Suicide d’un flic, toute la presse en parle

Moi ça me fait me poser une question rhétorique très simple :
Est-ce qu’ils en auraient parlé si ça avait été un ouvrier du bâtiment par exemple ?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/gironde/bordeaux-metropole/bordeaux/bordeaux-policier-se-suicide-au-commissariat-1157823.html

De l’usage erroné du mot « anarchie »

Preuve d’un analphabétisme méprisant pour des idées dont ils ne connaissent manifestement pas l’Histoire, ou encore d’une incompétence crasse en matière de journalisme, ou bien d’une considération qui ne laisse pas de doute sur sa nature insultante, ou peut-être d’une complaisance conventionnelle avec les erreurs séculaires d’un dictionnaire qui est celui d’une élite, le mot « anarchie » est sans cesse utilisé de travers par les médias.

Oui, d’un dictionnaire, car vérification faite dans le Larousse, le mot est synonyme de désordre et de confusion, restes d’une époque coloniale où l’expression détestable « nègre » était allègrement utilisée pour désigner les populations Noires du monde. Nos académiciens qu’il faudrait remplacer pour beaucoup, car la plupart a dépassé la date de péremption et a du mal à tenir debout, semblent encore traumatisés par une petite période d’environ dix ans, datant des alentours de 1900, pendant laquelle cette idéologie émancipatrice de l’autorité est née, autorité qui toujours aujourd’hui protège surtout la même caste sociale, celle du haut de leur échelle que j’aimerais voir secouée d’abord, afin de faire tomber ceux qui s’y accrochent le moins, puis brûler avec tous ceux qui sont encore dessus, ce afin de remettre les situations des uns et des autres à l’horizontale sans devoir se battre avec quelques millionnaires, milliardaires, qui paieraient les bonnes personnes comme à leur habitude, afin qu’on ne leur abaisse pas leur petit confort démesuré au niveau de celui de tout le monde.

L’anarchie n’est pas le désordre, au contraire, cette politique car c’en est une, est très structurée et mérite qu’on s’y attarde avant de dire des conneries, juste histoire de savoir de quoi on parle. Car l’usage de ce mot tel qu’il est utilisé souvent dans la presse, dans les médias, est la preuve d’un extrémisme idéologique qui tend vers le capitalisme, le libéralisme, enfin tous ces « ismes » qui nous emmerdent tant, nous les petits.

Je ne souhaite pas offrir une définition personnelle de l’anarchie, d’autres l’ont fait bien mieux que je ne saurais le faire, avant moi, et j’invite celui ou celle qui veut comprendre plus en profondeur ce que propose ce mouvement, à aller se renseigner sur un des milliers de sites internet qui traite de ce sujet, mais qui n’en parle pas de façon détournée, destinée à décrédibiliser ce mouvement. Je dirais juste qu’il prend sa base sur le communisme, mais pas le communisme modéré qui ressemble de plus en plus au capitalisme comme d’ailleurs la plupart des mouvements politiques, je parle de l’origine du mouvement, dessiné par de grands penseurs comme Marx, Proudhon, Bakounine, et consorts.

Les médias sont vraiment désolants, à croire que dans les écoles de journalisme se trouvent uniquement des étudiants qui ont triché pour avoir leur BAC, des qui dormaient dans les cours de français, car lorsqu’on se penche un peu sur leur orthographe notamment, on tombe des nues. Il ne faut pas s’étonner d’observer un niveau très bas parmi les jeunes, les gens du peuple, si ceux qui les informent leur donne un exemple déplorable. Les politiciens aussi, qu’on voit s’exprimer sur twitter, et qui mélangent les « est » et les « ai » par exemple, alors que ça ne se prononce même pas de la même façon, montrent que c’est l’ensemble de la société qui dérive. Lorsqu’on grille un-e nationaliste, donc semble-t-il amoureux de son pays, de ses frontières et de sa langue, la massacrer lamentablement, on peut commencer à se poser des questions. C’est légitime. Et que ce soit un punk qui dise tout ça, ça laisse pensif…

Image : CC BY SA – Alexei Yakovlev

La plume dans la paie

Le lien suivant vous emmènera sur un billet de Serge Halimi et Pierre Rimbert. Il date de juillet 2016, et est extrait de l’excellent journal indépendant Le Monde Diplomatique. Le titre de ce billet est un clin d’œil accidentel à votre serviteur. En réalité, c’est un clin d’œil à Albert Londres, à qui j’ai emprunté avec respect l’expression « la plume dans la plaie ». J’en profite pour donner mon avis sur le sujet, avis que je rédige pendant la lecture de l’article de Serge que je vous invite à lire.

http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HALIMI/55951

Dans le monde de la presse, ça s’autocongratule, ça tourne en cercle fermé, et seuls ceux et celles qui refusent d’ouvrir les yeux alors que c’est directement en face d’eux, diront le contraire. Le but est évident, ce sont les bénéfices, toujours plus de fric pour les mêmes truands. Et il y a quelques exceptions qui dénoncent, heureusement. Hélas, ces exceptions ne bénéficient pas des mêmes ressources, et manquent cruellement de visibilité, donc de lecteurs.

