On va dire…

On va dire que j’avais pas les épaules, ce sont ceux qui diront ça qui n’ont pas celles d’accepter ma décision. On va dire… Putain qu’est ce que je m’en fous… de ce qu’on va dire. J’ai fait ce que j’avais à faire, en temps et en heure. En fait finalement j’ai rien à dire concernant ce que j’ai fait. J’ai toujours fait ça. Supprimer le superflu, et laisser l’essentiel. Les écrits restent. J’ai rien à regretter. Rares seront ceux ou celles qui liront ça, tant mieux. Je reste tel que je suis. Un animal sauvage. J’ai jamais rien eu à prouver. À qui que ce soit.

Survie

Après quelques rêves tellement beaux qu’ils dépassent la conscience qui au réveil les a tous oubliés, l’esprit s’envole loin du corps pour aller visiter le ciel semblant vide mais en réalité rempli de formes inconsistantes ressemblant à des paysages sans horizon, laissant le corps dans ses questionnements arides. La sécheresse se précise, s’installe, prend toute la place. Ce n’est pas le matin, mais la journée commence avec son lot de négativité, amorçant une escalade de pensées se bousculant les unes les autres, tant qu’en saisir une seule aurait été le résultat d’un effort intense. L’esprit s’arrête suspendant son vol, regarde un moment en arrière, d’en haut, voit ce corps auquel il est rattaché comme dans une prison, et s’échappe plus haut encore, pour atteindre l’espace et sa noirceur paradoxalement si magnifique. Il voyage. Le corps, lui, se traîne, déjà las à peine passé de la position horizontale à la verticale. Le repos n’aura pas été reposant, juste fatigant, encore un paradoxe, le monde en est rempli…

La lumière artificielle de l’écran d’ordinateur allumé 24 heures sur 24, se reflète sur le visage mort de l’être, révélant des traits de plus en plus ridés jour après jour, offrant un portrait déformé tels ceux de Jérôme Bosch sur ses triptyques cataclysmiques. Les volets de l’habitation n’ont pas été touchés depuis des mois semble-t-il, la pénombre a pris place et se vautre dans cet appartement dont le désordre fait partie intégrante. Les cycles diurnes-nocturnes ressemblent à un hiver interminable, n’ont plus aucune cohérence et on aurait pu douter qu’il en a toujours été ainsi. Le temps file pourtant, entassant la poussière et accroissant la morosité visible sur la face de l’homme, dont la blancheur est trahie par le voile grisâtre omniprésent sur ses joues, son menton, et sa lèvre supérieure, accentuant l’aspect lugubre de ce qui est devenu une chose à mesure que se perdait son caractère vivant.

Il aurait voulu dormir en permanence, si seulement son cerveau le lui permettait. Faire comme Alexandre le bienheureux, et passer son temps dans son lit, qu’il fut sale ou pas, sans se laver, sans se raser, sans devoir systématiquement se lever, se coucher, qu’il l’eût voulu ou non. Et il ne le voulait pas, c’était toujours au prix d’efforts ultimes qu’il se résignait à quitter cet espace dans lequel il rêvait, et c’était là ses seules joies. L’illusion de maintenir un quelconque lien social avec des inconnus via cette machine technologique moderne et son réseau mondial, ses salons de discussions virtuelles, le maintenait dans une léthargie constante, dans un cynisme continuel, et si l’enfer existait, il aurait certainement ressemblé à ça.

Mais il se complaisait dans cette vie sans goût, il se nourrissait par défaut, sans jamais apprécier la saveur factice des aliments industriels qu’il avalait par obligation, pour s’éviter la faim. Il était loin de se douter que la plupart des personnes avec lesquelles il communiquait, étaient comme lui, mortes. Lorsqu’il riait, c’était sans enthousiasme, il n’était jamais plus surpris, jamais extasié, jamais serein ni optimiste, même le désespoir et la tristesse ne l’atteignaient plus, il avait abandonné toute émotion et telle une larve destinée à se dessécher, il survivait.

