Envolée de corbeaux

Si j’étais amoureux éperdu je serais perdu d’avance, et si j’en vois des signes avant-coureurs
Jamais je ne devrais sombrer à nouveau dans cette mare vaseuse et profonde, c’est mort pour l’heure
Rappelle-toi ces ombres et ces fantômes passés, qui ont suivi un panneau pour moutons de Panurge
Rappelle-toi ces punitions, qu’après la pluie vient encore la pluie, que l’apanage de masochistes se murge
Que la peine nage en vase clos, tantôt fluide et pernicieuse, tantôt triste et en panne, et que ça urge de l’ouvrir
Rappelle-toi que ton corps serait vite en phase d’être détruit, tout comme ton esprit qui déjà s’insurge
Pense aux autres, tous ces sourds aveugles et muets à la fois qui grattent le sol avant la purge
Ils griffent la terre de leurs ongles fragiles, entravés par des sangles agiles s’il eût pu, c’est un pur jeu pour elles
Ce nectar sirupeux empoisonné que tu as déchiré et qui t’a mis à la ramasse plusieurs fois, et dont tu ne seras jamais repu
Entre la passion mal placée et la haine innocente, la routine assassine l’espoir qui se brise et se tait
Rappelle-toi ces drogues variées mais qui font toutes le même effet, elles étaient belles mais la chute est longue

De la servitude moderne

Film documentaire de Victor León Fuentes, adaptation du livre du même nom de Jean-François Brient (éditions Épervier, 55 pages). Le film est disponible en version intégrale, gratuitement, en plusieurs langues.

Le film et le texte sont soi-disant diffusés hors des circuits traditionnels et ont pour vocation à rester gratuits. Les auteurs incitent donc à le copier et à le diffuser autant que faire se peut. On trouve pourtant le livre sur les sites de la Fnac, Amazon, Priceminister, LesLibraires.fr, Chapitre, Decitre, etc. avec une préface de Yannis Youlountas, au prix de 5€, alors que sur la dernière page du pdf disponible sur le site officiel, est indiqué : « Le livre et le DVD qu’il contient sont totalement gratuits, ils ne peuvent en aucun cas être vendus. Le texte peut être librement reproduit, partiellement ou en totalité. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre est notre force de frappe contre la domination présente »

L’impression d’un livre n’étant pas gratuite et les personnes qui travaillent dans les circuits littéraires ne souhaitant certainement pas jouer le jeu, on peut comprendre que ce livre est en vente. La question que je me pose est :

Y a-t-il outre la préface de Youlountas, un autre texte que celui disponible sur le site officiel ?

Une autre question me vient naturellement :

Est-ce que ce site delaservitudemoderne.org présenté comme le site officiel du livre et du film sur wikipedia est bien le site officiel en question ?

Pour l’instant on le saura pas. Mais c’est tout de même des choses que je trouve importantes, lorsqu’on fait passer un message altruiste, indiqué clairement et explicitement, faire l’inverse est quelque peu déconcertant. Voici ce film, qui soudainement me laisse perplexe alors qu’il avait énormément de valeur pour moi avant que je ne fasse ce petit travail de recherche en profondeur. Il n’en reste pas moins grandiose et hurlant de vérité.

L’indifférence, une racine du mal ?

Avertissement : je le répéterai jamais assez, ce que je dis est spéculatif (d’où le classement de ces torchons dans la catégorie spéculations) et n’engage que moi. Bouddha a aussi dit :

Doutez de tout, et surtout de ce que je vais vous dire.

Petit aparté. J’en étais sûr. Alors que chez mes chers contemporains, ce comportement, l’indifférence, sert très souvent et est considéré comme une réaction normale, disons-le, j’en avais pourtant fait un cheval de bataille et m’étais depuis longtemps levé contre. Cette chose m’avait parue être une aberration. Il faut aussi savoir que depuis bien 25 ans, j’ai trouvé dans les philosophies orientales des clés que je n’ai jamais pu dénicher ailleurs, surtout pas à l’école – ce qui est fortement dommage – et encore moins dans les écritures religieuses. Et donc, lorsque un enseignement oriental, qui plus est sacré, car ici on parle du bouddhisme orthodoxe (celui de Siddhartha Gautama, le premier Bouddha), apporte un sens à quelque chose que j’avais toujours pressenti, ça me rassure.

