Phrases froides

L’homme est tellement imbu de lui-même, tellement persuadé de sa grandeur et de sa supériorité, qu’il a inventé un dieu qui lui ressemble et qui aurait tout créé.

Certaines idées d’émancipation étatique entrent en contradiction avec la le désir d’autodétermination d’un peuple, et de l’alignement de ce peuple sur la « norme » mondiale.

Quand tout le monde va dans un sens, il est tellement tentant d’aller dans le sens inverse...

L’histoire ne peut plus être écrite correctement, on ne peut parler avec cohérence que des conséquences, mais les causes et les actes restent souvent voire toujours troubles.

On ne s’occupe pas assez de ce sur quoi on a un réel impact direct : nos vies, nos proches, le présent.

Et la mort se balade sur un air de classique ténébreux, jonglant avec des âmes glacées en forme de balles étincelantes, la regarder tue en un éclair.

Profite bien de ton existence, car la vie perd sous la mort sûre de son pouvoir (c’est nul, je sais).

Image : libre de droits – Barbara Bonanno

Le chien

J’en avais assez d’essuyer la suie qui s’étalait systématiquement sur mes yeux à chaque fois que le chagrin de ma solitude croisait l’exhibitionnisme du bonheur des paires de coeurs exposés sans mesure ni pudeur à tout un chacun, ces coeurs qui somme toute et statistiquement seraient séparés tôt ou tard à cause d’un entassement de maladresses menant à l’abandon – ou au jet d’éponge, on appelle ça comme on veut – mais qui se permettaient tout de même de narguer les toxicomanes d’amour en manque tel que votre serviteur, un chien sans os reluquant d’autres chiens se régalant de la douce moelle d’autres os, alors tout d’un coup j’eus envie d’attaquer et je montrai les crocs…

L’aube aux doigts de rose

Émergence d’une urgence agencée de gêne ajournée, le genre du jour est généré par un ego insatisfait et des satellites d’étoiles gravitent aux alentours d’une bulle qui cerne un visage et son corps accessoire, la sensation d’inutilité perdure, revient, sans cesse, intervient chaque petit matin, alors que les couleurs lumineuses emplissent les pièces du satin du soleil si seul dans son ciel azuré…

Divagations, suite

T’en veux du glauque, du triste, ou du noir profond ? Je te prête ma vie, mais faudra me la rendre… Car malgré son aspect pénible, j’y tiens, c’est la seule que j’ai.

Je ne suis sûr de rien, mais je pense avoir le sens du sacrifice. Je ne connais rien de plus beau. Tiens, là par exemple, je sacrifie ma fierté, juste pour te montrer à quel point chaque matin, j’ai du mal à émerger. À quel point tous les jours, c’est plus difficile de renouer avec l’amour, qu’il soit propre ou global. À quel point j’ai mal. Si tu veux, tourne la tête, regarde ailleurs, même si ça me fera un pincement au cœur, je ne t’en voudrais pas. Si tu veux, juge-moi. Après tout c’est ton droit. Et pour ma part, je continue tout droit. En contournant parfois les murs de tout ce que tu ne comprends pas.