Débat critique autour de l’idéologie de Bernard Friot

Je précise : je n’ai pas lu Bernard Friot (économiste et sociologue), je n’ai vu aucune de ses conférences, interviews ou je ne sais quoi, j’ai juste pu l’entendre parler à l’intérieur d’une vidéo d’Usul disponible sur sa chaîne (1). Ce serait d’ailleurs une belle occasion pour me cultiver à son sujet…

Pour vulgariser, selon le premier intervenant de l’émission (Matt d’AL et de Tantqu’il), Friot propose un changement dans les valeurs salariales (le « salaire à vie »), mais aussi concernant les retraites. Qu’on travaille ou qu’on ne travaille pas, on aurait un salaire, variable selon les qualifications qu’on a. Variable, point intéressant pour mieux comprendre : quatre niveaux du moins qualifié au plus qualifié, et les médecins (j’utilise le même exemple que l’intervenant) seraient au niveau de qualification le plus élevé, donc toucheraient le salaire le plus élevé.

Et maintenant, j’ai envie de donner mon avis. En quel honneur un médecin toucherait plus que les autres ? Je ne sais pas, pour moi un médecin ne rend pas particulièrement davantage service à la société qu’un balayeur, et je ne minimise pas l’utilité d’un médecin, je maximise l’utilité d’un balayeur, nuance ! Si le toubib devait effectuer son métier dans un endroit dégueulasse, situé dans une ville dégueulasse, il ne pourrait pas le faire dans de bonnes conditions.

On voudrait qu’un médecin soit plus méritant que les autres du fait des années sacrifiées en études, mais comme pour n’importe quel métier, je ne suis absolument pas d’accord avec ce point. Il est vrai qu’un balayeur n’a pas besoin de faire d’études pour être capable d’exercer son métier avec efficacité et compétence, et qu’un médecin doit apprendre énormément de choses avant d’être en mesure de soigner les gens, je ne disconviens pas à cette réalité. Cependant les motivations pour sacrifier ces années en études pour être médecin sont souvent de l’ordre du confort futur, donc vénales, bien avant d’être altruistes. Quoi que l’un n’empêche pas l’autre, mais la société dans laquelle on vit pousse à faire passer les motivations vénales avant l’altruisme. Lorsque des parents rêvent de belles carrières pour leurs enfants, ce n’est pas en priorité dans l’idée de l’utilité future de leurs enfants, mais bien dans celle de leur confort. Et puis c’est un choix personnel, le sens du vrai sacrifice c’est quelque chose que beaucoup de monde ignore, ou ne souhaite pas adopter parce que ça ne rapporte rien. L’altruisme aussi. Et puis, je sais pertinemment que je dois être une des rares personnes à penser ainsi, et que nombre d’entre vous considéreront ce point de vue comme stupide. Et ce n’est pas grave, chacun pense ce qu’il veut, et les autres ne peuvent pas forcément comprendre comment on en est venu à penser comme ceci ou comme cela. Et puis de toutes manières, d’une le fait que je voie les choses comme ça ne changera strictement rien dans le fonctionnement sociétaire, et de deux, je respecte les visions différentes des miennes et je ne considérerais jamais que je détiens LA vérité absolue, manquerait plus que ça tiens !

Les intervenants mettent également le doigt sur quelque chose d’intéressant : l’égalité des chances. Le système de Friot ne modifierait pas cet état de fait, qui veut qu’une personne provenant d’un milieu social au bas de l’échelle (même si cette échelle n’a plus que quatre échelons) ait beaucoup moins de chances d’arriver à un niveau d’études supérieur.

Quoi qu’il en soit, avant de me faire un avis sur le concept de société que propose Bernard Friot, je vais devoir m’intéresser à ce concept, et le décortiquer – dans la mesure du possible car je ne dispose pas de moyens qui m’autorisent à m’acheter un livre, sauf s’il est arrivé à un niveau où il est disponible d’occasion (c’est à dire, généralement longtemps après avoir été publié, et dans l’éventualité où il se serait suffisamment vendu). Et je n’aime pas lire un livre au format numérique, il est hors de question que je commence aujourd’hui, surtout à mon âge, je tiens à mes yeux qui sont encore heureusement en bon état, et je tiens à ce qu’ils le restent. Je lis déjà suffisamment de choses en ligne comme des articles, etc.

