À une semaine du 1er tour

Qu’une chose soit claire : aucune maxime, aucun dicton, ne vaudra jamais autorité et l’inverse peut être vrai aussi. Mais en des temps précis, certains conviennent très bien aux événements.

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Pourquoi un candidat aux élections présidentielles ferait-il ce qu’il a promis ? Dans quelles mesures un programme politique serait-il davantage respecté qu’un autre ? Voilà la question que je me pose. A une semaine des élections d’ailleurs. Bien que je me la sois posée avant. Je suis abstentionniste, mais de plus en plus souple dans beaucoup de mes idées. Or cette année j’ai eu envie de changer une habitude, pour une fois, pour essayer comme ça.

On ne dit pas « j’aime pas » avant d’avoir goûté.

Bon, en fait elles font chier ces maximes. Elles peuvent toujours aller contre les convictions profondes… Et puis d’après cette fameuse règle de français, qui n’a rien à voir avec une idéologie quelconque, mais qui signifie qu’on doit accorder avec « on  » lorsqu’il est employé à la place de « nous  »… « on  » est un con. Et il m’est souvent arrivé de me dire que se contenter d’une simple amélioration sociétale n’était pas intéressant voire empêchait d’espérer tout changement radical.

Le mieux est l’ennemi du bien.

Mais tout de même. Étant déjà bloqué sur un vote précis, un candidat, stratégiquement, d’autres appellent ça un vote intelligent, je suis allé voir son programme, lui qui soi-disant, n’est pas un homme d’extrême-gauche – ce sont ses mots directs déclarés en vidéo dans l’interview des lecteurs du Parisien du dimanche 16 avril, repris par nombre de journaux. C’est le phagocytage habituel de la presse, qui selon Acrimed ne serait pas le 4e pouvoir (au passage, c’est gratuit).

Moi j’aime bien Acrimed. C’est un tout petit média français qui décortique la presse en permanence, qui se jette sur beaucoup de petits détails croustillants dès que ça sort des clous dans une toute relative ignorance de la plupart des gens. Allez, tout le monde n’ignore pas ce type de médias, et heureusement. Mais si on devait voir ça sous forme de pourcentage, on serait très loin de la globalité.

Revenons à nos moutons.

Nos moutons : les élections. Présidentielles. Voter, c’est évoquer la trahison, disait Élisée Reclus, un anarchiste. Il s’adressait à ses « Compagnons ». J’ai toujours été fasciné par la familiarité avec laquelle parlent les anarchistes, mais aussi les communistes, quand ils s’adressent aux autres.

Je ne suis pas d’extrême gauche non plus, comme l’a déclaré Mélenchon (voir tout premier lien). Je suis anarchiste, c’est à dire hors de tout clivage politique. Mais j’en suis un légèrement opportuniste si je puis dire : je me fais ma propre anarchie, sans suivre à la lettre les grandes lignes de bases, ni d’une branche précise de ce mouvement. D’ailleurs, il en contient une totalement antinomique, de branche, je l’ai découverte récemment : l’anarcho-royalisme. L’anarcho-capitalisme existe aussi si vous voyez le tableau. Et si on va par là, on devrait trouver sans trop se fouler des anarchos-nationalistes… Grimace. Beurk.

Bon, je n’ai pas de mépris pour les sympathisants des sous-mouvements que je viens de citer (quoique je tique un peu pour les capitalistes, et les natios) et je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Chacun a ses idées qui peuvent diverger. Finalement, il y a autant d’idées que d’individus. Et tant mieux, la pensée unique, je déteste ça. Mais bon, y a des limites…

Bon, mais alors, si Mélenchon n’est pas d’extrême-gauche, est-il seulement communiste ? Non. Tout simplement parce que les grandes idéologies politiques, telles que les penseurs de base les ont développées, n’existent plus aujourd’hui. Enfin, si, elles existent, mais édulcorées. Ces idéologies ont pourri avec le pourrissement de la société, certes, mais ce n’est pas mon propos, cela dit je tenais à le souligner. Et la politique de Mélenchon, aussi prometteuse soit-elle (mais les promesses n’engagent…) concernant tous les points de son programme, est loin de la promesse communiste. Elle doit faire avec l’état actuel des choses, démarrer sur une France qui est dirigée par la finance.

Qu’est-ce que « la finance » ? Et finalement, qu’est-ce que l’économie ? Des questions auxquelles je ne vais pas tenter de répondre. Pas tout de suite.

En lisant le programme (réduit) des Insoumis (le parti de Mélenchon), on a en page 15 du contenu un gros titre qui rappelle la base du communisme : PARTAGER LES RICHESSES. Étonnant pour quelqu’un qui n’est pas d’extrême-gauche…

Et en lisant la suite, on peut se dire qu’effectivement, ce programme ne propose clairement pas de communisme, mais du socialisme, qui à la différence du gros parti officiel de ce courant politique, ressemble davantage à l’idée qu’on peut se faire du vrai socialisme. Et pas d’un capitalisme dégueulasse planqué derrière une enseigne socialiste. C’est bien beau, mais pourquoi croirais-je le parti de Mélenchon davantage que les autres (qui pour certains ont dû changer de noms plusieurs fois pour faire oublier quelques casseroles) ? Une autre question me vient : est-ce qu’un seul homme qui fut élu président a déjà tenu toutes ses promesses électorales ? Quelques promesses, probablement, toutes c’est moins sûr.

Pour se faire élire, un politicien a besoin d’électeurs, logique. Et pour les attirer, doit-il leur promettre la lune ? Mais… les gens sont-ils toujours aussi cons pour croire les aberrations qu’on leur raconte ? Je ne pense pas. La masse, oui, mais les gens individuellement les uns des autres, non. Mais qui élit le président de la république ? Sont-ce les individus ou la masse ?

J’avance dans le programme, et j’ai un peu de mal à trouver certains points qui m’intéressent : les APL (l’aide au logement). Heureusement que je sais me servir des moteurs de recherche… Un petit « l’avenir en commun » APL et je tombe sur une page intéressante qui parle de la même promesse que dans un ancien document (l’humain d’abord, le programme du front de gauche pour les présidentielles & législatives de 2012). Supprimer le mois de carence (voir illustration ci-dessous)… Bien. Mais il n’est plus question de supprimer le caractère rétroactif de l’APL, comme à l’époque. Bon, c’est toujours ça, pour peu qu’on puisse faire confiance à une personne qui vise la tête de l’état. Ses adhérents et ses sympathisants, eux, semblent lui faire confiance. Moi, c’est autre chose, mais je vise un vote stratégique. Comme beaucoup de monde, ce sera par dépit : j’envisage de voter pour le moins pire. Pire par rapport à mon idéal sociétaire. Le moins pire, parce que les meilleurs n’ont aucune chance de passer au second tour…

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avenirencommun.fr

Dans les promesses ci-dessus, faites aux associations d’aide au logement, on parle du bout des lèvres de l’utilisation de la loi DALO (droit au logement opposable) de réquisition de logements vides lorsque le besoin se fait sentir. Une loi que des associations ont obtenue difficilement, et qui n’est pour ainsi dire presque jamais appliquée (voir image ci-dessous). D’ailleurs, un exemple assez représentatif du cynisme avec lequel l’état se fout de la gueule des associations lorsqu’elles font appel à cette loi, c’est cette vidéo du magazine Striptease, qui m’a été suggérée par mon pote drag0n : les tontons squatteurs diffusé en 2009 sur la troisième chaîne publique, un an après la mise en place de cette loi. L’histoire se passe à Lille. Et évidemment, la réquisition de l’immeuble s’est soldée par l’intervention de la police et sa fermeture.

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Wikipedia

Moi, si j’écoutais mes convictions sans chercher à voter stratégiquement, je choisirais un des « petits  ». Nathalie Arthaud, ou Philippe Poutou. Seulement, les élections en France n’ont rien de juste, elles font en sorte que d’autres, le plus grand nombre, la masse, qui lorsqu’elle est masse, est stupide, je l’ai dit plus haut, choisissent pour nous. En faisant ça en deux tours. Comment se fait-ce que ce soient les plus truands qui soient en tête ? Truands si on regarde leur background judiciaire. C’est simple, la masse aime les truands.

Manifestement, Mélenchon est toujours vierge de toute affaire louche passée, c’est le seul favori qui l’est. Et pourtant, malgré ce détail, malgré les idées qu’il véhicule (mais peut-on…etc.), j’ai un peu peur qu’il ne soit pas présent au second tour. Je ne veux pas regarder les sondages (je vais pourtant le faire), ils sont portés par des médias qui ont des intérêts à les truquer en faveur de Macron & Le Pen. Pourquoi ? Simple.

Parce que ces médias veulent que Macron passe. Au second tour Le Pen n’aurait aucune chance contre lui. On a pu voir ce scénario par le passé, lorsque son père à elle, s’était retrouvé en face de Chirac. Il y a eu 80 % de votes contre Le Pen, simplement pour le bloquer. Outre les idées nauséabondes du FN, ce parti a toujours été présenté comme «  ce qu’il ne faut pas ». Et la masse, toujours la masse, qui n’a pas d’esprit critique, ne marche pas, elle court. Mais pourquoi donc les médias dits traditionnels (la presse, la télévision, la radio) voudraient-ils que Macron passe ?

Car sa politique, qu’on peut d’avance savoir ressemblante à celle de Sarkozy & son successeur Hollande, ultra-libérale, capitaliste, arrangerait les chefs, les «  journalistes » salariés très bien payés, et tous les actionnaires de ces grandes enseignes. Elle arrangerait les multinationales, qui ont des pôles lobbyistes qui dirigent le(s) pays au détriment des 90 % du (ou des) peuple(s), manipulé(s). Et quand je dis 90, je suis en dessous de la vérité.

Si Macron passe, il n’y a aucune chance d’un quelconque changement bénéfique pour nous. Nous resterions dans le scénario dans lequel nous sommes depuis des lustres. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il a énormément de chances de passer. Ce type qui est né la même année que moi, deviendrait le chef de l’état. Hécatombe.

Il a 39 ans Macron. Alors ça, c’est un faux argument contre lui. Finalement, on se fout qu’une personne relativement jeune si on compare à tous les présidents d’avant, devienne président. C’est pas ça le problème. Y en aura toujours qui diront (et qui le croiront) qu’il est nécessaire d’avoir une certaine maturité pour avoir la trempe de gouverner un pays. Et que cette maturité commencerait à un certain âge, pas trop vieux quand même, mais pas trop jeune non plus. Où est la limite ? Mettons qu’ils la fixent à 50 ans. C’est un exemple. Donc à 49 ans, ou à 48 ans, ce serait trop jeune ? Et poussons l’absurde : à 49 ans 11 mois et 30 jours, ce serait trop jeune aussi… ?