Chez les occidentaux, l’indifférence est conseillée dans certaines situations. C’est une solution pour éviter d’être touché par quelque chose qui dérange l’intéressé. On peut l’associer à la fierté, au snobisme, au mépris.

Chez les bouddhistes, l’indifférence est une des trois racines du mal (appelées aussi trois poisons), avec la colère et l’avidité. Elle est associée à l’ignorance. On peut retrouver ce sens au sein de certains réseaux sociaux aujourd’hui, où justement l’indifférence est utilisée en tant qu’ignorance : ignorer quelqu’un, par exemple un troll, un individu mal intentionné ou qui a trop tiré sur la corde.

Il est intéressant de constater que ces trois racines du mal sont reliées, pour les bouddhistes, aux trois origines de la souffrance : la soif, l’envie, et le désir.

Le Dharma

Survivant

Bribe de réflexion

Survivant. J’ai toujours dit « écorché vif » au lieu de ce terme plus ou moins nouveau dans cette acception. Je fais partie d’une catégorie de personnes qui aurait tendance à avoir une tendresse toute particulière envers ceux que j’appelle des « écorchés ». Si tant est que j’obtienne une écoute non pas d’une qualité irréprochable, mais qui permette au moins un échange réel. De toutes façons un écorché est souvent dans un besoin d’empathie, et j’ai appris récemment quelque chose qui peut paraître évident mais qui ne l’était pas pour moi jusque-là, c’est qu’une personne en besoin d’empathie ne pourra pas donner de l’empathie dans ce moment précis. Je ne suis pas dans un besoin perpétuel d’empathie. En fait, j’irais même dire qu’ils sont assez rares ces moments chez moi. Et donc, il y a beaucoup de moments où je suis dans la capacité à en donner. Mais ce n’est jamais gratuit. Même si je n’attends rien de matériel, d’émotionnel non plus, c’est entre moi et ma conscience que se joue cette attente. Ça me fait du bien, voilà tout. Lorsque je suis dans ce don, je me sens bien, utile. Ce qui n’implique pas directement que dans la plupart des autres moments, je me sente inutile ou mal, si quelque chose n’est pas vrai, l’inverse n’est pas forcément vrai aussi. Si quelque chose n’est pas vrai dans l’instant, ça ne veut pas dire que cette chose est fausse. La vie, c’est pas tout blanc ou tout noir. Souvent c’est un mélange d’autres couleurs. Je ne veux pas dire « gris », parce que le gris, c’est triste, fade. Alors que le vert, le rouge, le bleu, le jaune, le violet, et toutes ces couleurs qui forment le monde, c’est davantage intéressant.

Je donne une image faussée de ma personne, c’est volontaire. En fait, je ne sais pas si c’est si volontaire que ça, mais dans tous les cas, c’est habituel. Et il me semble que plus une habitude est ancrée dans un comportement, plus c’est difficile de s’en débarrasser. Tant que la prise de conscience n’a pas eu lieu, c’est strictement impossible, et l’habitude est mécanique. Lorsqu’il y a dissociation, qu’on peut s’observer de l’extérieur et qu’on voit une incohérence dans le comportement, alors déjà la moitié ou une partie du travail est fait. Certains ont besoin d’être frappés en pleine face pour se rendre compte de quelque chose, d’autres ont besoin que ça se passe plus en douceur. Le résultat est néanmoins le même. Et de là va naître un début de réflexion qui pourra mener, si ce travail sur soi n’est pas abandonné en cours de route, à une évolution. Positive, l’évolution. Sans quoi on pourrait parler de régression.

Je ne suis pas perpétuellement en colère, parce que je ne suis pas perpétuellement en train de penser à tous les dysfonctionnements du monde et des humains. Encore heureux. Qui pourrait vivre dans cette logique abrutissante en permanence ? Il y aura toujours, pour ceux qui le font, un moment de burnout. Et c’est là qu’intervient généralement la dissociation et la prise de conscience. Seulement j’ai remarqué que la même prise de conscience pouvait intervenir plusieurs fois au cours d’une vie, sans forcément changer quoi que ce soit. La complaisance dans certaines situations de répétitions annihile le moindre effort pour évoluer.

La publicité, la dégueulassitude

Ils sont de plus en plus nombreux ces sites qui placent soit un message qui pour moi glorifie l’usage de la publicité, soit carrément une obligation de désactiver adblock sur leur site pour accéder à leur contenu.