Et Re-quoi qu’il en soit, cette émission apporte un regard libertaire sur la pensée de Bernard Friot, et est donc intéressante à écouter.

http://sortirducapitalisme.fr/187-les-propositions-de-bernard-friot-en-debat

(1) – https://www.youtube.com/watch?v=uhg0SUYOXjw

Image : CC BY jsymmetry

Tout est dit

« Nous critiquons le caractère illusoire et mensonger de la « démocratie parlementaire » qui masque le pouvoir du mode de production capitaliste sur la société. La possibilité de choisir les dirigeants de l’État et les législateurs ne peut être dissociée de la structure hiérarchisée de l’État, ni de sa fonction de gestion du capitalisme. Le système parlementaire fait du citoyen un électeur passif, qui délègue son pouvoir à des dirigeants qui ne pourront pas agir contre les intérêts essentiels des classes capitalistes. » Alternative Libertaire

Les élus ne représentent qu’eux-mêmes !

Guide d’autodéfense numérique No4

Étant donné ces temps de répression des luttes, que ce soit en manifestations ou simplement sur le net, étant donné les technologies policières qui sont de plus en plus autoritaires et intrusives dans nos vies, dans nos échanges, il peut être utile de connaître quelques trucs pour se protéger. C’est à cet effet que ce guide est sorti. Mais comme les choses évoluent, les technologies aussi, que les flics achètent des experts en leur offrant des salaires alléchants, et que donc ils deviennent davantage efficaces dans leurs entreprises, il est mis à jour régulièrement. En voici la 4e édition.

Bien entendu, si vous n’avez rien à cacher (et sur ce point il est assez ahurissant de constater à quel point certaines personnes sont laxistes et n’ont pas conscience de ce qu’on peut faire avec leurs échanges entre militants), ou si vous avez simplement décidé de tout faire dans la transparence, vous n’aurez pas besoin d’acquérir ces connaissances, de même que si vous êtes vous-mêmes calés sur le sujet, cet article et ce guide ne s’adressent pas à vous. Mais il est toujours bon de porter à la connaissance du grand public des choses qu’il ne sait pas, et de l’inciter à utiliser les outils gratuits qui sont à sa portée. Voilà pourquoi je partage ce lien.

https://expansive.info/Parution-de-la-quatrieme-edition-du-Guide-d-autodefense-numerique-270

Les français soutiennent massivement les plus pauvres

Que pensent les français des personnes absentes du débat politique… ? Bon, ça démarre mal. Ça parle des plus pauvres et pas des encore plus pauvres… Mais quand même, ça mérite une petite parenthèse, car parmi les questions que j’ai vues abordées lors des interviews, et autres auto-promotions des candidats à la présidentielle, celles des sans-abris, mais aussi du logement et de ses prix ahurissants, étaient absentes. Car l’une est globalement la conséquence de l’autre. Bon, j’avoue aussi que je n’ai pas tellement été en profondeur.

Par contre, j’ai vu tout à l’heure par exemple, qu’à Tours, le maire Serge Babary (LR) allait renouveler l’arrêt anti-mendicité cet été, arrêt qui à chaque fois est déclaré illégal, mais selon son adjoint, ces jugements du Conseil d’État ne concernent qu’un seul arrêt à la fois et n’empêchent apparemment pas les maires de les relancer indéfiniment. Et puis, à chaque fois, c’est la Ligue des Droits de l’Homme qui doit le saisir, et non l’État directement (dommage).

Enfin, c’est pas tellement le propos (au sujet du lien, ce billet je le poste pour mettre un lien, celui qui est tout en bas). On parle ici surtout des bénéficiaires du RSA et autres minimas sociaux. Ben oui, les SDF tout le monde s’en fout… Allez, j’exagère. Tout le monde ne s’en fout pas. Disons que quand quelqu’un peut donner une pièce, il le fait, mais qu’il ne peut pas le faire à tous les coins de rue (quoique ça dépend du quelqu’un et de la tête de l’être humain assis au coin de rue).