Chaque jour, comme pas mal de mes pairs, je strie la presse, cette même presse que je fustige. Cette période pré-électorale est stressante. Mais elle fait discuter, Jean-Pierre, Jean-Paul, et Jean-Mohamed parlent politique. Et tous ces Jean le font avec plaisir, ferveur, parfois peur un peu, quand est évoquée la fille Le Pen par exemple, mais moins quand est évoqué Macron ou Fillon. Comment-se fait-il que les gens aient moins peur de ces derniers que de l’autre ? Parce qu’ils ne semblent pas racistes comme l’autre ? Simpliste, mais parfois les réponses les plus simples sont les meilleures. Quand quitterons nous cette oligarchie, ploutocratie ? La masse, avec qui parfois (c’est con je sais) je me solidarise a appris des mots savants ces dernières années, faut dire qu’ils sont foutrement représentatifs de ce qui se passe depuis… Depuis quand ? D’ailleurs…

Condensé des sondages
Condensé des sondages

La suite au prochain épisode.

L’ébullition actuelle du net

Il y a quelques années, j’avais voulu me servir du système de commentaire de Youtube, et j’avais été relativement repoussé par la présence de nombreux trolls sur cette plate-forme, outre l’obligation de devoir créer un compte sur Google. Techniquement, pour pouvoir utiliser certains outils du moteur de recherche, il faut avoir un compte. Et depuis un certain temps déjà, Google a racheté Youtube, ce qui fait que le compte nécessaire pour commenter dessus dépend directement de celui de Google. Le monopole de ce dernier, sur le net, s’est étendu à cette plate-forme de streaming légal après le rachat. Il s’y est créé toute une communauté qui a progressivement pris le pas sur le trollage omniprésent sur place, bien que cette pratique y soit toujours de mise. Youtube a ses propres règles parfois arbitraires (dont la censure sur délation, comme facebook au demeurant), son propre jargon très américain, même pas anglais, mais bien américain, et sa façon de fonctionner non moins américaine. Mais quoi qu’on pense de tout ça, c’est là que se jouent beaucoup de choses, et pas ailleurs. Pourtant il existe d’autres plates formes de streaming (c’est comme ça que ça s’appelle), mais les œillères en la matière sont quasi obligatoire, et c’est là qu’il faut être si on veut avoir la chance de participer à certains débats que je trouve vraiment intéressants. Même le débat politique pour la présidentielle, de par la présence et l’interview des candidats dessus ! C’est quand même quelque chose… Car il n’y a plus guère que les personnes âgées, et ceux qui s’accrochent à leur vieux monde, qui s’intéressent à la télévision, bien qu’elle pèse tout de même dans la machine infernale électorale. Les rares extraits intéressants des émissions qui circulent sur la TV (il en reste mais par bribes) sont diffusés par des personnes lambda qui les ont enregistrées. Diffusés où ? Sur Youtube.

Mais c’est tout de même passionnant de voir, d’observer, voire de participer aux débats, et même ça donne envie de s’en servir autrement qu’en commentant, c’est à dire en faisant ses propres vidéos. Personnellement j’avais fait quelques petits montages, soyons honnêtes : nuls. J’avais aussi mis en ligne une vidéo filmée à Montreuil, que j’avais dénichée sur une liste anarchiste de diffusion par email, donc qui n’était pas de moi. C’était une personne qui habitait cette grande ville de banlieue voisine d’un squat qui avait été expulsé manu militari par une mafia hyper violente, et qui avait tout filmé de sa fenêtre à l’aide d’un téléphone portable. Je m’étais donc permis de mettre ça en ligne pour que ça sorte du cercle des anars qui s’envoient des informations alternatives en interne, car j’avais été choqué, ayant vécu moi-même en squat, m’étant fait expulser avec des copains et des copines par une horde de gendarmes, mais dans une certaine ambiance relativement calme malgré le fait qu’il avait fallu que nous déménagions avec nos chiens, que nous nous étions donc tous retrouvés de nouveau à la rue (que nous connaissions déjà assez bien), que cet endroit était resté inoccupé après notre départ, qu’on ne dérangeait personne excepté une vieille pie qui pouvait nous voir, en vis-à-vis, de sa fenêtre située à environ 50 mètres, et qui était scandalisée par notre présence. Faut dire qu’on était une bande de punks, et que dans un quartier résidentiel, ça fait tâche. Bref. Je m’étais senti concerné par cette vidéo également du fait que j’avais aussi vécu, toujours en squat, à Montreuil-même, et que les rapports avec les voisins étaient très difficiles malgré le fait encore une fois qu’on ennuyait concrètement personne. Nous étions obligés de passer par-dessus une herse avec nos chiens, car comme pour le squat dont je viens de parler, la grille n’était jamais ouverte, restant verrouillée non pas pour nous empêcher de passer parce qu’on passait quand même, des squatteurs n’ont jamais été réellement arrêtés par une grille fermée, mais bien pour nous mettre des bâtons dans les roues. Pour en revenir à la vidéo, je l’avais mise aussi parce que je m’étais senti solidaire des personnes qui s’étaient faites frapper par cette milice, que les flics avaient soutenue, jamais ils ne les ont empêchés d’agir malgré toute la violence qu’ils ont employée. Ça les arrangeait ces flics. Et donc, cette vidéo avait fait plus de 100’000 vues à mon grand étonnement. D’ailleurs pour la petite histoire, passé un certain nombre de vues, Youtube m’avait contacté en me proposant de mettre de la pub dessus, chose que j’avais refusée catégoriquement, car comme je l’ai dit plus haut, déjà la vidéo n’était pas de moi, et de plus, ça aurait été en totale contradiction avec mon positionnement et la motivation qui m’avait poussé à mettre cette vidéo en ligne. C’était il y a environ 5 ans. Ce compte est resté, et je m’en sers encore pour commenter notamment.

Ce qui se passe en ce moment, et c’est dommage que ça se limite surtout à Youtube qui détient ainsi un monopole sur le streaming légal, bien que les autres plates formes vivent aussi, mais pas dans la même mentalité, est donc très intéressant. Je viens de passer quelques semaines à strier des vidéos des comptes (des chaînes) qui me paraissent les plus intéressants. La plupart sont des chaînes de personnes lambda, provenant pas du tout des médias officiels, mais y en a aussi qui proviennent de ces médias. Pendant ces semaines, j’ai pu voir des débats entre youtubeurs et c’est ça qui m’a le plus intéressé. Car il y a des personnes qui font l’effort de tenter de réunir des gens de tous bords idéologiques, et j’insiste car parmi les participants il y a aussi des ultra… Mais modérés dans leurs propos lors des débats, moins sur leurs chaînes. Car pour qu’un débat se passe bien, il faut un certain respect entre les participants. Une certaine tolérance aussi. Alors moi ça m’intéresse. Surtout parce que je suis dans une remise en question quant à ma propre tolérance. Être discriminatoire envers une personne raciste parce qu’elle l’est, c’est pratiquer une forme de racisme… Quoi que… Le racisme concerne la couleur ou l’origine des gens, et non leur idéologie, le mot est mal choisi. Mais je ne changerai rien à ce que je viens de dire. Dans mon dernier billet, j’ai évoqué mon avis concernant l’union des français, pour qu’on puisse tous converger sur un point qui nous oppresse, nous qui provenons des classes sociales relativement défavorisées. Qu’au lieu de se taper dessus entre petits, on devrait oublier au moins temporairement nos divergences d’opinion pour arriver tous ensemble, à faire cesser l’oppression du haut de la pyramide. Et la période actuelle s’y prête justement très bien, puisqu’on approche des présidentielles. Et malgré ça, je ne pense pas qu’on y arrivera, car la plupart croient en un certain leadership. Croient que c’est en comptant sur une seule et unique personne qui représenterait tous les français, que beaucoup de choses pourront s’arranger. Mais ce modèle a prouvé depuis longtemps son inefficacité. Que lorsqu’une personne est montée au créneau, elle se corrompt progressivement. Et donc je ne pense pas qu’on pourra y arriver tout simplement parce que les uns voudront élire un-e-tel-le, qu’ils pensent davantage les représenter, et les autres, un-e autre. Et qu’il n’existe que quelques très rares exceptions de personnes intègres qui pourront arriver à dépasser la barrière des 500 signatures et se présenter, et que ceux-là, celles-là, se feront laminer au premier tour, comme toujours.

Pour sortir de ce système oligarchique, ploutocrate (j’adore ces mots à la con), sans violence, on devra pourtant passer par là. Par l’élection d’un leader. Et je trouve ça lamentable. Pour ma part, je n’ai aucune envie de déléguer mon droit de parole à quelqu’un. Je n’ai pas du tout confiance en ce système républicain. Et je préconise toujours la violence, mais pas n’importe laquelle. Je suis non-violent, certes depuis peu. Je l’étais il y a trois ou quatre ans déjà, mais on m’avait fait remarquer très justement (et je ne l’avais pas accepté dans un premier temps) que verbalement, ce n’était pas le cas. D’ailleurs j’ai retrouvé des écrits à moi de l’époque, extrêmement virulents, et là, en les relisant, j’ai compris à quel point j’avais changé. Alors attention, je ne dis pas du tout que ça y est, je suis irréprochable. Non. J’ai encore pas mal de chemin à parcourir, j’en ai conscience. Mais le paradoxe entre y a 7 ans par exemple, et aujourd’hui, dans mon comportement verbal, lors de débats, lors de la rédaction de textes comme celui-ci, est énorme. Alors je suis relativement content d’observer ça. Car à cette période, lorsque je faisais face à quelqu’un qui m’insultait, je n’hésitais pas à lui en mettre plein la gueule. Aujourd’hui, j’agis différemment, même s’il est clair que je ne l’ignore toujours pas, car j’ai beaucoup de mal avec cette convention qui dit qu’il faut ignorer un interlocuteur lorsqu’il dépasse certaines limites, faire preuve d’indifférence, et d’ailleurs je la trouve hypocrite. Car la plupart des personnes qui agissent ainsi sont souvent touchées dans leur petit ego, et font semblant d’être indifférentes. Pas toutes, c’est clair, mais la plupart. Alors aujourd’hui, lorsque quelqu’un dépasse mes limites à moi, je reste calme, mais je tente de continuer de débattre, et je m’arrête si je juge que vraiment, ça ne sert à rien de continuer. Je pense que c’est la meilleure des solutions pour ne pas perdre la face, ni sa crédibilité.