Divagations

La vie, ses événements, l’évolution intérieure, le va et vient de cœur à cœur, les rêves avides voilés de tous nos voisins véridiques ou virtuels, le non avouable, la honte avérée, le non vouloir coincé entre le désir et l’enfant resté derrière la vitre, oublié, l’abandon, le badinage artistique qui ne répond à aucun besoin, mais bordel où est la simplicité bon dieu ? Toutes ces voix joyeuses et ce qu’elles provoquent au fond d’un corps cramé par la colère, ou la haine, la peine, tout ce que l’on étouffe par manque affectif, la fuite, l’enfoiré du coin qui se pavane dans sa voiture envoyant cent vingt décibels et tous les vagins qu’il visite véhément, une vipère si vile qu’elle vole les victoires des prolétaires priés de fermer leurs gueules s’ils s’en aperçoivent, la plainte sourde d’une âme vide, sa disparition progressive, les codes salaces des humains qui s’empressent de mettre au ban ceux et ceusses qui ne les suivent pas, l’envers du décor, l’ouverture d’esprit mais l’âme est toujours vide alors à quoi cela sert-il ? Je vous l’demande… L’envie d’éviter la suite, l’avis d’un voyou, l’évidement des viscères d’un être sans utilité, l’ovale d’un visage vert de rage, est-ce un signe ? Ou est-ce un cygne ? Le je, le tu, le personne, sans nous, le rien surtout, le rien du tout, l’étourdissement de tout ce qu’une voix pourrait vouloir dire, à quoi cela sert-il ? Se sertir de bijoux, des cailloux qui valent des chiffres écrits sur du papier conforme aux normes de la banque, l’or du pauvre, ma main dans une sale gueule, l’effet ballon vingt-quatre heures après un shoot, une clope qui s’éteint, une vérité entre deux mensonges. Se demander à quoi ça rime tout ça putain de merde. Et pas avoir de réponse.

Pensées endormies

Je suis comme un genre d’épouvantail doté de parole qui hurle et gesticule, ça fait juste fuir quelque corbeaux, ça attire les vautours, mais ça donne pas envie.

Avant de changer le monde, il faut commencer par se remettre en question soi-même, en fait on est au coeur d’un changement d’ère, et si on ne va pas vers le spirituel, on ne va nulle part.

Personnellement ça fait assez longtemps que j’ai abandonné l’idée de convaincre qui que ce soit. Tout simplement parce que pour ma part, je n’ai pas cette faculté. Je ne suis clairement pas un leader, alors je fais mon truc dans mon coin. Par contre je veux bien être classé dans les « agitateurs », là oui…

Y a beaucoup de monde éveillé, mais faut évidemment pas essayer de comparer à la totalité des humains, parce que ça ferait un pourcentage très minime. Mais du fait qu’on est plusieurs milliards sur Terre, même si c’est qu’1 % ça fait quand même plusieurs millions de personnes…

La révolution se fera en Europe quand le paradigme européen changera réellement, et quand les gens sortiront de leur logique de consommation et de possession.

La drogue ça n’existe pas, c’est une expression inventée par la presse pour appuyer des discours politiques visant à l’interdire.

Il reste encore sur cette Terre des nostalgiques d’un sentiment de don absolu, sans domination, et sans dévolu.

La poésie s’interprète comme la peinture, différemment selon les gens, leur vécu, et tout ce qui fait leur personnalité.

Les paroles poétiques font naître des réflexions, ou nourrissent des réflexions déjà commencées, c’est agréable d’en discuter, ça n’empêche pas d’écouter [lire] profondément à d’autres moments que la communication.

La notion d’appartenance est incompatible avec un couple équilibré. La confiance en l’autre devrait suffire à rassurer quelqu’un de jaloux.

Les partis politiques sont à éliminer, tout comme le système actuellement en fonction depuis des centaines d’années.

J’ai trouvé des moments où jamais la tristesse n’intervient, où la vie est d’un bien-être intolérable !

Dans les moments heureux, on a peur de tout perdre, [mais] à un moment on commence à penser que les choses sont acquises, et ce moment là est dangereux, parce qu’on se repose sur ses lauriers, c’est dans ce type de moment que les choses échappent [au contrôle] généralement.

Le temps est comme une boite de vitesses, parfois la vie est au point mort, et le destin comme le hasard n’enclenche la première que quand il a décidé, et c’est souvent quand tu t’y attends le moins.

Il faut éviter de tourner en huit (décalé à 90°, le symbole de l’infini), autant tourner en carré, et si on retire un angle, on tourne en triangle, inversé ça fait un panneau Cédez le passage.

L’optimisme n’est pas évident pour des personnes hypersensibles, parce que les émotions sont plus fortes et perdurent plus longtemps, elles s’estompent avec le temps mais il suffit d’une simple pensée pour les réactiver.

À force aussi de se retrouver déçu on finit par ne plus faire de projets trop éloignés, ou trop inaccessibles, donc toujours un peu insipides.