Mais moi ça me fait me poser une question tout simple, c’est qu’effectivement, des personnes à la rue, y en a quand même beaucoup, tellement qu’on ne peut même pas les recenser. Et donc, si y en a autant, c’est bien que y a un problème (Ah ? Y en a pas qu’un ?) surtout dans un pays qui est soi-disant si riche… ? Et puis, pourquoi compter toujours sur les personnes lambda, sur les citoyens, pour aider les sans-abris ? Je veux dire, il devrait exister une loi qui donne d’office de l’argent à quelqu’un qui n’a rien de rien, parce qu’avec ça, on verrait moins de personne dormir sous les ponts… Ça en revient à l’idée du revenu universel (que Bernard Friot appelle le « Salaire à vie »). Alors, évidemment, il y a quelques-uns des candidats (NKM, Hamon, peut-être d’autres je ne sais pas) qui proposent ça, sous différentes formes, les uns en supprimant justement tous les minimas sociaux, les allocs, la sécurité sociale aussi (NKM), les autres sans rien supprimer du tout (Hamon). Mais franchement, comme ce sont des candidats qui proviennent des plus grands partis, et que tous les derniers présidents successifs, qui proviennent également de ces partis, nous ont habitués à faire des promesses appelées « promesses de campagne » (moi je dis « promesses d’alcoolique ») et à ne pas les tenir, à carrément les zapper ensuite comme on zappe d’une chanson à l’autre, dès lors qu’ils ont accédé au pouvoir, m’est avis que si l’un d’eux y arrive au pouvoir, il ne va pas respecter sa parole. Bon, en même temps, si on s’arrête aux deux que j’ai cités, étant donné qu’ils n’ont aucune chance de passer, ils ne se mouillent pas tellement en proposant ça…

Voilà. Je fous des tags et je boucle.

http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/valeurs-les-francais-soutiennent-massivement-les-plus-pauvres.html

« Les vacances » ? Mon biiip… !

Une BD d’Emma sur la parentalité post-accouchement. Avec un brin d’humour et un talent indéniable dans le dessin et la vulgarisation de situations de la vie des femmes, elle raconte ce qu’elle a vécu sans prendre de gants, expliquant ainsi la proportion que peuvent prendre les mots lorsqu’ils sont mal employés.

http://www.revolutionpermanente.fr/Reflexion-sur-la-parentalite-Une-superbe-BD-sur-l-isolement-des-femmes-apres-un-accouchement

De l’usage erroné du mot « anarchie »

Preuve d’un analphabétisme méprisant pour des idées dont ils ne connaissent manifestement pas l’Histoire, ou encore d’une incompétence crasse en matière de journalisme, ou bien d’une considération qui ne laisse pas de doute sur sa nature insultante, ou peut-être d’une complaisance conventionnelle avec les erreurs séculaires d’un dictionnaire qui est celui d’une élite, le mot « anarchie » est sans cesse utilisé de travers par les médias.

Oui, d’un dictionnaire, car vérification faite dans le Larousse, le mot est synonyme de désordre et de confusion, restes d’une époque coloniale où l’expression détestable « nègre » était allègrement utilisée pour désigner les populations Noires du monde. Nos académiciens qu’il faudrait remplacer pour beaucoup, car la plupart a dépassé la date de péremption et a du mal à tenir debout, semblent encore traumatisés par une petite période d’environ dix ans, datant des alentours de 1900, pendant laquelle cette idéologie émancipatrice de l’autorité est née, autorité qui toujours aujourd’hui protège surtout la même caste sociale, celle du haut de leur échelle que j’aimerais voir secouée d’abord, afin de faire tomber ceux qui s’y accrochent le moins, puis brûler avec tous ceux qui sont encore dessus, ce afin de remettre les situations des uns et des autres à l’horizontale sans devoir se battre avec quelques millionnaires, milliardaires, qui paieraient les bonnes personnes comme à leur habitude, afin qu’on ne leur abaisse pas leur petit confort démesuré au niveau de celui de tout le monde.