Je suis toujours anarchiste, je pense que ça ne changera pas ça. Et je suis toujours punk, et ça non plus ça ne changera pas. Je suis toujours en colère contre ce système, contre certains raccourcis faciles que font des personnes avec qui ça ne me dérange pourtant pas de discuter, et qui les met (ils s’y mettent eux-mêmes) dans des cases. Celle de l’anarchie car c’en est une aussi de case, a pour particularité d’être déverrouillée, libre, de ne pas avoir de murs ou des murs pleins de trous assez grands pour pouvoir s’y glisser et partir ailleurs. Il n’y a aucune autorité que je reconnaisse en tant que telle, aucune loi sauf celle du bon sens, aucune légitimité dans le professionnalisme mais je respecte la culture qu’a acquise un professeur par exemple, autant que celle d’un SDF qui a acquis une certaine connaissance grâce à l’école de la rue. C’est mon positionnement, et malgré le mépris qu’on pourra me prodiguer à cause de celui-ci, ou à cause de certains points de mon vécu, que j’assume, je m’y sens bien. Ce mépris justement, est pourtant la principale barrière qui bouche la communication entre les gens. La notoriété de quelques personnes qui vont donc regarder de haut ceux et celles qui en ont moins, me fait penser à la lutte des classes. Et ça me rappelle encore qu’il ne faut surtout pas s’arrêter de lutter, garder la tête haute, ne pas tenir compte de ces comportements que j’estime stupides, qui sont la preuve de l’énorme problème sociétaire qui dure depuis trop longtemps, qui a commencé bien avant ma naissance, bien avant la révolution industrielle, bien avant le moyen-âge même, et que pour aider l’être humain à s’élever spirituellement afin qu’on puisse changer d’ère et je pèse mes mots, on se doit de commencer en soi, en son centre, et ça passe par là : la confrontation à ces comportements, par la mise en lumière de leur nuisance. Car j’entends des gens dire qu’ils ne faut pas juger les autres alors que j’ai tendance à penser qu’ils le font, mais sans forcément en avoir conscience, car on ne me retirera pas l’idée que pour cesser de juger lorsqu’on a eu une éducation occidentale, on doit faire un travail sur soi qui dure des années, et qu’on ne peut pas en sortir de par une simple décision : « j’arrête de juger à partir d’aujourd’hui ». J’en ai parlé longuement dans d’autres posts (cliquer sur jugement au bas de cet article dans les tags).

Maintenant je vais faire une petite synthèse de quelques commentaires que j’ai fait sous certaines vidéos, et qui risquent d’être noyés au milieu de tous les autres. Non pas qu’ils sont particulièrement mieux que ceux des autres, mais ce sont les miens, tout simplement, et ils traduisent ma façon de penser.

J’ai parlé hier par exemple, du nationalisme. C’était sous la vidéo d’une jeune fille Belge qui tentait de comprendre le point de vue de français adeptes de cette idée, et qui comparait avec l’Afrique, avec son pays d’origine : le Rwanda. Elle se demandait si elle n’aurait pas été nationaliste dans une situation similaire (c’est à dire, si dans son pays vivait une population hétéroclite), si elle avait eu la possibilité de rester dans ce pays, qu’elle a quitté si j’ai bien compris, avec sa famille quand elle était très jeune, pour éviter de se faire tuer tout simplement. M’est avis qu’elle a dû partir de là-bas à l’époque du génocide des Tutsis, bien que je n’en ai aucune certitude. Mais ça me semble logique. Mon positionnement à ce sujet, c’est que je pourrais davantage comprendre un nationalisme Rwandais, de la même manière que je pourrais aussi le comprendre pour plusieurs pays d’Afrique qui ont été pillés et colonisés, oppressés, par les Européens. Que je le comprendrais et l’accepterais plus que celui des Français qui ne veulent pas que des étrangers viennent chez eux. Car eux, dans leur positionnement, ils ignorent (ou font abstraction volontairement ou non, pour des raisons qui leur appartiennent) certaines parties de l’Histoire, et la raison qui fait que des personnes étrangères viennent chez nous. Je ne dis pas qu’ils sont incultes, certainement pas, qu’ils ne connaissent pas cette Histoire, mais qu’ils ne la prennent pas en compte pour leur explication de la situation qui les dérange. Donc pour conclure, le nationalisme en Afrique, d’Africains, n’est pas comparable avec celui des Français.

J’ai parlé aussi du racisme anti-blanc, sous une autre vidéo de la même jeune fille, c’était pour répondre à quelqu’un qui disait que le terme ne devrait pas exister. Alors que ce phénomène existe pourtant, bien qu’il soit très isolé et qu’il ne porte pas des centaines d’années d’oppression, qu’il peut être une réponse ou une vengeance par rapport à d’autres racismes. Le racisme d’où qu’il vienne, quel qu’il soit, est une forme d’intolérance sur une couleur de peau, sur une origine. Sur la différence donc. Il n’y a pas réellement besoin d’expliquer pourquoi, comment, le racisme est quelque chose de nuisible. C’est un fait, c’est évident. Mais concernant ce phénomène précis, celui envers les Blancs, il est bon de préciser certaines choses. Alors si on compare, ce que je n’aime pas tellement faire, avec celui envers les Noirs, envers les Maghrébins, envers les Juifs aussi bien qu’il s’agisse d’une religion et non d’une origine ethnique, les Juifs provenant de partout dans le monde (mais il existe et c’est certainement un des plus virulents et injuste), envers les Portugais, envers les Hispaniques, les Asiatiques, bref envers tous ceux qui ne sont pas Blancs, le racisme anti-blanc est ridicule. Mais j’insiste sur le fait qu’il existe, et de plus en plus, car les personnes aux faciès différents du mien (car je suis Blanc) se réveillent, et font la même chose en retour ce qu’ils ont toujours vécu. Et sur ce point, bien que je le comprenne, je ne l’accepte pas. Car tous les racismes sont nuisibles pour la communication, pour l’union dont j’ai parlé plus haut et qui est souhaitable pour qu’on puisse sortir de cette société de classes.

« J’adhérerai à SOS Racisme quand ils mettront un s à racisme. » Pierre Desproges

Image : Il semblerait que cette image soit libre de partage et d’utilisation, me le faire savoir si ce n’est pas le cas.

La forme de la société

Je ne supporte vraiment pas le caractère mercantile de ce monde, ça me rend mauvais. Tout est dans la glorification des apparences au détriment du fond des choses, de leur essence. À tel point que la beauté en est salie, habillée de frusques qui sont censées la sublimer, l’augmenter, et qui ne font que la rendre vulgaire. Il n’y a rien de plus beau que les choses natures, mais pour les vendre, on les dénature. Je crois que c’est pour mieux attirer l’œil de l’acheteur. Mais qui est l’acheteur ?

Il existe heureusement des commerces qui sont dénués de cette grossièreté, ils sont rares. J’ai dû apprendre à les repérer, et ça n’a pas été facile, et d’ailleurs je pense que je suis encore loin de savoir le faire systématiquement, et encore moins du premier coup d’œil. L’ennui, j’imagine, c’est qu’étant donné que la masse est sans cesse sollicitée par le reste, elle dédaigne l’authenticité de ces exceptions, alors elles coulent, vite submergées par l’avidité de ce reste, presque tout. Pour ne pas mourir, ces raretés sont obligées de s’adapter à ce qui est devenu la normalité en une centaine d’années, afin de pouvoir survivre, elles doivent rivaliser. Et le gros problème c’est qu’en faisant ça, elles deviennent comme le reste : elles perdent leur singularité. Et encore une fois, je suppose qu’il existe quelques petites perles qui réussissent à faire ça sans s’égarer parmi l’immensité chaotique de ce qui ressemble à un grand bazar tape-à-l’œil, celui de la norme. Elles doivent être encore plus rares, forcément.

Chez nous, pourtant, on est fiers de cette fausse liberté aux allures brillantes, et on veut l’imposer partout. J’ai une sensation que le pays dans lequel je vis est le centre d’une immense tâche de sang vérolée qui s’étale et qui contamine tout le reste, en imposant ses règles et en décrétant qu’elles sont la meilleure manière de vivre. Alors que lorsqu’on regarde de plus près, on voit assez clairement toutes les incohérence de ce système bien rôdé – bien qu’elles soient cachées, mais mal cachées. L’écart entre les riches et les pauvres est l’exemple type de ces aberrations. Et plus on s’éloigne de chez nous, plus on s’aperçoit du mal que notre façon de vivre a fait aux autres, ces autres qui ont voulu rivaliser avec nous, mais qui n’avaient à l’origine pas ça dans leurs racines. Mais l’avait-on dans les nôtres ? Rien n’est moins sûr.

Comment en est-on arrivé là ? On parle souvent de l’Amérique et de ses règles financières qui polluent tout dans le monde, mais historiquement, l’Amérique, c’est nous aussi. Car nous sommes allés nous installer sur place, sans oublier de massacrer au passage les peuplades qui ont refusé de se laisser faire, ni de corrompre les plus dociles, et celles qui n’ont simplement pas voulu qu’on les détruise, et qui se sont adaptées à cet envahissement qu’on sait aujourd’hui nuisible, c’est décrété internationalement et accepté partout, bien qu’il soit encore pratiqué dans quelques endroits. Je parle de la colonisation.

Nous ne sommes pas les seuls responsables de cette annihilation progressive. Je connais assez mal l’Histoire, surtout celle des autres, enfin des autres pays, éloignés. Mais je sais par exemple que la Chine est aussi au centre de choses similaires. Bien que comme nous, elle soit fière de ses traditions et cherche à les faire perdurer. Je prends un risque en parlant de la Chine, car je ne suis jamais allé sur place, alors j’arrêterais là. Mais j’avais envie de mettre la Russie dans la liste également. Ce sont les grandes puissances mondiales. On les appelle comme ça, et des petits pays veulent avec arrogance faire pareil, et ils le font… Ils le font. Pour certains, ils utilisent donc les méthodes que nous avons utilisées auparavant (responsables de génocides, de massacres organisés), se mettant à dos de grandes organisations internationales de contrôle, qui ont décrété que les règles avaient changé. On ne doit plus coloniser aujourd’hui, on achète. La nouvelle règle acceptée par la plupart, c’est le commerce. Mais partout, il crée des inégalités, et tant pis pour les individus qui sont les dommages collatéraux d’un système qui a des allures de « mieux » alors qu’il n’est en réalité pas particulièrement « mieux », mais au moins, on ne met plus des coups de machettes impunément, sauf dans des endroits vraiment reculés où il n’y a pas l’œil de ces organes internationaux pour réguler tout ça. Moins de violence ? Pas tant que ça, car on cherche tout de même à imposer notre façon de vivre et nos règles un peu partout, on continue mais par d’autres moyens. Je pense à l’envoi de troupes armées là où il est décidé qu’il y a besoin de les envoyer. Est-ce qu’on aide les bonnes personnes en faisant ça ? J’en doute fortement, tout comme je doute qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises personnes à aider. Ce sont des accords pernicieux passés avec des dictateurs aux allures de bienfaiteurs du peuple. Expliqué d’une manière simpliste, on pourrait dire qu’après concertation avec un dirigeant corrompu jusqu’à la moelle, nous envoyons nos armées, sans chercher à réellement savoir qui combat qui (mais pourtant on le sait très bien), et elles aident vaguement les intéressés, tuant et violant allègrement des civils au passage, en échange de promesses de droits sur des matières premières que les endroits visés possèdent sous terre, par exemple.

