phénomène de frustration, mais aussi des rêves, qui eux sont restés, alors que la frustration est généralement partie avec le temps. Ces rêveurs ont vieilli et sont devenus aujourd’hui des personnes capables de réaliser ce vieux fantasme. Et l’avantage pour chacun de nous est clair : on ne pouvait pas s’exprimer avant, et on le peut maintenant. Et même, on le fait.

Face à ce phénomène naît une peur légitime car la liberté d’expression n’est pas dans la constitution française, et aucune législation ne vient la défendre. En fait la notion de liberté d’expression est même sacrément bridée, surveillée, contrôlée, sanctionnée et écrasée par des lois et des directives, des réformes, qui les unes sur les autres, rendent incompréhensibles les lois listant ce qu’on ne peut pas dire, incompréhensibles sauf évidemment pour le profane. Nous sommes habitués à une répression continuelle et constante quant à nos déclarations, et on a peur de se faire empêcher de parler, pourtant on le fait…

La dangerosité de petits médias non subventionnés émergeant de partout semble inquiéter suffisamment le Gouvernement pour qu’il donne des ordres et fasse passer des lois contre ça. C’est là-dessus que certains médias indépendant sans trop de scrupules, réfléchissent pour l’utiliser comme un tremplin afin d’accéder à d’avantage de popularité.
L’un d’eux s’est fait remarquer de la sorte récemment. Ce média s’est dit un truc du genre : « Et si on utilisait la peur pour racoler un peu plus de spectateurs ? ». Et il l’a fait… Meta TV avait mon soutien jusqu’à hier, mais là c’est terminé. Leur buzz médiatique de désinformation, viral, c’était une opération stratégique qu’ils ont réalisée le 31 mars 2014 au soir, la veille du 1er avril (qu’est ce que c’est drôle alala). Ils ont habilement fait croire que des flics faisaient une intervention dans leur studio et qu’ils arrêtaient l’émission et l’équipe en direct. Pendant douze à vingt-quatre heures, ils ont maintenu le suspense et la pression en faisant croire que l’équipe était vraiment gardée à vue.
Je connais les conditions de vie en garde à vue en France. Elles sont pires que celles de la prison : cellules plus petites (parfois 2 mètres sur 1 mètre), repas pas toujours assurés, eau pas toujours disponible, WC pas toujours accessibles, blessures pas toujours soignées, et j’en passe et des meilleures. Se servir de cette torture légale pour faire le buzz et grappiller quelques admirateurs, c’est bas. Honteux ne serait-ce que pour toutes les personnes qui ce soir là, étaient réellement en garde à vue pour un joint ou une barrette, pour une cuite mal gérée ou un shoot fait au mauvais endroit au mauvais moment…
C’est digne d’un média non-indépendant, digne de TF1… Avec des délires comme celui là on va pas avancer beaucoup.

Décidément les médias y en a pas un pour rattraper l’autre. Entre les conflits d’intérêts des gros et les petites opérations fumeuses des petits on est pas sorti de l’auberge mes amis. Cela dit, grâce à la multiplicité des avis et des analyses, y en a pour tous les goûts et les dégoûts, alors continuons de faire nos propres médias, et montrons à tous les profiteurs que la période de la manipulation est finie chez nous…

Aux gros et aux petits requins !

Les nouveaux chiens de garde (adapté d’un essai de Serge Halimi), de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat – Les nouveaux chiens de garde sur wikipedia

Image : CC BY Aslak Raanes