L’anarchie n’est pas le désordre, au contraire, cette politique car c’en est une, est très structurée et mérite qu’on s’y attarde avant de dire des conneries, juste histoire de savoir de quoi on parle. Car l’usage de ce mot tel qu’il est utilisé souvent dans la presse, dans les médias, est la preuve d’un extrémisme idéologique qui tend vers le capitalisme, le libéralisme, enfin tous ces « ismes » qui nous emmerdent tant, nous les petits.

Je ne souhaite pas offrir une définition personnelle de l’anarchie, d’autres l’ont fait bien mieux que je ne saurais le faire, avant moi, et j’invite celui ou celle qui veut comprendre plus en profondeur ce que propose ce mouvement, à aller se renseigner sur un des milliers de sites internet qui traite de ce sujet, mais qui n’en parle pas de façon détournée, destinée à décrédibiliser ce mouvement. Je dirais juste qu’il prend sa base sur le communisme, mais pas le communisme modéré qui ressemble de plus en plus au capitalisme comme d’ailleurs la plupart des mouvements politiques, je parle de l’origine du mouvement, dessiné par de grands penseurs comme Marx, Proudhon, Bakounine, et consorts.

Les médias sont vraiment désolants, à croire que dans les écoles de journalisme se trouvent uniquement des étudiants qui ont triché pour avoir leur BAC, des qui dormaient dans les cours de français, car lorsqu’on se penche un peu sur leur orthographe notamment, on tombe des nues. Il ne faut pas s’étonner d’observer un niveau très bas parmi les jeunes, les gens du peuple, si ceux qui les informent leur donne un exemple déplorable. Les politiciens aussi, qu’on voit s’exprimer sur twitter, et qui mélangent les « est » et les « ai » par exemple, alors que ça ne se prononce même pas de la même façon, montrent que c’est l’ensemble de la société qui dérive. Lorsqu’on grille un-e nationaliste, donc semble-t-il amoureux de son pays, de ses frontières et de sa langue, la massacrer lamentablement, on peut commencer à se poser des questions. C’est légitime. Et que ce soit un punk qui dise tout ça, ça laisse pensif…

Image : CC BY SA – Alexei Yakovlev

Bienvenue en France !

Cinq milliards de litres de vin (environ) produits par la France en 2015… Bienvenue au pays des pochtrons, où le cannabis est diabolisé au profit des anxiolytiques dégueulasses, addictifs, aux multiples effets secondaires. Bienvenue chez les rétrogrades puritains, chrétiens orthodoxes et autres abrutis. Bienvenue au pays des ultra-fachos qui se font boxer par des fachos légèrement plus modérés, en direct sur youtube, sous la houlette d’un grand humoriste hélas passé dans le camp des vendus mais toujours aussi drôle. Bienvenue au pays des stars de la musique, du cinéma, de la télévision, du sport, de la politique, où tous (ou presque) sont des idiots analphabètes, mais ce sont des stars alors ils font rêver les trois quarts des moutons du pays dont les jeunes dans les campagnes, au lieu de s’intéresser à la Terre et au métier d’agriculteur, rêvent de devenir aussi notoires qu’eux, tandis qu’ils se la pètent avec leurs lunettes de soleil et leurs looks modernes dans leurs bagnoles de merde mais tunées, faut pas déconner, aux basses qui crachent et saturent des musiques ultra-commerciales aux relents de fausse révolte. Bienvenue chez moi.

Image : libre de droits – Louis Forest

Changement de politique sur le blog

À partir d’aujourd’hui, ce site change sa politique de référencement. J’ai décidé ce matin-même d’autoriser les robots à l’inclure dans les résultats de recherche des moteurs. Une des raisons qui me pousse à faire cela, est la direction plus généraliste que je fais prendre au blog depuis la fermeture de mon compte facebook, une autre raison est le fait que je parle davantage qu’avant de sujets de société importants, et que j’aimerais toucher plus de monde.