Ce ne sont pas des complots, et je ne dis pas que les complots n’existent pas, mais là, ça n’est pas le cas. Ce sont des règles internationales qui sont suivies par la plupart. Et il n’y a que les personnes qui croient sans vérifier (car les vraies informations sont disponibles et en cherchant bien, on peut les trouver) ce que les gros titres leur annoncent, qui sont dupes sur les intentions internationales. Il y a eu des complots énormes, mais c’était du temps où l’information était monopolisée par un petit groupe. De nos jours, les informations circulent beaucoup mieux, mais étant donné que ces complots ont existé, ils ont fait naître le phénomène des théoriciens du complot, qui expliquent la plupart des choses comme ça : « on nous cache tout, on nous dit rien ». Les discussions entre puissants, dont la teneur fuite le moins possible, alimentent encore les théories les plus fumeuses, mais aujourd’hui tout se fait aux yeux du monde. Et si certaines de ces opérations scandalisent les personnes les plus engagées, les autres haussent les épaules car ils ont bien intégré leur soumission à ce système mortifère, sans parler de ceux que ça arrange, les puissants.

La question que je me pose, c’est la même que beaucoup de monde se pose : jusqu’à quand on va les laisser faire ? Certes, ils ont des armées de policiers locaux, des armées de militaires envoyés à des endroits stratégiques, donc ils ont la force avec eux. Mais nous, on est plus nombreux. Et on est de plus en plus au courant. Le « Indignez-vous » de Stéphane Hessel, c’était une des premières étapes, mais c’est bien beau de s’indigner, c’est nécessaire pour que l’on prenne conscience des choses et de leur ampleur. Ça a fait naître des mouvements en perpétuel renouvellement, en perpétuelle ébullition, en tous cas chez nous, et on a pu voir qu’ailleurs aussi il y a eu l’équivalent de cette indignation et de ces réunions populaires, où les peuples ont tenté malgré l’oppression policière, de reprendre le contrôle de leurs rues, de reprendre possession de ce qui leur appartient : la Terre. Personnellement, et je n’en suis pas fier, je me suis contenté de participer à ça de l’extérieur, bien isolé chez moi. Participer par l’analyse non-conventionnelle de tout ce qui se passait, par le soutien via ma voix (ma plume surtout), aux mouvements populaires.

Je n’ai jamais cru que le système électoral était la solution et qu’il pouvait mener à un changement de toutes ces choses. Déjà parce qu’il est local et qu’il faudrait un soulèvement mondial, une prise de conscience synchrone de tous les peuples des pays dits « démocratiques » pour ça. Et puis parce que localement, la plupart des gens ont accepté docilement les règles internationales que ce soit du libre échange des produits (du commerce), que ce soient des interventions militaires dans les pays qui sont considérés comme non démocratiques, car pour toutes ces personnes, le système occidental de la démocratie qui prend ses sources en Grèce il me semble, est le meilleur qui soit, et que cette raison est suffisante pour vouloir l’imposer à tous ceux qui ne l’ont pas encore intégré. Et je n’ai aucune certitude ni que nous ayons raison sur ce point, ni que nous ayons tort. Ce qui me dérange ici, c’est la façon dont on cherche à s’insérer un peu partout, souvent sous couvert de bonnes intentions, mais comme je l’ai dit, avec des accords internationaux qui visent surtout à s’approprier des matières premières, les peuples de ces Nations passant en second lieu, alors que selon l’information officielle, c’est pour eux que l’on se bat.

Nous avons créé nos ennemis. Aujourd’hui, c’est le terrorisme. Mais c’est nous qui l’avons créé, car il est, entre autres, une réponse à nos actions armées, et d’ailleurs il est bien connu que nous armons ces personnes qu’on craint par la suite. Il semble logique que des peuples qui sont sous le joug de nos armées – et celle de la France n’est pas la principale mais elle est tout de même sur place – se rebellent et agissent violemment chez nous – sporadiquement en comparaison avec ce qu’on leur fait sur place. Car nous ne combattons pas le bon ennemi, si seulement il y en a un bon.

Ceux qui organisent des opérations terroristes chez nous sont des groupes religieux très bien organisés, qui se servent de l’Islam en le dénaturant, ce qui facilite grandement notre extrémisme à nous : celui qui pousse à voter en masse, en France, pour la famille Le Pen ou pour Fillon et consorts. Celui qui pousse une grande partie des Américains à élire Trump, et tout à fait entre nous, Clinton n’était pas particulièrement mieux même si ça aurait tout de même été un joli pied de nez au paternalisme maladif des uns, au sexisme des autres, qu’une femme soit élue comme présidente de la plus grande puissance mondiale, au même titre que lorsque Obama avait été élu, il avait été le premier Noir président et que ça avait été un joli bras d’honneur au racisme omniprésent sur place comme chez nous par ailleurs. Et pour en revenir à chez nous, justement, ceux et celles qui sont obnubilé-e-s par des discours à la gloire du nationalisme n’hésiteront pas une seule seconde (comme ils le font à chaque présidentielle) à tenter de monter au pouvoir leurs leaders, qui selon moi vont empirer la situation s’ils y arrivent, car ils ne sont pas une solution, mais ils font partie du problème. Le terrorisme est un très bon client pour ces leaders qui se servent de la confusion instaurée par des situations qui ne cessent de changer de noms, d’endroits, pour accéder au pouvoir par des promesses qu’ils n’auront pas les capacités matérielles de tenir, et qui mèneront à une augmentation des attentats chez nous. Ça me semble logique.

Un autre problème, c’est que tout ce qui n’est pas le FN se sert de l’hypocrisie, alors que justement, cette partie de l’extrême droite a quelque chose qu’on ne peut pas lui enlever, c’est un discours certes haineux, mais qui a le mérite d’être franc ; quoique moins ces dernières années, la fille Le Pen ayant fait tout un travail de communication cherchant à dénier le côté raciste de la politique du FN, ce côté que son père ne cachait pas auparavant et qui fut très longtemps son fond de commerce, et ce afin de redorer le blason du principal parti d’extrême droite, ce qui l’a rendu carrément hypocrite – personne n’étant dupe exceptés peut-être les plus jeunes, ceux et celles qui en ignorent l’histoire – le rapprochant des autres grands partis français qui sont par essence, également hypocrites. Alors, c’est une tradition chez nous, tous les autres grands partis politiques le rejette, mais les sympathisants FN, malgré la méchanceté et la stupidité d’une grosse majorité d’entre eux, existent, et va falloir faire avec, ils font partie du peuple, et ça ne sert strictement à rien de les exclure. Il serait temps de commencer à considérer que ces personnes, quelles que soient leurs idées, quel que soit ce qu’on en pense, sont là, s’expriment, existent. Ils sont diabolisés, et d’ailleurs, des slogans se servent depuis toujours des prénoms de leurs leaders, slogans certainement douloureux pour les personnes lambda qui portent ces prénoms, mais qui ne font pas partie de ces mouvements. Il y a donc une haine pour les mouvements extrémistes, qui fait des victimes collatérales, je n’ai pris que l’exemple des slogans, mais il en existe d’autres. Et il y a aussi un aspect que je voudrais aborder, c’est que parmi les sympathisants de ces mouvements, il n’y a pas que des extrémistes, il y a aussi des personnes modérées qui n’ont pas trouvé d’autres solutions pour revendiquer leur colère envers un système politique corrompu de partout. Des personnes qui pourront changer d’idées le jour où elles s’apercevront qu’elles sont dans l’erreur, si tant est qu’elles fassent preuve d’humilité et qu’elles fassent marche arrière.

Nous sommes un ensemble, et dans tout ensemble, il y a énormément de différences. Le clivage qui existe en matière de politique divise, et empêche ainsi toute évolution en la matière. L’union est impossible quand une partie de la population a la haine contre une autre partie, et que l’autre partie a aussi la haine contre la première. Mais je reste non pas certain, mais soupçonneux, sur l’idée que cette division est voulue par les puissants. Et qu’en maintenant cette haine des uns contre les autres, parmi nous, car là je ne parle plus internationalement, donc en maintenant ce clivage, on annihile toute possibilité de changement, et de plus on a un ennemi tout trouvé à qui on peut imputer la responsabilité de bien des maux. Une solution éventuelle, c’est celle que prône une personne qui a hélas été classée nationaliste du fait qu’il cherche justement à unir les gens de quelque idéologie qu’ils proviennent en discutant avec tout le monde, et qui n’a pas les idées des personnes qu’il cherche à convaincre, je parle de ce petit professeur qui croit en une version de la démocratie plus originelle, au tirage au sort parmi la populace, Etienne Chouard. Il est l’exemple type de ce rejet radical de tous ceux qui approchent les personnes qui sont ostracisées comme l’ennemi, ce qu’il ne faut pas être. Et je suis relativement d’accord avec le point de vue qui dit que l’extrême droite est dangereuse, que quelques unes de leurs idées sont à rejeter en bloc. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec le fait qu’il faille les rejeter eux, ces personnes, avec toutes celles qui s’en rapprochent. On rejette des idées, mais pas des personnes. Je l’ai dit souvent, on s’identifie à nos idées et c’est un comportement destructif. Car nous sommes beaucoup plus que ça. Et étant donné qu’on le fait pour nous-mêmes, nous identifions les autres selon leurs idées. Et c’est également un comportement destructif. Car une idée, on peut en changer, la faire évoluer par sa réflexion personnelle, chacun a une réflexion personnelle idéologique qui évolue en fonction de ce qu’il découvre. Alors que chacun est ce qu’il est à la fois physiquement, émotionnellement, intellectuellement et spirituellement, et ces quatre notions font un être humain. Elles évoluent également, mais représentent l’identité individuelle. Or, lorsqu’on rejette quelqu’un dans son intégralité pour ses idées, on s’arrête à l’intellect. Et on passe outre tout le reste du fait que cet intellect nous répugne. Si nous voulons changer les choses, il est impératif de le faire tous ensemble.