L’enfer c’est pas les autres, l’enfer c’est de se retrouver seul face à soi-même quand on se déteste.

La chance ne sourit pas à tout le monde, y en a qui disent qu’elle ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule, mais quand elle sourit jamais, on finit par lui faire la gueule.

La beauté n’est pas ce que les média disent qu’elle est, c’est quelque chose de plus relatif à chacun, un subtil mélange de mental, physique, esprit et d’émotions.

Je rêve d’un monde métissé, où y aurait plus de blancs plus de noirs, ni plus personne considéré comme différent parce qu’il provient de je ne sais quel pays.

Nous sommes tous de vieux dragons…

Quand je suis en présence de quelqu’un qui souffre, j’essaye de me comporter avec comme j’aimerais qu’on se comporte avec moi si j’étais à sa place.

Peu de monde applique le dicton Le sage aime le reproche, et c’est bien dommage, si tout le monde avait pour but de s’améliorer, le monde n’en serait pas où il en est.

J’essaye d’être bienveillant, mais ça fonctionne pas toujours.

Comment voulais tu que je ne le susse pas ?

On dit toujours avant c’était mieux mais souvent on ne connaît pas vraiment cet avant duquel on parle.

Phrases déchéantes

Ouais je sais j’invente des mots… c’est pas l’moment !

– Je ne suis qu’un fantôme doublement mort, gisant dans un liquide blanchâtre à peine voyant, suintant. Mon drap a fusionné à mon corps maigre, dessiné comme une statue grecque (j’me prends pas pour de la merde, je sais). Overdose programmée pour 6h20 vendredi prochain, dernière ligne droite avant la sortie, même si les matins sont froids, la mort ne ressent plus la température…

– Le crapaud qui gueulait « je t’aime », c’est pas moi j’le jure, moi j’le susurre…

– J’ai rencontré un certain Jean Naimare, le mec il en avait assez, assez de quoi, je sais pas, il en avait juste marre, marre comme une mare. Une mare aux connards.

– Soyez bon, soyez humbles mes frères, soyez un peu cons sur les bords, les bords des mares évidemment…

– Ou les bords de la Seine, mais pas à Paris, celle de Romilly ou celle de Troyes. Voire celle de Capestang, le ru de ces dames fières de leurs terres – laissez-moi rire… National ideas, like National Express, from the Divine Comedy…

– Le cynisme d’un Diogène moderne touche les cynoques scarifiés de nos rues, en plein coeurs, esseulés, un cran d’arrêt dans la main et une rose dans l’autre.

– Marlène faisait du stop sur l’autoroute, elle fut prise par un routier et on ne la revit plus, elle n’est qu’enterrée quelque part, au fond d’une mare peut-être. Au fond de sa tête il n’y a plus rien, rien que du vent. Du vent et des vers. Un sourire sadique sur mes lèvres et la haine pour moteur. Allez Marlène, on arrête de jouer, tu peux ressortir de ta cachette, en squelette jouant une petite musique avec tes os, une ode froide et mortelle.

– Nous ne sommes plus rien, dans les méandres de nos vies gisent nos pauvres idées, comme les éléments d’une recette, qui donneront un gâteau empoisonné.

– J’aime pas l’matin, j’aime pas l’midi, j’aime pas l’aprème, j’aime pas l’soir, j’aime pas la nuit, j’aime rien, sauf les copains.

– Tequila, sel, citron… de quoi péter un beau plomb. Ce week-end je trouverai une paire de seins moelleuse pour reposer mon crâne, et un sexe étroit pour y glisser mon âme. Pour y mourir. Un bon speedball justement dosé, une overdose programmée.

– Mais ma vie n’est pas dirigée par mon vît, juste par des idées stupides. Qu’il faudrait que j’abandonne comme ces fils de putes abandonnent leurs chiens le long de l’autoroute des jours d’été. Sournoisement et égoïstement. Salauds !

– Je n’ai rien à dire. Et j’le dit quand même… Quelle ironie n’est-ce pas ?