J’ai à cette occasion édité vite fait mon billet sur le web profond, puisque ce dernier est du coup devenu plus ou moins obsolète, tout en gardant un aspect explicatif (vulgarisation) des termes « web profond » et « darknet ». D’ailleurs (petite précision sur ce dernier billet), il était destiné à des personnes qui ne sont pas tellement au courant concernant certains détails du web – je ne prétends pas être un expert, d’ailleurs je ne suis expert de rien du tout, mais je souhaitais renseigner quelques personnes qui peuvent ainsi voir les choses sous un angle plus large. C’était aussi pour expliquer aussi pourquoi on ne pouvait pas trouver mon site directement dans les résultats de recherche des moteurs, chose qui change donc à partir de maintenant (enfin, il faut juste laisser aux robots le temps d’indexer les pages) si vous avez suivi !

C’est une tentative d’ouverture qui s’inscrit dans une logique de volonté d’aller à nouveau vers les autres, après une période d’hibernation, et quand bien même parmi ces autres, il y ait aussi beaucoup de monde non compatible avec mon tempérament, mon caractère, et ma personnalité.

Voilà, c’est tout, alors à bientôt.

Bloquer HADOPI

La plupart des clients bittorrent offrent la possibilité de bloquer des IPs en utilisant des listes de blocage mises à jour régulièrement pour vous sur des sites web. C’est relativement pratique pour contrer HADOPI. On peut utiliser d’autres moyens comme Peer Guardian et équivalent pour Linux (pgld), mais ça implique d’installer un logiciel tiers.

Quelle liste choisir ?

Korben avait fait un article là-dessus en 2010 (diantre que le temps passe vite !), je suppose qu’il est toujours d’actualité puisque comme je l’ai dit plus haut, ces listes sont tenues à jour par des bénévoles. Je vous invite à le consulter.

Image : libre de droits – Geralt

Merci patron !

En lisant l’article de Serge Halimi que j’ai suggéré ici-même hier, j’ai noté qu’un film sorti en 2016 avait été réalisé par le journal Fakir, un film dont le sujet était le grand boss himself de l’entreprise de luxe LVMH, première (deuxième selon le PPA qui cite Challenge) fortune de France, Bernard Arnault. Ça tombait bien puisque c’était un peu le sujet de l’article en question. Alors par curiosité, j’ai été voir ce film : Merci patron !

Et j’ai été époustouflé, tenu en haleine du début à la fin, ce qui est plutôt rare pour un documentaire. Il n’y a que les films très polémiques de Pierre Carles qui m’avaient fait cet effet là.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire (en anglais, spoiler) sinon vous n’auriez plus aucun intérêt à regarder ça, et je ne saurais trouver les mots pour vous inciter à voir vous aussi cette tuerie. La fausse complaisance pour le milliardaire, du rédacteur en chef de Fakir, François Ruffin, est déroutante mais ne laisse pas de doute une seule seconde sur ses vraies intentions. Les ruses qu’il utilise, les manipulations qu’il réussit, le résultat qu’il obtient, et l’arrogance avec laquelle il sort ce film, tout ça mérite le coup d’œil.

La plume dans la paie

Le lien suivant vous emmènera sur un billet de Serge Halimi et Pierre Rimbert. Il date de juillet 2016, et est extrait de l’excellent journal indépendant Le Monde Diplomatique. Le titre de ce billet est un clin d’œil accidentel à votre serviteur. En réalité, c’est un clin d’œil à Albert Londres, à qui j’ai emprunté avec respect l’expression « la plume dans la plaie ». J’en profite pour donner mon avis sur le sujet, avis que je rédige pendant la lecture de l’article de Serge que je vous invite à lire.

http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HALIMI/55951

Dans le monde de la presse, ça s’autocongratule, ça tourne en cercle fermé, et seuls ceux et celles qui refusent d’ouvrir les yeux alors que c’est directement en face d’eux, diront le contraire. Le but est évident, ce sont les bénéfices, toujours plus de fric pour les mêmes truands. Et il y a quelques exceptions qui dénoncent, heureusement. Hélas, ces exceptions ne bénéficient pas des mêmes ressources, et manquent cruellement de visibilité, donc de lecteurs.