Je me souviens avoir lu il y a 3 ans, un article très intéressant, qui révélait déjà (une chose qu’on est censé savoir, ça n’a rien d’un secret) que les journaux et magazines en France reçoivent des subventions de l’État – aka. les contribuables – et ce, si on se penche un peu sur le sujet, sans vraiment prendre en compte leurs situations financières réelles. Soit. La culture est importante, et il serait légitime que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour que la diversité perdure, et que jamais un seul journal d’information ne meure quand bien même nous l’aimions ou pas. Mais là, c’était vraiment du foutage de gueule en beauté…

«  Plus édifiant, des titres aussi indispensables au débat public que Télécâble Satellite Hebdo (27e), Grazia (74e), Point de Vue (86e), Closer (91e), Le Journal de Mickey (93e), Gala (95e), Voici (113e), Prions en église (121e), Auto Moto (124e), Mieux vivre votre argent (131e), Détente Jardin (167e), Spirou (172e) se retrouvent devant Le Monde diplomatique…  » Source

Il y a quelque chose de choquant, surtout quand on s’aperçoit que Mickey reçoit plus d’argent que LMD. Et c’est ce type de gouvernements, qui continue ouvertement de se foutre de la gueule du monde (appelons un chat, un chat) en arrosant des entreprises qui font déjà des bénéfices monstres, tandis qu’ils jettent des miettes avec mépris à ceux qui en ont vraiment besoin, et tant pis si ces derniers coulent, que les Français vont élire l’année prochaine. Car que ça soit Truc ou Machin qui remplace le rigolo en place actuellement au pouvoir, ce sera toujours la même chanson qu’on nous rabâche depuis des lustres et des lustres.

Tout est politique. Je ne suis pas du tout adepte des théories du complot, mais je vois clairement que l’argent relie beaucoup de choses entre elles. Et le monde politique est composé de truands qui donnent l’impression au peuple (aidés par la presse) de tirer les ficelles de l’ensemble. Sauf qu’ils ont eux-même, accrochées à leurs bras, des ficelles que tirent les puissants, à qui appartiennent la plupart de ces titres de presse tellement aidants. Les journaux présentent les choses de telle manière que la partie aveugle du peuple (ainsi que quelques personnes résignées) va se ruer aux urnes l’année prochaine, afin que tout continue de fonctionner ainsi. Le piège, la chose la plus évidente qu’on peut se dire ici, c’est qu’on n’a pas le choix, et qu’il faut justement passer par là pour qu’un jour enfin, un réel changement s’opère. Mais c’est sans compter la possibilité toujours probable, qu’en agissant autrement, on puisse accélérer l’écroulement de ce système, et donc son remplacement d’office par un autre système, plus juste. Un système dans lequel il n’y aurait pas de leader professionnel. Dans lequel cette oligarchie n’aurait plus aucun poids. Dans lequel le PDG d’une banque serait (comme ça a été le cas en Islande) considéré comme n’importe quel citoyen. Dans lequel la justice n’aurait plus deux vitesses, mais une seule, la même pour tous. Dans lequel on ne pourrait plus faire fortune en se lançant dans la politique.

Je suis sans doute assez maladroit en faisant de tels raccourcis, mais je vous rappelle que moi, je ne suis personne, juste un petit, tout petit, un élément excité, un punk, un anarchiste, dans une société où le terme est encore synonyme (à tort) de désordre. Une société légèrement analphabète, qui diabolise ce qui la dérange. On ne se refait pas comme on dit, mais il me reste l’espoir, et la détermination. Et vous, il vous reste quoi ?

Image : Libre de droits – OpenClipart Vectors

Le parti de la presse et de l’argent (11/2016)

Le monde diplomatique et Acrimed mettent régulièrement à jour une infographie qui détaille qui appartient à qui dans le monde de « l’information ». La liste est non exhaustive sans quoi l’image serait bien plus complexe et surtout 10 fois plus grande…

On peut ainsi deviner quels intérêt les titres de presse ont à parler de certains sujets, en présentant les choses d’une certaine façon. Le propriétaire d’un journal qui est aussi actionnaire de certaines marques, fera logiquement le maximum pour que ces marques se portent bien, quitte à parfois désinformer. Ici, j’explique de manière simpliste, mais je pense que je ferai un billet détaillé sur le sujet histoire de bien le décortiquer, et de vous expliquer ma façon de voir les choses.

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA_affiche
Acrimed