Récemment j’ai visionné avec plaisir quelques vidéos faites par une personne dont la capacité d’analyse m’a beaucoup plu, m’a beaucoup fait réfléchir. C’est Usul, plus besoin de le présenter, ses vidéos ont touché énormément de monde et il est déjà suffisamment connu. J’avais envie d’aborder plusieurs choses non pas à son sujet, mais au sujet de la série de petits documentaires qu’il a réalisé, et qui s’appelle « Mes chers contemporains ». J’avais d’ailleurs posté ici-même une de ses vidéos, c’était au sujet du salaire à vie, ce qu’on appelle plus communément le revenu universel, il s’était servi de l’argumentaire de Bernard Friot (que je ne connaissais pas) en y ajoutant ses commentaires personnels. Mais il y a une autre vidéo de la même série, que j’avais regardé, elle concernait justement Étienne Chouard. Il semble que dans un premier temps, Usul ait réalisé son documentaire – que j’ai trouvé au demeurant fort juste et intéressant dans la plupart des points abordés, quoique légèrement timide (comme s’il avait fait très attention et qu’il ne voulait surtout pas dire certaines choses qu’il pensait pourtant) – puis qu’il ait eu une conversation d’abord avec sa compagne, ensuite avec des personnes violemment hostiles à Chouard, et pour finir, avec Étienne lui-même, et qu’il ait après coup et réflexion, ajouté un encart sur la vidéo en question (encart qui couvre toute la vidéo, le genre qu’il faut fermer avec la souris, et qu’on voit dès le lancement), expliquant faire marche arrière et reniant la plupart de ses propos. J’avais d’ailleurs failli la mettre ici, mais après visionnage je suis allé lire le texte sur lequel renvoyait l’encart, et ce retournement de situation m’avait refroidi, j’ai donc renoncé à partager ladite vidéo. Dans le texte, il expliquait entre autre choses, que selon lui, lorsqu’on est un personnage public, on a certaines responsabilités qu’on n’aurait pas quand on ne l’est pas. En gros, l’aspect « Chouard qui va discuter avec des fachos » c’était des portes laissées ouvertes aux possibles idéologies nauséabondes, et qu’il ne fallait surtout pas faire ça. Et je ne suis vraiment pas d’accord avec ça. Je ne vois pas pourquoi, dans quelle mesure, Chouard devrait se comporter autrement que comme il a l’habitude de le faire, c’est à dire avec tolérance, cherchant à convaincre surtout des personnes qui ne sont pas d’accord avec lui (sans quoi ce serait prêcher des convertis et ça n’aurait plus aucun intérêt, non ?), qui ont des idées différentes et peut-être extrémistes… Et je dirais que ces personnes là sont celles qui auraient le plus besoin d’être convaincues ! Et donc, je trouve assez incohérente l’idée qu’il ne devrait pas faire cela parce qu’il est davantage connu aujourd’hui. L’argument de laisser des portes ouvertes n’est pas suffisant. Pour la petite histoire, Étienne Chouard, à son grand étonnement, suite aux discussions qu’il avait eues avec des personnes comme Soral, s’était fait mettre dans le sac de la « fachosphère ». Mais c’était allé plus loin, il s’était fait menacer par des copains antifas (je dis copains, mais je ne les connais pas) et aurait eu peur pour son intégrité physique. Et ces personnes qui sont – à juste titre – contre le fascisme omniprésent chez nous et ailleurs, en se comportant ainsi, en ne cherchant pas à comprendre la motivation du geste de Chouard lorsqu’il va parler avec des fachos, en le menaçant parce qu’il se permet de le faire, en le collant dans le même sac que des Philippot, des Le Pen, des Ayoub et j’en passe, sont aussi extrémistes que ceux qu’ils combattent. Je l’ai dit plus haut et je le répète, je pense qu’il ne faudrait pas (et remarquez que j’utilise le conditionnel, c’est pour bien marquer le côté spéculatif de mes propos) combattre des personnes, mais des idées, et qu’il ne faudrait pas amalgamer les deux. Quand bien même des personnes s’identifient volontiers, eux, à leurs idées. Et que plus ces idées sont puantes, selon mon point de vue, plus ils s’enfoncent dans l’identification. Chouard est depuis boycotté par une partie de ce que j’appelle les « contestataires », et je continue à trouver cela injuste, car ce qu’il a fait en débattant avec des personnes un peu trop à droite, n’enlève rien à ses discours professoraux, à sa culture, à sa démonstration qu’en changeant le système électoral pour quelque chose de plus démocratique, voire de vraiment démocratique (l’adverbe insinue que nous ne serions pas dans une démocratie, idée que j’ai souvent abordée ici et qui me tient à cœur), en formant des assemblées constituantes pour discuter entre citoyens, en ayant la possibilité de faire nos propres lois, au lieu que ce soit l’oligarchie gouvernante qui s’en charge, on avancerait beaucoup, et le système dans sa globalité serait bien plus égalitaire. En faisant cela, on réconcilierait énormément de monde avec la politique, politique que ces gens estiment corrompue, et qu’ils ont fait sortir de leurs vies, se condamnant à la subir encore longtemps sans jamais avoir une chance de la changer. Et pourtant, je comprends tout à fait que nombre des citoyens soient tellement dégoûtés par elle, qu’ils ne veuillent plus en entendre parler.

Concernant Usul, j’avais été étonné de ne pas trouver sur sa chaîne, une vidéo de la même série, qu’il avait faite sur Besancenot, et qui portait ce nom : « le révolutionnaire ». Alors peut-être qu’il explique quelque part la raison de cette absence, et maintenant que j’y pense, il se peut que Youtube l’ait ennuyé à cause de certains passages issus d’émissions de télévision qu’elle contenait, du fait du problème qui se pose souvent sur ce média, celui des droits d’auteur. J’en avais été d’autant plus troublé qu’il avait posté une autre vidéo (comme pour chacune de cette série, apparemment) dite « commentaire audio » du révolutionnaire, et que je souhaitais d’abord voir le film concerné avant d’écouter le commentaire audio. Toujours est-il qu’après une recherche succincte, j’ai pu finalement la voir, sur Dailymotion, sur une autre chaîne qui semble-t-il n’appartient pas à Usul (car ce dernier possède aussi une chaîne sur Dailymotion, mais la vidéo en question était également absente de ce miroir).

Le jour où j’ai découvert les analyses sociétaires d’Usul, j’ai passé la journée à les regarder, et j’ai pris un pied d’enfer. Je me souviens que j’avais enchaîné sur Pierre Carles, un réalisateur que j’affectionne particulièrement, qui a fait plusieurs documentaires anti-système s’attaquant surtout au monde des médias, monde qui l’avait d’ailleurs malmené car Pierre était (et est sensiblement toujours) quelqu’un d’intègre, qui refuse de se plier aux exigences et aux contraintes imposées par ses chefs, un vrai journaliste quoi… contrairement à la plupart de ses collègues. Et je trouve que malgré la différence d’âge entre Usul et Pierre Carles, leurs films se valent largement.

Je n’ai pas envie de conclure, j’ai envie au contraire de pousser encore plus loin cette réflexion, cet écrit. Mais il va bien falloir que j’y mette un terme à un moment ou à un autre. Donc je me réserve le droit de poursuivre, et pour le moment, voici le point final pas forcément définitif : « . »

Pas dupe, mais désireux

Je me fous des usages conventionnels quels qu’ils soient, même si j’en utilise encore, sans m’en rendre compte. Ainsi, la nouvelle année fait partie de ces choses dont je me moque. Lorsqu’on me la souhaite bonne, par gentillesse et/ou respect pour mon interlocuteur, je vais dans son sens, mais ça s’arrête là, et c’est rare que je le fasse en premier. Je n’ai pas été plus heureux, ni moins heureux, que d’habitude, cette nuit, de la même façon qu’à Noël d’ailleurs. Lorsque je m’imagine la plupart des gens faisant la fête comme ils savent si bien le faire par chez nous, je ne vois que des moutons qui suivent tous le même chemin et qui ont besoin d’une raison pour tous converger sur un point précis. Quand je m’imagine ceux et celles qui, seul-e-s comme je l’étais hier, dépriment plus que d’ordinaire, je vois aussi des moutons (c’est grave docteur ?), mais eux, tristes de ne pas avoir pu satisfaire leur désir conventionnel. Et attention… y a aucun mépris là-dedans, c’est global et je ne vise personne. On décide d’aller dans le courant ou pas. On est tous comme on a décidé d’être, et j’insiste sur ce point : je pense que mettre sur le dos du hasard une partie de sa personnalité est un déni de responsabilité, on choisit toujours chaque chose qu’on fait et qui mène à des changements imperceptibles sur nous-mêmes. Imperceptibles car ces changements sont infimes et on ne s’en aperçoit que lorsqu’on se remet en question (ou qu’on nous le fait remarquer si tant est qu’on accepte les remarques), qu’on fait le point, si on le fait. Beaucoup de monde ne jugent pas utile de le faire. C’est aussi leur choix, et grand bien leur en fasse.

Encore une fois, je précise que je ne suis pas mieux que quiconque, je fais aussi ces choses parfois (dénier ma responsabilité et attribuer au hasard des changements sur ma vie), davantage dans certaines périodes, moins dans d’autres. J’ai l’air de pointer du doigt des personnes, ce n’est pas le cas. Et si d’aucun se sent concerné, c’est son problème, pas le mien. Pour en revenir aux fêtes, ça m’arrive de vouloir plaire à quelqu’un de particulier, et de faire semblant d’être moins bourru qu’en réalité. Je pense notamment à des moments où j’ai des poussées d’ouverture à ces modèles sociétaires conventionnels que sont les fêtes, je l’ai fait y a deux ans par exemple. Mais soyons honnêtes, quand c’est le cas, c’est clairement feint.

Je suis souvent de mauvaise humeur depuis quelques années, voire depuis toujours, surtout au lever du lit. Le réveil est un combat, j’ai entendu ça dans une chanson, je ne sais plus laquelle, qu’importe, mais c’est une image à laquelle je peux m’identifier. Qui me voit de l’extérieur pourrait dire que je fais tout le temps la gueule. Moi, j’en ai pas l’impression, j’ai l’habitude. J’explique ça par les conclusions (aujourd’hui plus du tout définitives, alors qu’avant, elles l’étaient souvent – dans une certaine limite) que je tire au sujet de tout ce qui fait cette société, et surtout la complaisance de mes chers compatriotes Terriens dans tout ce qui est tordu. Oui, car je n’ai toujours pas de drapeau, et ma carte d’identité ne me sert toujours qu’aux usages institutionnels, et à éviter de passer quelques heures en garde à vue bien que je n’aie pas été contrôlé par les flics depuis plusieurs années (soit ils me connaissent suffisamment, soit c’est parce que j’ai quitté Paris et sa banlieue depuis longtemps).