Je veux m’arrêter ici sur le premier modèle. Ce sont pour la plupart des sites qui disent qu’ils « vivent » de la publicité. Des gens qui ont besoin d’un salaire plus gros, ou qui ont des ayants droits qui veulent de gros salaires, la publicité n’est pas une question de quelques centimes, sauf pour les « petits »… Pyramidal comme système. Ce seront toujours ceux qui sont les moins connus, qui ont moins de cerveaux disponibles, qui toucheront les miettes, et ce seront toujours ceux qui sont en haut de la pyramide qui toucheront le plus de pognon. Ce ne sont pas ceux et celles qui ont le plus besoin de toucher un peu d’argent qui le touchent. Et on peut refuser de se faire complice de cette aberration en n’entrant simplement pas dans ce jeu vicieux. Putain, des vices j’en ai déjà suffisamment pour pas m’en ajouter un, qui plus est qui est celui d’énormément de monde, un bien plus gros pourcentage que l’ensemble de ceux qui fument par exemple. La consommation.

S’il te plaît, désactive adblock, je vis de la pub… tant pis si tu le fais pas mais quand même…

Pathétique. Qu’ils passent dans le 2e modèle… Qu’ils interdisent l’accès à leur site pour les gens qui utilisent adblock. Parce que dire des trucs comme ça, c’est effectivement justifier l’existence de la publicité. Or la publicité, selon moi, c’est un effet pervers d’une société qui s’enfonce dans un capitalisme déjà omniprésent, et qui continue de s’y enfoncer. La publicité n’a pas à exister. Si elle existe, c’est pour se faire complice du pourrissement de la société. Et si d’aucuns ont besoin de vivre de la publicité, même si j’ai pas de conseil à leur donner, qu’ils apprennent à vivre avec moins d’argent. Seulement « on » ne veut pas sacrifier une partie de son confort acquis, « on » veut croire qu’ « on » mérite ce confort surdimensionné pour énormément de monde. Des maisons trop grandes, qui bouffent la nature, des meubles trop chers, qui s’ils sont rares en plus, « on » va les trouver beaux. Même si chacun vit comme il a envie de vivre, j’insiste, je ne suis pas d’accord avec tous ces principes nuisibles.

Je suis un très mauvais client. Je ne consomme pas. Je suis plus ou moins obligé d’aller faire mes courses pour avoir de quoi bouffer chez moi, mais je prends toujours les premiers prix, et très peu de produits. Et finalement c’est pas une question d’obligation, je pourrais dédier un peu plus d’argent dans mon budget pour pouvoir acheter les produits un peu plus chers. Non, je le fais parce que je refuse d’entrer dans la logique consommatrice où on voudrait faire croire que les produits avec des marques inscrites dessus sont de meilleures qualités. Je n’achète jamais un CD, un DVD, par contre je m’offre des livres, mais toujours d’occasion… Quel intérêt pour moi d’acquérir un bouquin tout neuf ? Je le lirai, ou je le lirai pas, quand même, le contenu sera toujours le même… Je n’achète jamais de choses neuves, et même la plupart de ce qui habille mon logement, c’est des trucs qu’on me donne, pour ainsi dire. Je n’ai aucun besoin de consommer. Je ne suis pas de ceux qui jettent aux encombrants des meubles ou de l’électroménager parce que j’achète une nouvelle batterie de ces trucs. Mais je profite de cette idiotie pour meubler mon logement. On trouvera ça sans doute un peu hypocrite. Moi je trouve pas ça hypocrite du tout. Car en admettant que la société soit équitable, et vraiment équitable, les gens comme moi pourraient acheter des trucs neufs sans défoncer leur budget. Si les gens utilisaient jusqu’au bout leurs possessions, jusqu’à ce qu’elles tombent en panne, et des pannes irréparables, alors déjà on n’aurait pas des tonnes de merdes dans la nature, on n’aurait plus des montagnes de décharges qui s’entassent. Mais les gens sont malades, ils aiment l’argent.