Pensées

Les saisons n’ont pas d’heures.

Une simple brise peut devenir un ouragan.

L’amour s’attrape comme un rhume, par un coup de vent.

J’ai toujours vécu l’illusion, aujourd’hui je range mes passions.

La déception est un sentiment violent.

L’amertume de la frustration est un avion qui se crashe, blessé et les ailes brisées.

La gentillesse et l’attention sont bienvenues, mais gare, mon interprétation peut prendre des proportions démesurées.

Phrases basses

Le snobisme est l’apanage des idiots populaires, la popularité comporte l’illusion du respect, et mieux vaut être seul que mal accompagné.

Le droit d’habiter est payant, le droit d’exister et de vivre dans un pays est payant, le droit de pas crever est payant et le droit de crever est également payant, bientôt l’air sera payant.

J’aime pas les nutritionnistes professionnels.

C’est pas pour rien que dans cupide, il y a cu(l).

Quand les médias dénoncent des choses dont leurs patrons sont actionnaires, les beaufs regardent, râlent du fond de leurs canapés ou sur les divans de leurs psychiatres.

En mangeant chez macdo on mange du Monsanto.

Le syndrome de Petit-Jean, c’est quand une amitié démarre après un conflit.

À tous ceux et celles qui ne m’aiment pas : je vous aime pas non plus.

Facebook est un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et où les comportements asociaux n’ont pas leur place (mon biiip).

Le samedi est un jour comme un autre : un jour de merde.

Le changement ne viendra pas par un parti politique, une élite, des discours qui émeuvent, mais par une compréhension globale des choses, et l’action adéquate.

Tout le monde peut quelque chose pour tout, que ce soit par des actions minimes comme répandre l’information, jusqu’aux actions directes comme l’assassinat de juges ou de vendeurs d’armes.

Réveiller le Bloodi qui dort en moi, me faire la crête, aller boire un coup avec les tunes que j’aurai taxé devant le magasin, super programme !

Ma source d’énergie vitale, la nature.

Allez, on met son masque à sourire, et on vit.

La politique de droite se rapproche de celle de l’extrême droite ; la politique de gauche se rapproche de celle de droite ; donc par extension et en toute logique, la politique de gauche se rapproche de celle de l’extrême droite, et tous sont des fachos.

Dicton punk : c’est pas la crête qui fait l’keupon.

Image (cc) Streetart in Trier par 55Laney69

Pensées livides

Dieu a dit « le sage aime le reproche ». Dieu s’est planté, il ne peut y avoir si peu de sages en ce bas monde…

On est pas tous logés à la même enseigne quand il s’agit de s’adapter – à une prise anglaise, on se fiche un peu du moyen du moment que ça rentre.

Être solitaire c’est accepter la solitude et bien la vivre.

Dieu n’est pas un vrai solitaire, il nous emmerde pour qu’on vienne le voir dans son bled là un peu plus près des étoiles aux jardins de lumière et d’argent (Gold).

Dieu a dépêché des gus pour nous chier une pendule qui retarde si on le laisse crever tout seul comme un con.

À force de se prendre pour des journalistes, on oublie de décrocher la corde du mec qui est en train de se pendre… et… c’est dans la boite !

Se méfier des boites.

Faudrait des machines à laver les politiciens… on mettrait de l’acide à la place de la lessive…

Le cul c’est comme la confiture. Non j’déconne…

Au royaume des aveugles, un sourd, un muet, le silence et un manchot sont dans un bateau. Le silence tombe à l’eau.

Trois singes sont recherchés activement par des marines aveugles.

Image (cc) Tambako The Jaguar

Phrases vides

Certaines périodes se vivent à l’aveuglette et sans filet.

Une dualité pour toute chose, l’affrontement aveugle.

L’inspiration est capricieuse, elle ne vient jamais sur commande. L’envie et l’absence d’envie jouent un rôle important dans sa venue.

Pourquoi écrire si ce n’est pour être ?

Pourquoi lire si ce n’est pour être ailleurs ?