Ces derniers temps, j’ai eu des discussions (toujours surtout via un moyen virtuel, mais pas que) politiques qui m’ont fait un peu espérer, je me laisse facilement avoir, mais pas tant que ça, car je garde toujours une lueur de lucidité : rien ne changera et surtout pas grâce aux élections prochaines. Mais je me suis permis de me dire (et de dire tout court), qu’il pourrait y avoir une embardée politique chez nous. J’ai eu cette sensation que pour une fois, moins de personnes s’abstiendraient aux prochaines élections présidentielles, et qu’il serait possible qu’on puisse apercevoir un début de lumière, le bout du tunnel, et j’ai eu envie de prendre le train en marche. Alors attention hein ! Non seulement on n’y est pas, mais en plus je n’y crois pas concrètement. Mais j’ai eu cette petite sensation. Je n’ai jamais voté, et si je le faisais cette année, ce serait une grande première. Et j’ai presque 40 ans. J’ai cette impression, mais alors légère hein… qu’on est nombreux à se dire la même chose, tout en étant dans le même cas. Ayant compris que le système électoral chez nous était très stratégique, reste à savoir comment s’y prendre pour aider à ce que ça arrive. Il y a tellement de candidats (mais qui proviennent tous d’une oligarchie ploutocrate) que si tout le monde continue à fonctionner de la même manière que d’habitude, à s’éparpiller, ce sera forcément les mêmes truands provenant des mêmes partis capitalistes (qui ne portent que le nom de grands courants politiques précis, dont les représentants et/ou candidats promettent des choses qu’ils « oublient » une fois au pouvoir, et ces derniers sont tous malhonnêtes et capitalistes, voire libéraux) qui se retrouveront au second tour, et c’est ce qui va probablement arriver. Mais c’est là que ce serait intéressant de continuer à parler avec un maximum de personnes possible, histoire de se mettre plus ou moins d’accord sur la manière la plus efficace de foutre un coup de pied au cul de ce système hermétique à tout réel changement.

J’ai donc, au dernier moment, été me faire faire ma carte d’électeur. Non pas parce que j’estime que c’est un droit, car si c’était un vrai droit, on n’aurait pas à se faire recenser pour ça et on pourrait voter sans, après tout nous sommes tous ici, et le simple fait de l’être devrait être une raison suffisante pour avoir possibilité de voter sans devoir montrer patte blanche (quitte à faire une liste des votants au fur et à mesure, dans une base de donnée intranet, pour que personne ne puisse le faire plusieurs fois – autant je suis contre le vote électronique à cause des possibles fraudes, autant ici je préconise d’utiliser une technologie à la fois moderne et simple pour éviter les abus). Mais parce que pour une fois, j’ai envie de faire autrement. D’agir autrement. Non pas que j’estime que je n’agissais pas jusqu’à maintenant, ces dernières années j’ai énormément écrit, et j’ai énormément discuté aussi. Mais de le faire autrement que d’ordinaire. Alors on verra ce que ça donnera, et il reste suffisamment de temps pour choisir une stratégie, qui se résumera hélas à terme à choisir le moins pire (selon nos conceptions personnelles), comme je l’ai toujours dit. Mais après tout, la certitude est un poison, et c’est en changeant de méthodes qu’on peut espérer. Espérer quoi ? Espérer tout court.

Image : libre de droits (NeuPaddy)

Les élections sont stratégiques et antidémocratiques

Alors je vais commencer par dire que je ne suis pas pour le Front de gauche, ni pour le Parti socialiste, Les républicains, les centristes, encore moins pour le FN, ni d’ailleurs pour aucun parti qui respecterait le système électoral traditionnel, quand bien même il promette des changements. Sur ce point on sait bien en prenant du recul et en observant toutes les dernières élections, que les promesses sont des appâts afin de draguer l’électorat, et qu’elles ne sont jamais tenues.

J’aimerais voir un second tour où on retrouverait un candidat communiste (de type Jean-Luc Mélenchon) en face d’un candidat raciste (de type Marine Le Pen). Cet état de fait provoquerait à tous les coups un sursaut tel qu’on l’a vu lorsque Le Pen est arrivé en face de Chirac, en 2002. Je suppose que ça ferait en sorte que Jean-Luc Mélenchon soit élu. Je ne lui fais pas confiance, il provient comme tous les candidats mainstream d’un milieu privilégié, c’est un Bourgeois. Mais il me semble qu’il y aurait du mieux, même si le mieux est l’ennemi du bien.

Je ne dois pas être le seul à penser ainsi, stratégiquement, il ne nous reste que ça, puisque le système politique en place est radicalement hypocrite. Que les élections sont des pièges à con hermétiques*. Je reste plus ou moins persuadé que Mélenchon ne va pas changer vraiment les choses, il maintiendra le système de la finance aussi puissant qu’il l’est déjà, le capitalisme aussi, mais ça ferait un gros pied de nez à énormément de personnes profondément intolérantes.

C’est tout ce que j’avais à dire.

Image : CC BY – Denis Bocquet (Paris, rue Denoyer – 2014)

* La preuve en est la tentative d’un jeune citoyen, d’obtenir les 500 signatures avec un programme pourtant tout à fait intéressant, et qui a abandonné, dégoûté de ne recevoir que 30 réponses sur les 32012 mairies contactées, où seuls 4 maires ont daignés ne serait-ce que discuter avec lui, et où sur les 30 réponses, il a reçu 30 refus. Lien vers le rapport.

Les crèches dans les mairies

Comme tous les ans, c’est la même chose. Noël approche, et beaucoup de mairies souhaitent mettre des crèches. Fait banal. Mais nous vivons dans une société bizarre. Ainsi, pour ne pas risquer de se mettre en bisbille avec certaines communautés, et ainsi draguer un certain électorat – ça c’est ce qui ne se dit pas, ou du bout des lèvres – on voit une partie du panel des stars politiques qui s’affrontent, les uns crient au scandale en brandissant la laïcité, et les autres se marrent et arguent leurs traditions.

Mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? Franchement, c’est encore une raison pour attiser la haine raciste, diviser, enfin qui ne voit pas ici des stratégies politiques devrait se frotter les yeux ou aller chez l’ophtalmo. Au nom de la laïcité, au nom de la tradition, au nom de qui, au nom de quoi ? Laissons les gens faire ce qu’ils veulent, et je dis ça au même titre que lorsque je parle des foulards, je ne vois pas où est le problème si quelqu’un porte un habit à connotation religieuse, c’est son choix personnel. Que ce soit dans une école ou partout ailleurs, c’est pareil, et les interdits brident la liberté, en tous cas ceux-là sont totalement inutiles sauf pour le spectacle.

Si des mairies souhaitent monter des crèches de Noël, qu’elles le fassent. Mais non, y en a qui gueulent… Le monde de la politique est encore très puissant, alors que le parti des abstentionnistes est majoritaire. Nous, puisque j’en fais partie, ne voulons plus de ces truands pour diriger le pays. Ils utiliseront toujours des arguments à la con pour exciter les foules et tenter de grappiller un peu de votes. Et lorsque ils utilisent telle ou telle raison, on voit des milliers de personnes qui n’avaient aucune opinion en avoir une soudain, comme par magie. C’est du consumérisme des idées, chaque année on voit des gens qui s’achètent des convictions qu’ils abandonneront après les fêtes, laissez-moi rire.

On devrait pourtant tenter de vivre tous ensemble en acceptant les coutumes des uns et des autres, mais non… ça c’est trop dur. L’harmonie, on ne l’aura jamais avec des stupidités pareilles. Et là je ne peux pas faire autrement que de penser à mon père, qui chaque année prend un plaisir non dissimulé à faire sa petite crèche. Et ceci n’explique pas cela, je ne pratique pas ce type d’activité, je me situerais plutôt, spirituellement parlant, du côté oriental, mais très oriental. Et puis, mes convictions à moi, c’est mon problème. Ici je parle au nom de la liberté et de la tolérance. Et je ne comprends pas pourquoi ça gène des personnes, la religion des autres, enfin j’émets un début de réflexion sur le sujet, toujours discutable. Cependant, il est clair que si ma mairie monte une crèche géante (ou une petite), je la regarderais avec le sourire, quand bien même je prendrais des distances avec tout ce qu’elle pourrait refléter comme croyances.

Méta-stratégies politiques

Les humains sont encore à l’âge d’or de la pierre,
Aiment la bière, tendent la main, pour hier et demain,
Les copains dorment encore, ils sont volages et fiers,
Leurs rivières où le fer et l’or coulent en sous-main,
Au turbin, certains vont, ce malgré les prières
Ouvrières qu’ils deviennent des multimillionnaires.

Mais ils rêvent, il faut bien, quand tu es prolétaire,
Quand se taire face aux boss, n’est que l’unique trêve,
Que tu crèves, qu’on te rosse, comme avant toi tes pères,
Et prospère est ta banque, mais ton compte est en grève,
Bon élève, il ne s’élève jamais bien en l’air,
L’ère glaciaire s’éternise en une ère de misère.

Tous mes frères sont perdus dedans cette atmosphère
Bien tordue, où la Terre toute entière est vendue,
À de chers actionnaires, ouais… à des monte-en-l’air,
Prétendus dignitaires, mais truands détendus,
Des experts ? Des loquedus ! Des monteurs de galères,
Où mes pères et mes frères ont ramé de concert.

Et ces gens manipulent d’un bel air affligeant,
Créent des bulles dans lesquelles, raides et sans calculs,
Divergents, loin du ciel, nos haines s’accumulent,
Outrageant les agents des hommes sans argent,
On s’accule et se fritte, tout comme des pitbulls,
Arrangeant les affaires de nos vils dirigeants.

Ce qu’ils veulent, c’est des clans, des qui se cassent la gueule,
Des relents de linceuls, et des chiens nonchalants,
De plaisants épagneuls, mais prêts à mettre en sang,
Leurs semblables juste au cas où ils foutraient le sbeul,
Complaisants, c’est comme si on avait tous treize ans,
Sans cervelle, c’est une fable, et elle n’est pas nouvelle.

Image : libre de droits – Geralt

La plume dans la paie

Le lien suivant vous emmènera sur un billet de Serge Halimi et Pierre Rimbert. Il date de juillet 2016, et est extrait de l’excellent journal indépendant Le Monde Diplomatique. Le titre de ce billet est un clin d’œil accidentel à votre serviteur. En réalité, c’est un clin d’œil à Albert Londres, à qui j’ai emprunté avec respect l’expression « la plume dans la plaie ». J’en profite pour donner mon avis sur le sujet, avis que je rédige pendant la lecture de l’article de Serge que je vous invite à lire.

http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HALIMI/55951

Dans le monde de la presse, ça s’autocongratule, ça tourne en cercle fermé, et seuls ceux et celles qui refusent d’ouvrir les yeux alors que c’est directement en face d’eux, diront le contraire. Le but est évident, ce sont les bénéfices, toujours plus de fric pour les mêmes truands. Et il y a quelques exceptions qui dénoncent, heureusement. Hélas, ces exceptions ne bénéficient pas des mêmes ressources, et manquent cruellement de visibilité, donc de lecteurs.