Je me souviens avoir lu il y a 3 ans, un article très intéressant, qui révélait déjà (une chose qu’on est censé savoir, ça n’a rien d’un secret) que les journaux et magazines en France reçoivent des subventions de l’État – aka. les contribuables – et ce, si on se penche un peu sur le sujet, sans vraiment prendre en compte leurs situations financières réelles. Soit. La culture est importante, et il serait légitime que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour que la diversité perdure, et que jamais un seul journal d’information ne meure quand bien même nous l’aimions ou pas. Mais là, c’était vraiment du foutage de gueule en beauté…

«  Plus édifiant, des titres aussi indispensables au débat public que Télécâble Satellite Hebdo (27e), Grazia (74e), Point de Vue (86e), Closer (91e), Le Journal de Mickey (93e), Gala (95e), Voici (113e), Prions en église (121e), Auto Moto (124e), Mieux vivre votre argent (131e), Détente Jardin (167e), Spirou (172e) se retrouvent devant Le Monde diplomatique…  » Source

Il y a quelque chose de choquant, surtout quand on s’aperçoit que Mickey reçoit plus d’argent que LMD. Et c’est ce type de gouvernements, qui continue ouvertement de se foutre de la gueule du monde (appelons un chat, un chat) en arrosant des entreprises qui font déjà des bénéfices monstres, tandis qu’ils jettent des miettes avec mépris à ceux qui en ont vraiment besoin, et tant pis si ces derniers coulent, que les Français vont élire l’année prochaine. Car que ça soit Truc ou Machin qui remplace le rigolo en place actuellement au pouvoir, ce sera toujours la même chanson qu’on nous rabâche depuis des lustres et des lustres.

Tout est politique. Je ne suis pas du tout adepte des théories du complot, mais je vois clairement que l’argent relie beaucoup de choses entre elles. Et le monde politique est composé de truands qui donnent l’impression au peuple (aidés par la presse) de tirer les ficelles de l’ensemble. Sauf qu’ils ont eux-même, accrochées à leurs bras, des ficelles que tirent les puissants, à qui appartiennent la plupart de ces titres de presse tellement aidants. Les journaux présentent les choses de telle manière que la partie aveugle du peuple (ainsi que quelques personnes résignées) va se ruer aux urnes l’année prochaine, afin que tout continue de fonctionner ainsi. Le piège, la chose la plus évidente qu’on peut se dire ici, c’est qu’on n’a pas le choix, et qu’il faut justement passer par là pour qu’un jour enfin, un réel changement s’opère. Mais c’est sans compter la possibilité toujours probable, qu’en agissant autrement, on puisse accélérer l’écroulement de ce système, et donc son remplacement d’office par un autre système, plus juste. Un système dans lequel il n’y aurait pas de leader professionnel. Dans lequel cette oligarchie n’aurait plus aucun poids. Dans lequel le PDG d’une banque serait (comme ça a été le cas en Islande) considéré comme n’importe quel citoyen. Dans lequel la justice n’aurait plus deux vitesses, mais une seule, la même pour tous. Dans lequel on ne pourrait plus faire fortune en se lançant dans la politique.

Je suis sans doute assez maladroit en faisant de tels raccourcis, mais je vous rappelle que moi, je ne suis personne, juste un petit, tout petit, un élément excité, un punk, un anarchiste, dans une société où le terme est encore synonyme (à tort) de désordre. Une société légèrement analphabète, qui diabolise ce qui la dérange. On ne se refait pas comme on dit, mais il me reste l’espoir, et la détermination. Et vous, il vous reste quoi ?

Image : Libre de droits – OpenClipart Vectors

Le parti de la presse et de l’argent (11/2016)

Le monde diplomatique et Acrimed mettent régulièrement à jour une infographie qui détaille qui appartient à qui dans le monde de « l’information ». La liste est non exhaustive sans quoi l’image serait bien plus complexe et surtout 10 fois plus grande…

On peut ainsi deviner quels intérêt les titres de presse ont à parler de certains sujets, en présentant les choses d’une certaine façon. Le propriétaire d’un journal qui est aussi actionnaire de certaines marques, fera logiquement le maximum pour que ces marques se portent bien, quitte à parfois désinformer. Ici, j’explique de manière simpliste, mais je pense que je ferai un billet détaillé sur le sujet histoire de bien le décortiquer, et de vous expliquer ma façon de voir les choses.

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA_affiche
Acrimed