Exister c’est s’exprimer. Tout s’exprime en ce bas monde, tout ce qui est vivant.

Attendre la fraîcheur d’un ange aux portes de l’enfer en crevant de chaleur et nier sa propre existence lorsque le démon arrive.

Quand les références sont idiotes, tenter de saisir le fond.

Un corbeau vaut mieux que deux, et s’il tourne autour de ta tête, pulvérise ou apprivoise-le.

Entre ces quatre murs je pense au futur, et c’est pas bien joli joli.

C’est pas le lieu qui crée le changement.

On ne peut se pendre qu’une seule fois.

Souvent je sens « une boule » ou une douleur lancinante qui stagne au niveau de l’estomac.

Sentir une absence est paradoxal.

Avant je ne connaissais pas l’ennui, mais depuis que j’ai connu l’héroïne et qu’elle brille par son absence, je m’emmerde.

Quelle que soit l’activité qu’on pratique, quand on est vide, on est vide.

Je faisais souvent un rêve : portant quelque chose ou quelqu’un sur mes épaules, mes pieds s’enfonçaient dans le sol et il était très difficile d’avancer. Alors j’insistais et finissais sur les genoux.

Je m’emmerde. La fin est proche… La fin de quoi ? Qui vivra verra…

Image : (cc) Andreas Praefcke

Pensées stupides

On oublie souvent l’assouplissant dans la machine infernale de la remise en question. « On » est un con, on se fout de « on ». Penser à mettre de l’assouplissant.

L’observation permanente offre la vue des heures creuses. Des heures où il se passe rien. Un peu comme l’oeil d’un cyclone immense qui n’en finirait pas de se faire attendre.

La négation de soi est un sport de combat, mais comme tout sport une fois qu’on maîtrise la discipline et qu’on est passé en mode pro, la déformation professionnelle se pointe et on peut plus s’en débarrasser.

J’aimerai bien me faire tirer les tarots, juste par curiosité.

Vivre dans l’illusion est un piège mortel, aux prises dans le fantasme on est alors ballotté entre des sentiments qu’on pense naissants et une conscience des choses pourtant énorme.

Parfois j’aimerai que mes rêves soient ma vie, et que ma vie soit mes rêves. Ça simplifierai les choses.

La vie est chiante, vaut mieux crever, mais crever c’est toute une histoire et ça peut faire mal, alors on vit une vie chiante en espérant qu’un jour on aura enfin le courage de passer au-delà de la douleur.

Si, si… « On » est vraiment un con, je vous jure !

Image (cc) Steffi Reichert

Pensées anesthésiées

La vie est une suite d’humeurs nées d’humeurs croisant d’autres humeurs.

La révolution commence à l’intérieur de soi-même.

Tourner une page sur l’inconnu provoque une fascination composée d’attirance et de peur.

Le résultat actuel de la politique moderne est la somme d’une suite incompréhensible d’erreurs additionnées les unes aux autres, et à ce jour les peuples n’ont toujours aucune prise sur les décisions, continuent d’accepter de participer au marasme en consommant et en forçant accessoirement les pauvres à consommer le bas des gammes de produits, et les plus pauvres à réclamer les miettes devant leurs supers supermarchés.

L’homme aime se faire du mal autant que se faire du bien, quand il découvre une source de tristesse teintée d’espoir utopique, il s’y accroche feintant de lutter mais ce n’est que du laisser aller complaisant.

Je ne vous ai jamais vraiment attaqué, c’est vous qui avez confondu les idées que vous chérissez et que je démontais avec vous-mêmes.

Je voulais écrire des livres mais je n’arrive à exprimer que des bouts d’idées.

L’usage de la troisième personne du singulier noie le poisson et son odeur.

Image : (cc) Cane Hill par Paul

Pensées

L’évolution et la régression personnelles sont les seuls changements concrets qu’un humain puisse constater sur lui-même.

Si le vide est rempli de particules, le silence de questions, et si le silence empli le vide, alors peut-on dire que des questions silencieuses flottent dans des particules ?