Je me souviens avoir lu il y a 3 ans, un article très intéressant, qui révélait déjà (une chose qu’on est censé savoir, ça n’a rien d’un secret) que les journaux et magazines en France reçoivent des subventions de l’État – aka. les contribuables – et ce, si on se penche un peu sur le sujet, sans vraiment prendre en compte leurs situations financières réelles. Soit. La culture est importante, et il serait légitime que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour que la diversité perdure, et que jamais un seul journal d’information ne meure quand bien même nous l’aimions ou pas. Mais là, c’était vraiment du foutage de gueule en beauté…

«  Plus édifiant, des titres aussi indispensables au débat public que Télécâble Satellite Hebdo (27e), Grazia (74e), Point de Vue (86e), Closer (91e), Le Journal de Mickey (93e), Gala (95e), Voici (113e), Prions en église (121e), Auto Moto (124e), Mieux vivre votre argent (131e), Détente Jardin (167e), Spirou (172e) se retrouvent devant Le Monde diplomatique…  » Source

Il y a quelque chose de choquant, surtout quand on s’aperçoit que Mickey reçoit plus d’argent que LMD. Et c’est ce type de gouvernements, qui continue ouvertement de se foutre de la gueule du monde (appelons un chat, un chat) en arrosant des entreprises qui font déjà des bénéfices monstres, tandis qu’ils jettent des miettes avec mépris à ceux qui en ont vraiment besoin, et tant pis si ces derniers coulent, que les Français vont élire l’année prochaine. Car que ça soit Truc ou Machin qui remplace le rigolo en place actuellement au pouvoir, ce sera toujours la même chanson qu’on nous rabâche depuis des lustres et des lustres.

Tout est politique. Je ne suis pas du tout adepte des théories du complot, mais je vois clairement que l’argent relie beaucoup de choses entre elles. Et le monde politique est composé de truands qui donnent l’impression au peuple (aidés par la presse) de tirer les ficelles de l’ensemble. Sauf qu’ils ont eux-même, accrochées à leurs bras, des ficelles que tirent les puissants, à qui appartiennent la plupart de ces titres de presse tellement aidants. Les journaux présentent les choses de telle manière que la partie aveugle du peuple (ainsi que quelques personnes résignées) va se ruer aux urnes l’année prochaine, afin que tout continue de fonctionner ainsi. Le piège, la chose la plus évidente qu’on peut se dire ici, c’est qu’on n’a pas le choix, et qu’il faut justement passer par là pour qu’un jour enfin, un réel changement s’opère. Mais c’est sans compter la possibilité toujours probable, qu’en agissant autrement, on puisse accélérer l’écroulement de ce système, et donc son remplacement d’office par un autre système, plus juste. Un système dans lequel il n’y aurait pas de leader professionnel. Dans lequel cette oligarchie n’aurait plus aucun poids. Dans lequel le PDG d’une banque serait (comme ça a été le cas en Islande) considéré comme n’importe quel citoyen. Dans lequel la justice n’aurait plus deux vitesses, mais une seule, la même pour tous. Dans lequel on ne pourrait plus faire fortune en se lançant dans la politique.

Je suis sans doute assez maladroit en faisant de tels raccourcis, mais je vous rappelle que moi, je ne suis personne, juste un petit, tout petit, un élément excité, un punk, un anarchiste, dans une société où le terme est encore synonyme (à tort) de désordre. Une société légèrement analphabète, qui diabolise ce qui la dérange. On ne se refait pas comme on dit, mais il me reste l’espoir, et la détermination. Et vous, il vous reste quoi ?

Image : Libre de droits – OpenClipart Vectors

Marineland, manifestation, silence total de la presse

Voici une petite playlist, c’est la chaine zad partout téloche archives qui publie les films de sa manif du 20 novembre 2016. Bien entendu, cette manifestation est totalement ignorée par la presse, le but est de faire stopper la maltraitance animale dans ce parc aquatique, Marineland d’Antibes.

Les parcs aquatiques, on y emmène les enfants, on y prend plaisir à voir batifoler les gros poissons dressés, et on peut même aller croire (et faire croire aux gosses) que c’est le paradis pour ces animaux qui sont en fait en prison, maltraités, malgré l’amour (une forme d’amour spécial, avec domination incluse) que leur portent leurs dresseurs. On peut comprendre un peu mieux l’importance de ce combat en regardant le documentaire d’Arte appelé Blackfish (1) (hélas plus du tout visible sur le replay) et en transposant ça sur tous les parcs aquatiques.

(1) Blackfish partie 1Blackfish partie 2

La part du colibri

Voilà, on y est. C’est une révolution radicale. Les citoyens commencent à comprendre, à prendre en compte tout ce qui doit être mesuré. On est au cœur d’une prise de conscience. Alors bien sûr, on a toujours des idiots qui passent leur temps à discréditer les luttes globales, aidés d’un langage bureaucratique, qui utilise des termes comme « théorie du complot », et « obligation de consommation », « développement permanent », « croissance », « besoin d’argent », « économie », « crise », « dette », « marché », mais dans le fond, on a tous compris où est l’importance, on est tous, en grande partie, dirigés vers les mêmes buts aujourd’hui – sauf les plus fortunés. Et maintenant il est temps de concrétiser ce changement par une union, il est temps de faire converger toutes les luttes qui ont pour buts les mêmes finalités, vers une cohésion concrète qui ne sera plus divisée par les petites querelles des uns et des autres. Nous sommes tous dépendants d’un système où l’argent a une place vitale, d’un système qui favorise la compétition, qui crée des couches sociales entre lesquelles les fossés ont beau n’être que virtuels – car nous sommes tous fait de peau, de sang, nous respirons tous le même air, nous mangeons tous, buvons tous – ils existent tout de même et sont pour énormément de monde, des valeurs inaliénables parce qu’ils décident que c’en sont. La propriété privée à laquelle on accède uniquement en payant, la possibilité de se déplacer plus facilement, de faire ses courses ou de voyager, sont dépendantes de ces différences virtuelles. Plus on possède, plus on a tendance à vouloir protéger ses possessions, plus on a de choses auxquelles on tient, et plus on a des raisons de vouloir maintenir les choses telles qu’elles sont, l’argent, le pouvoir de cette fausse valeur, et aussi moins on a une réflexion globale sur tout ce qui se passe et sur ses responsabilités dans l’augmentation de la pression sur le peuple, car moins on en souffre, moins on subit cette pression. Et ça, c’est une des choses qu’il faut comprendre – pas accepter – afin de voir clair dans tout ce qui se passe dans le monde : les plus fortunés ont des raisons de vouloir maintenir un système oppresseur. Chaque événement grave qui arrive est instrumentalisé et va servir les couches sociales les plus hautes, afin que toujours elles continuent à faire grandir leurs fortunes même si ça nuit à la majorité. Et nous, c’est là qu’on peut intervenir. Chacun d’entre nous peut quelque chose, et si chacun fait une toute petite chose à son petit niveau au lieu de faire du fatalisme et de baisser les bras, l’ensemble a des chances d’être particulièrement gênant pour ce système. C’est la part du colibri. Qui être, si ce n’est le colibri ? La réflexion avance, alors il est peut-être temps de faire cesser la dualité perpétuelle, et de s’unir. Et ce ne sera pas par le vote, parce que changer un être vil pour un autre être vil sans changer la base du système qui fabrique des êtres vils, c’est synonyme de ne rien faire.

Image : CC BY SA Guayacancr

Poème pour le Saint-Laurent

Je ne t’ai jamais vu, pourtant je sais que tu meurs,
Comme tous les fleuves de la Terre à cette heure,
Tu charries la vie dans ton lit, mais elle s’éteint,
Le poison se répand lentement, mine de rien.
Ta malchance aujourd’hui : avoir servi Montréal,
Avoir donné ton eau même si ça la rendait sale,
Tu as accueillis généreusement sur tes rives
Des hommes, et certains y survivent,
Mais la plupart n’ont jamais su te respecter,
Ou plutôt jamais voulu, autant dire la vérité.
Et aujourd’hui, ta malchance c’est ces quelques tarés
Pour qui tu es un détail, à leur service entier.
Le choix, ils disent ne pas l’avoir,
Ils minimisent car c’est provisoire,
Et tous les égouts de la ville se répandent dans ton ventre,
Dans tes entrailles, pour assurer le confort de leurs antres,
Pour assurer la continuité de leurs petites vies,
Pour qu’ils ne changent rien à leurs habitudes pourries.
Oh tu n’es pas le seul, si ça peut te rassurer…
Partout dans le monde, chez moi pour commencer,
Tes frères et tes sœurs sont souillés,
Par ces barbares aux cœurs pétrifiés.
Et moi je pleure, mes larmes sont amères,
La honte m’envahit car ce sont mes frères,
Mes semblables, mais non moins mes ennemis
Qui t’assassinent, toi, source de vie.

En 2015, les politiciens de la ville de Montréal ont décidé, afin de réaliser des travaux sur un tuyau, de déverser toutes les eaux usées non filtrées de la ville dans le fleuve Saint-Laurent. Conséquence : 8 milliards de litres de ces égouts, avec tous ses déchets sont déversés directement dans le fleuve. Le maire de la ville appelle ça une « décision responsable ».

Pensées endormies

Je suis comme un genre d’épouvantail doté de parole qui hurle et gesticule, ça fait juste fuir quelque corbeaux, ça attire les vautours, mais ça donne pas envie.

Avant de changer le monde, il faut commencer par se remettre en question soi-même, en fait on est au coeur d’un changement d’ère, et si on ne va pas vers le spirituel, on ne va nulle part.

Personnellement ça fait assez longtemps que j’ai abandonné l’idée de convaincre qui que ce soit. Tout simplement parce que pour ma part, je n’ai pas cette faculté. Je ne suis clairement pas un leader, alors je fais mon truc dans mon coin. Par contre je veux bien être classé dans les « agitateurs », là oui…

Y a beaucoup de monde éveillé, mais faut évidemment pas essayer de comparer à la totalité des humains, parce que ça ferait un pourcentage très minime. Mais du fait qu’on est plusieurs milliards sur Terre, même si c’est qu’1 % ça fait quand même plusieurs millions de personnes…

La révolution se fera en Europe quand le paradigme européen changera réellement, et quand les gens sortiront de leur logique de consommation et de possession.

La drogue ça n’existe pas, c’est une expression inventée par la presse pour appuyer des discours politiques visant à l’interdire.

Il reste encore sur cette Terre des nostalgiques d’un sentiment de don absolu, sans domination, et sans dévolu.

La poésie s’interprète comme la peinture, différemment selon les gens, leur vécu, et tout ce qui fait leur personnalité.

Les paroles poétiques font naître des réflexions, ou nourrissent des réflexions déjà commencées, c’est agréable d’en discuter, ça n’empêche pas d’écouter [lire] profondément à d’autres moments que la communication.

La notion d’appartenance est incompatible avec un couple équilibré. La confiance en l’autre devrait suffire à rassurer quelqu’un de jaloux.

Les partis politiques sont à éliminer, tout comme le système actuellement en fonction depuis des centaines d’années.

J’ai trouvé des moments où jamais la tristesse n’intervient, où la vie est d’un bien-être intolérable !

Dans les moments heureux, on a peur de tout perdre, [mais] à un moment on commence à penser que les choses sont acquises, et ce moment là est dangereux, parce qu’on se repose sur ses lauriers, c’est dans ce type de moment que les choses échappent [au contrôle] généralement.

Le temps est comme une boite de vitesses, parfois la vie est au point mort, et le destin comme le hasard n’enclenche la première que quand il a décidé, et c’est souvent quand tu t’y attends le moins.