Ça me fait penser à un truc tout ça. L’autre fois, j’étais allé lire dans la forêt, pendant 3 heures environ. Et lorsque je suis rentré chez moi, j’étais assez apaisé, contemplatif, et avant la sortie de la forêt un papillon a arrêté mon regard quelques instants accentuant mon sourire déjà présent. Sourire qui s’est éteint tout de suite car l’insecte est passé juste au-dessus de l’emballage d’un produit consommable quelconque, en plastique, qu’avait jeté un être humain (et oui, les animaux ne consomment pas donc ça ne pouvait être qu’un être humain). J’ai pensé au geste destructif pour la Nature, qu’avait fait cet être humain, me l’imaginant en train de le faire, dans une désinvolture totale. J’ai pas pu m’en empêcher. Et forcément, ça a annihilé la beauté de l’instant contemplatif. J’ai pensé à tous ces humains qui font la même chose un peu partout, et aux résultats dévastateurs. Et j’ai pensé ensuite aux personnes qui, comme moi et mes amis, vont profiter de cette Nature généreuse, et qui une fois qu’ils quittent l’endroit, n’oublient jamais de nettoyer la place et emportent leurs déchets non biodégradables, et enterrent ceux qui le sont.

Aujourd’hui je pense à cette opération qu’on a prévu de faire avec ces mêmes amis, de nettoyer de tous les déchets (dont une bâche dégueulasse en plastique noir qui se déchiquète petit à petit répandant ses bouts un peu partout dégueulassant l’endroit progressivement) qui étaient déjà là avant notre découverte de ce coin de nature, dans lequel on aime bien se poser, pour discuter, lire, fumer, boire, emmener les gosses s’amuser, s’amuser nous-mêmes. Pourtant on est une belle bande de schlags… Mais le fait d’être dans un trip « thug life » n’empêche pas de respecter la Nature.

L’autre fois, les gosses faisaient une cabane au bord de l’eau et j’étais enchanté de cette initiative, jusqu’au moment où par paresse, ou bien par facilité, ils ont pris un morceau de cette bâche pour isoler un peu les bouts de bois qui formaient un genre de tipi. A partir de ce moment-là, je ne pouvais plus me faire complice de cette entreprise car elle allait clairement à l’encontre de mes convictions. Pour un gamin relativement innocent, ça n’a aucune incidence et d’ailleurs on les a laissé faire, pourquoi les en empêcher s’ils avaient envie de le faire ? Pour une personne adulte déjà dégoûtée du monde dans lequel elle vit, ça en a. Et à un moment, un des mômes est venu me demander d’attacher la bâche puisque j’étais assez grand pour le faire, et que lui non. Et j’ai refusé catégoriquement. En lui expliquant gentiment que ce truc était dégueulasse, et qu’il dénaturait la beauté simple de leur petite construction innocente. Et puis le plastique ça pollue, certes, mais ça crame bien aussi. Imaginons qu’un gosse moins jeune voit ça et ait l’idée de faire prendre feu l’ensemble, irresponsable. L’endroit aurait été détruit. Avant de partir j’ai remis le bout de bâche là où ils l’avaient pris, et c’est là que j’ai proposé qu’on nettoie l’endroit. Proposition qui a été accueillie avec enthousiasme.

Toutes ces choses desquelles je viens de parler sont reliées les unes aux autres par un fil qui porte le nom de consommation. Et si on prend encore un peu plus de recul, de capitalisme. Sans ce besoin d’entasser des merdes alors qu’on les emportera pas avec soi une fois mort, sans ce besoin d’avoir toujours plus de pognon, y aurait pas tous les effets pervers… dont la publicité qui pousse à consommer encore plus, qui induit l’idée qu’en le faisant via ce moyen (un clic sur un lien qui propose un produit) on rendra un peu plus riche une personne déjà assez riche, qu’on fera certes le bonheur d’un petit en lui accordant quelques centimes grâce à un clic, mais le faire c’est, encore une fois, se faire complice de tout ce système.

Le négationnisme

Des archives secrètes vont être rendues publiques

Le révisionnisme est le résultat de l’esprit critique. Sachant que l’histoire a été écrite par les vainqueurs, les anecdotes historiques peuvent s’éloigner grandement de la réalité. Embellir des faits au bénéfice des pays, des personnages notables qui ont marqué certaines périodes.

On se doit de douter de tout, Bouddha le disait :

Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.

De là à en faire un style de vie (cf. la zététique), il y a un pas que je ne franchirai pas.