L’amour peut être mathématique : aimer c’est souffrir un peu, être aimé c’est jouir beaucoup, si on ajoute les deux les opposés s’annulent et l’équation se stabilise.

Qu’importe le moyen pourvu qu’on ait l’extase, on se fait du grand cinéma mais une fois le film terminé restent alors les souvenirs du plaisir et une immense lassitude.

On peut voir des signes partout, question d’interprétation, ils peuvent s’imbriquer dans une logique illusoire et précipiter une chute rarement mortelle, plutôt enrichissante mais éprouvante.

L’individu socialement obéit à certaines logiques systématiques, ainsi en groupe son intelligence décroit au lieu d’augmenter de l’association de plusieurs têtes, un prémisse de masse nait alors et la canaliser semble approprié.

Image : Urbex house…. par Elvin

Pensées

Rêves éphémères d’extase permanente, du maintien en suspens dans l’air d’un sursaut de lucidité. Paradoxe ou utopie ?

Les montagnes sont elles russes ou ukrainiennes ? Peut-on dire que ce sont des Monts d’Est aussi bien en France qu’au Japon ?

Des hauts parfois, des bas souvent, et des débats vides de sens lancés dans le vent à tout hasard. Ballotté par des jours avec, et des sans, des sans voix, des sans logis, des sans sans.

Cent mille questions qui s’emmèlent obligent à la concentration ou au suicide, on choisira la concentration, comme disait Coluche : « le suicide est une vengeance personnelle, et personnellement je ne m’en veux pas. »

La veine de l’isolement assure certes un sang propre dans les veines ? Oui mais pour quoi ? Le vide ? L’attente vaine ?

Ne plus croire sur commande serait une aubaine. Ça fonctionne pour les informations, moins pour les choses sensuelles.

Contact. Ça démarre ? Apparemment non. On réessaye. Contact. Alors ? Toujours rien. Et merde !

Les veines restent branchées sur le coeur, ça pulse à 69 km/h, les globules font la course en accéléré, on a de la difficulté à les écouter. Normal : Ils parlent pas ils s’écoulent et coulent parfois.

Aimer exister implique de supporter la chaleur piquante de son corps en ébullition et en carence permanente d’apaisement.

L’indifférence et l’incompréhension sont deux moteurs populaires de la masse. Il en résulte la peur et des croyances futiles, la fuite, et la méfiance.

Dans le pays des Celtes, dans une ville portuaire, un vieux bang et une habitude furent retrouvés dans une poubelle, les autorités cherchent des témoins pas trop bourrés (si possible).

Des feuilles à rouler remplacent aisément la pipe à eau, et on peut compter les shoots aux mégots.

Un cendrier saigne offrant une flaque salissante pour les souvenirs.

Des feuilles de journaux encrées de textes inutiles volent au vent et jonchent les rues offrant un tapis mou pour les pieds fatigués des travailleurs qui vont au turbin ou rentrent chez eux.

Les feuilles des arbres tomberont peut-être si les saisons sont pas trop détraquées, elles tomberont tôt ou tard comme tout le monde, mais elles ne se relèveront pas plus fortes, elles crèveront à terre en brûlant de l’intérieur et en se raidifiant. Et quand on voudra les toucher, elles se réduiront en poussière.

Si la pluie vient humidifier le joint, et arroser du même coup l’humus fertile, des graines généalogiques semées à tout vent pourraient elles rêver d’altitude ?

Le destin est décidément imprévisible, mais il peut rester très longtemps au point mort.

Le hasard et le destin sont une seule et même personne marchant défoncée sur une autoroute sans véhicule, au gré des rencontres elle se fait des potes. Dans sa tête un air de musique tourne en rond, comme une obsession.

Etre ou avoir été dans un milieu précis et adopter la culture de ce milieu est assez conventionnel finalement, sauf si on a quelque chose à prouver. Les idées devraient être individuelles.

Image : (cc) Urbex Graffiti 2013 – Caro Geduldig par Steffi Reichert