Il faut éviter de tourner en huit (décalé à 90°, le symbole de l’infini), autant tourner en carré, et si on retire un angle, on tourne en triangle, inversé ça fait un panneau Cédez le passage.

L’optimisme n’est pas évident pour des personnes hypersensibles, parce que les émotions sont plus fortes et perdurent plus longtemps, elles s’estompent avec le temps mais il suffit d’une simple pensée pour les réactiver.

À force aussi de se retrouver déçu on finit par ne plus faire de projets trop éloignés, ou trop inaccessibles, donc toujours un peu insipides.

L’enfer c’est pas les autres, l’enfer c’est de se retrouver seul face à soi-même quand on se déteste.

La chance ne sourit pas à tout le monde, y en a qui disent qu’elle ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule, mais quand elle sourit jamais, on finit par lui faire la gueule.

La beauté n’est pas ce que les média disent qu’elle est, c’est quelque chose de plus relatif à chacun, un subtil mélange de mental, physique, esprit et d’émotions.

Je rêve d’un monde métissé, où y aurait plus de blancs plus de noirs, ni plus personne considéré comme différent parce qu’il provient de je ne sais quel pays.

Nous sommes tous de vieux dragons…

Quand je suis en présence de quelqu’un qui souffre, j’essaye de me comporter avec comme j’aimerais qu’on se comporte avec moi si j’étais à sa place.

Peu de monde applique le dicton Le sage aime le reproche, et c’est bien dommage, si tout le monde avait pour but de s’améliorer, le monde n’en serait pas où il en est.

J’essaye d’être bienveillant, mais ça fonctionne pas toujours.

Comment voulais tu que je ne le susse pas ?

On dit toujours avant c’était mieux mais souvent on ne connaît pas vraiment cet avant duquel on parle.

Époque vaine

Cette époque est la nôtre, on se vautre dans l’incohérence
Enfants de l’inconnu, de soleils déchus, de la lune cachée ou pleine
Les réseaux complexes de nos veines courent en nous,
Les raisons incomprises de nos pensées fusent à travers l’univers
Et nos cœurs se croisent dans la nuit interminable de nos rêves
La sensibilité fragile et la violence insensible s’affrontent
Comme la foudre frappe la Terre et la zèbre en cicatrices indélébiles
L’amour et la haine s’installent face à face et jouent à la roulette russe,
Une seule balle pour six chambres dans un barillet cynique,
La partie est lancée depuis le début de l’existence,
La haine gagne toujours, mais l’amour renaît de ses cendres
Tel le Phénix après s’être consumé par ses propres flammes,
Dans une danse interminable, comédie éternelle, bien au-delà de nos vies
Éphémères, sucrées ou amères.

Cette époque est la nôtre, elle se vautre dans le sang et la bière
Elle attise les feux violents des guerres et les enfants se meurent
Dans l’indifférence des dirigeants, trompée par le paraître,
Trompée par leurs besoins de compétition les uns avec les autres,
Leurs populismes et leurs feintes… Celles d’être opiniâtres,
Celles d’être touchés, celles de faire quelque chose contre,
Les feintes politiques des dictateurs qui n’en portent pas le nom,
Imposant un système sournois et menteur ou le fric est roi.
Où la frime est de mise, populaire et sans gêne,
Où l’Homme est un singe se prenant pour un ange
Où l’animal est servant, dans ce cirque géant
Un esclave sacrifié dans des fêtes quotidiennes
Où la Nature est détruite au profit d’entreprises
Le commerce est le but de cette lente agonie.

Cette époque est la nôtre, les ères changent dans le temps,
Les mœurs évoluent doucement, les valeurs se remplacent,
La compétition est enseignée aux écoles de la médiocrité,
La nation se ferme aux cultures étrangères, hermétique,
Les frontières grandissent avec la stupidité de leurs gardes,
Les contrôles des pensées et des papiers d’identité
Se propagent et remplissent les heures sombres d’une Histoire
Qui ne fait que se répéter, inlassablement, inerte,
Dans un cercle qui n’a rien de vertueux, cynique et froid,
Où les esprits simples croient ce qu’ils préfèrent croire,
Hypocrites, le mensonge prend une forme d’évidence,
Sa violence glaciale souffle sur ce monde triste,
Et les êtres avancent, la tête baissée, les yeux rivés
Sur leurs passés, sur leurs propres pas.

Image : libre de droits (Mabelamber)

Les places au gouvernement

Salut à tous.

Je voulais partager avec vous une réflexion qui, ne soyez pas las-se, tourne toujours autour d’une nécessité d’un tournant radical, quant à notre façon à tous de fonctionner dans la société. Et pour enfoncer le clou, de politique… (désolé Claude, je sais que tu penses que c’est pas mon rayon, mais moi je pense que si justement ! !)

Alors ces derniers temps, il se trouve que l’on veut nous faire croire que le grand benêt qu’ils ont collé à la place de l’autre nain (1), est entrain de se choisir un nouveau gouvernement.

Alors c’est pas exactement comme ça que ça se passe dans les faits. Mr. Hollande donc, n’est clairement pas en train de remodeler sa petite clique de truands, non. En fait ce sont d’autres qui se chargent de ça. Et nous ne participons évidemment pas aux choix arbitraires, ces choix sont fait dans nos dos et annoncés en grande pompe dans leur presse, et nous sommes bien entendu les derniers au courant (nous le petit peuple).

Un nouveau gouvernement

Et donc, il se trouve que Mr. Désir (je ne connais pas ou trop peu pour cracher dessus, mais je peux me renseigner et ce sera avec un grand plaisir que je me permettrai de lâcher ma logorrhée diatribe sur cet énergumène) monte au grade de (attention tenez vous bien ça va faire mal… Ha ! Ha ! je vous ai eu ! Non non j’déconnais) « Secrétaire d’État aux Affaires Européennes ».

Ce grade, tout à fait entre nous – et je suis certain que, comme moi, vous n’êtes pas non plus dupes -, est une supercherie parmi les autres places diverses de ces gouvernements successifs. Ce sont juste des prétextes à payer des personnes des sommes ahurissantes, pendant qu’ils prennent des décisions ubuesques pour nous sans jamais nous consulter, et qu’ils touchent leurs petites enveloppes supplémentaires tranquillement, remerciements des lobbys qu’ils satisfont en faisant passer telle directive, en modifiant telle partie de la constitution, ou en inventant telle ou telle nouvelle loi.

Et alors, je lis aujourd’hui de la main d’une plume sans aucun doutes conférencier de son État (Cyril Laurent) :

«  Harlem DESIR nommé Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes… Après la déroute du PS aux élections municipales, le Premier secrétaire du PS est promu en faisant une entrée « nécessaire » au Gouvernement. Logique. »

Puis quelques commentaires sous ce message. Oh pas tellement, juste quelques personnes qui expriment leur accord avec cette charmante tirade. Même pas de contre argument. Bref pas de quoi nourrir un débat, nous sommes ici chez l’auteur, sur une page dédiée à son nom, le sieur a sensiblement une « communauté » facebook qui le suit.

Petite parenthèse : je tiens à dire qu’étant donné que comme Désir, je ne connais pas ce monsieur (C. Laurent), et qu’il n’est apparemment pas assez connu pour avoir encore trop fait parler de lui, alors je ne me permettrai pas de le critiquer d’avantage, ni lui ni plus ses idées que je ne connais d’ailleurs pas non plus. Et puis je suis certain que beaucoup de petits en politique sont tout à fait sincères au départ, tant qu’ils ne goûtent pas à l’abus de pouvoir. C’est le pouvoir et son abus qui corrompent. Quand on ne l’a pas ce pouvoir il faut faire ses preuve ou faire parler de soi pour espérer y accéder un jour…

Non, je voulais ici réagir à un des commentaires. Une des personnes s’estimant certainement citoyenne et dans une démocratie (dont personne n’a jamais vu la queue) s’est exprimée dans une liberté que je ne voudrais surtout pas entraver, et c’est à cette personne que je vais ici répondre (pour la seconde fois).

Car je pense que ma réponse est universelle : elle s’adresse en réalité à toutes les personnes qui croient encore, qu’aujourd’hui, certains politiciens seraient mieux à certaines places qu’à d’autres… Et que d’autres devraient être destitués (au bénéfice de leurs poulains).

Le commentaire :

« c’est le principe de dilbert et / ou peter…. les compétents restent à leur place… les incompétents sont promus aux postes de managers et supérieurs ou ils n’auront pas de réelles taches à accomplir . »

Et ma réponse :

Arrêtez donc tous avec vos places, toute la scène politique au complet est une gigantesque mascarade, de gauche comme de droite d’ailleurs gauche et droite sont des notions obsolètes aujourd‘hui. Personne ne devrait aller à cette place elle devrait pas exister cette place, ces places comme vous dites et que je répète allègrement, sont de belles mises en scène pour nous occuper pendant qu’ils nous dépouillent et qu’ils nous vident sans aucun scrupule. Vous comptez mettre quel tartufe à la place de celui ci-présent ? La démocratie est une illusion, la citoyenneté, étant donné qu’elle nécessite une démocratie pour exister, est nulle, le « vote citoyen » est un ersatz de droit populaire, ne parlons pas d’un pouvoir… Si nous pouvions chacun décider, mettre nos grains de sels dans les recettes législatives, si on pouvait localement (et non pas de façon centralisée et fermée) choisir nous même ce qui est autorisé et ce qui théoriquement devrait être réprimé, alors là on pourrait avancer tous ensemble, mais étant donné l’état d’esprit d’assistanat permanent dans lequel les bons français vivent, on est pas sorti de l’auberge. Occupez vous de la politique parce que la politique est entrain de tous nous baiser depuis plus de 50 ans.

Les vieux modèles sont entrain de se casser la gueule et en continuant à soutenir ces vieux modèles, à vous y accrocher, vous accélérez tous la chute finale, mais c’est pas pour me déplaire personnellement, étant donné les dégâts que vous avez tous infligé à cette putain de Terre que vous foulez tous les jours sans la respecter et en la parcellant et en la vendant comme si c’était vos propriétés ces parcelles, quand ça va péter je serai en première ligne les armes à la main pour tous vous défoncer… Sans aucune demi mesure. Tous les pseudo-politiciens, experts, économistes, banquiers, tout le panel du show biz, toute la clique des aristocrates d’aujourd’hui, la crème de la crème va couler croyez moi…

Je suppose que le débat ne s’arrêtera pas là. Mais je tenais à souligner cette remarque et à la rendre permanente ici même.

Bien à vous ;)

(1) élections présidentielles de 2012, pour nous faire avaler qu’il y a eu un changement réel entre 2012 et aujourd’hui, et que nous avons participé à l’établir ce changement

Image : Robespierre, Danton, et Marat, par Alfred Loudet, 1882 (Licence libre)