Une amie archéologue m’a dit un jour que l’Histoire est faite d’anecdotes. Je n’avais pas compris. Bien qu’en définitive, c’est assez simple de saisir le sens de cette affirmation, je ne m’étais jamais intéressé à l’histoire davantage qu’une personne lambda (voire beaucoup moins), et les exemples me manquaient pour imager la chose.

Petit point dialectique : est-ce qu’anecdote est synonyme de détail ? Lorsque je cherche le mot détail sur synonymo.fr, je ne trouve pas anecdote. Et vice-versa. Détail est beaucoup plus général qu’anecdote. Tandis que le mot anecdote signifie : petit fait historique. Petit…

Peut-on considérer que l’idée même que certains des alliés (les USA, les Anglais, et les Russes) savaient dès 1942 que les Nazis massacraient des Juifs et allaient continuer de le faire comme un petit fait historique ? Comme une anecdote ? J’en doute.

Rester neutre face à l’injustice, c’est avoir choisi son camp, soutenir le statu quo.

Cette citation du Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, je m’en sers souvent. Généralement, c’est pour argumenter lorsque je parle de la Palestine. Ici, elle prend tout son sens…

Les camps de concentration, le massacre des Juifs, est un élément crucial de l’Histoire. Une pierre rouge, couleur de sang, placée sur notre passé commun. Les alliés ont su dès 1942 que des Juifs étaient massacrés et que les Nazis prévoyaient de continuer, et ils n’ont rien fait (ou si peu) pour secourir ceux qui étaient déjà emprisonnés dans les camps. Ils avaient d’autres priorités, dira-t-on : le communisme. Mais cet élément changera le point de vue de beaucoup concernant toute cette période, et c’est bien dommage qu’on n’ait pas pu le savoir avant, ça aurait pu éviter de mettre dans la tête d’écoliers cette impression de bienveillance des alliés qui en réalité sont complices pour les trois grands, certaines entreprises se sont très bien arrangés de ce massacre (la SNCF, l’Oréal, LVMH, Renault, etc.). Cela dit, quand bien même ce soient des archives déclassifiées de l’ONU, est-ce que cette information est légale en France ? Peut-on s’en servir sans s’attirer des foudres judiciaires ? Rien n’est moins sûr.

Je me suis toujours demandé ce que venait foutre dans le panel législatif français, cette clause qui interdit de remettre en cause quelque élément que ce soit s’il concerne la 2e guerre mondiale. Au point d’ailleurs d’attribuer un mot différent du reste pour ça : le négationnisme (alors que tout doute de ce qui ne concerne pas la 2nde guerre mondiale est appelé révisionnisme). Ça empêche n’importe qui de faire des recherches, de contester certains faits qui sont communément admis comme tels, enseignés dans les écoles de la République, possiblement faux outre mesure… C’est une utilisation abusive de la loi Gayssot qui a été mise en œuvre dans une intention bien plus générale que la simple idée de nier la Shoah.

La Shoah a eu lieu, il n’est pas question de remettre ça en cause. Par contre, les raisons pour lesquelles elle a eu lieu, pour moi elles sont troubles. Entre ce qui est raconté dans les manuels, et la réalité du terrain, avec tous les petits intérêts entre les uns et les autres pour relier le tout, il y a des années lumières. Je ne me mouillerais pas tellement en affirmant que ça arrange certains pays et familles (pas forcément juives, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit), cette interdiction de douter publiquement sur ces points précis.

À une semaine du 1er tour

Qu’une chose soit claire : aucune maxime, aucun dicton, ne vaudra jamais autorité et l’inverse peut être vrai aussi. Mais en des temps précis, certains conviennent très bien aux événements.

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Pourquoi un candidat aux élections présidentielles ferait-il ce qu’il a promis ? Dans quelles mesures un programme politique serait-il davantage respecté qu’un autre ? Voilà la question que je me pose. A une semaine des élections d’ailleurs. Bien que je me la sois posée avant. Je suis abstentionniste, mais de plus en plus souple dans beaucoup de mes idées. Or cette année j’ai eu envie de changer une habitude, pour une fois, pour essayer comme ça.

On ne dit pas « j’aime pas » avant d’avoir goûté.

Bon, en fait elles font chier ces maximes. Elles peuvent toujours aller contre les convictions profondes… Et puis d’après cette fameuse règle de français, qui n’a rien à voir avec une idéologie quelconque, mais qui signifie qu’on doit accorder avec « on  » lorsqu’il est employé à la place de « nous  »… « on  » est un con. Et il m’est souvent arrivé de me dire que se contenter d’une simple amélioration sociétale n’était pas intéressant voire empêchait d’espérer tout changement radical.

Le mieux est l’ennemi du bien.

Mais tout de même. Étant déjà bloqué sur un vote précis, un candidat, stratégiquement, d’autres appellent ça un vote intelligent, je suis allé voir son programme, lui qui soi-disant, n’est pas un homme d’extrême-gauche – ce sont ses mots directs déclarés en vidéo dans l’interview des lecteurs du Parisien du dimanche 16 avril, repris par nombre de journaux. C’est le phagocytage habituel de la presse, qui selon Acrimed ne serait pas le 4e pouvoir (au passage, c’est gratuit).

Moi j’aime bien Acrimed. C’est un tout petit média français qui décortique la presse en permanence, qui se jette sur beaucoup de petits détails croustillants dès que ça sort des clous dans une toute relative ignorance de la plupart des gens. Allez, tout le monde n’ignore pas ce type de médias, et heureusement. Mais si on devait voir ça sous forme de pourcentage, on serait très loin de la globalité.

Revenons à nos moutons.

Nos moutons : les élections. Présidentielles. Voter, c’est évoquer la trahison, disait Élisée Reclus, un anarchiste. Il s’adressait à ses « Compagnons ». J’ai toujours été fasciné par la familiarité avec laquelle parlent les anarchistes, mais aussi les communistes, quand ils s’adressent aux autres.

Je ne suis pas d’extrême gauche non plus, comme l’a déclaré Mélenchon (voir tout premier lien). Je suis anarchiste, c’est à dire hors de tout clivage politique. Mais j’en suis un légèrement opportuniste si je puis dire : je me fais ma propre anarchie, sans suivre à la lettre les grandes lignes de bases, ni d’une branche précise de ce mouvement. D’ailleurs, il en contient une totalement antinomique, de branche, je l’ai découverte récemment : l’anarcho-royalisme. L’anarcho-capitalisme existe aussi si vous voyez le tableau. Et si on va par là, on devrait trouver sans trop se fouler des anarchos-nationalistes… Grimace. Beurk.

Bon, je n’ai pas de mépris pour les sympathisants des sous-mouvements que je viens de citer (quoique je tique un peu pour les capitalistes, et les natios) et je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Chacun a ses idées qui peuvent diverger. Finalement, il y a autant d’idées que d’individus. Et tant mieux, la pensée unique, je déteste ça. Mais bon, y a des limites…

Bon, mais alors, si Mélenchon n’est pas d’extrême-gauche, est-il seulement communiste ? Non. Tout simplement parce que les grandes idéologies politiques, telles que les penseurs de base les ont développées, n’existent plus aujourd’hui. Enfin, si, elles existent, mais édulcorées. Ces idéologies ont pourri avec le pourrissement de la société, certes, mais ce n’est pas mon propos, cela dit je tenais à le souligner. Et la politique de Mélenchon, aussi prometteuse soit-elle (mais les promesses n’engagent…) concernant tous les points de son programme, est loin de la promesse communiste. Elle doit faire avec l’état actuel des choses, démarrer sur une France qui est dirigée par la finance.

Qu’est-ce que « la finance » ? Et finalement, qu’est-ce que l’économie ? Des questions auxquelles je ne vais pas tenter de répondre. Pas tout de suite.

En lisant le programme (réduit) des Insoumis (le parti de Mélenchon), on a en page 15 du contenu un gros titre qui rappelle la base du communisme : PARTAGER LES RICHESSES. Étonnant pour quelqu’un qui n’est pas d’extrême-gauche…

Et en lisant la suite, on peut se dire qu’effectivement, ce programme ne propose clairement pas de communisme, mais du socialisme, qui à la différence du gros parti officiel de ce courant politique, ressemble davantage à l’idée qu’on peut se faire du vrai socialisme. Et pas d’un capitalisme dégueulasse planqué derrière une enseigne socialiste. C’est bien beau, mais pourquoi croirais-je le parti de Mélenchon davantage que les autres (qui pour certains ont dû changer de noms plusieurs fois pour faire oublier quelques casseroles) ? Une autre question me vient : est-ce qu’un seul homme qui fut élu président a déjà tenu toutes ses promesses électorales ? Quelques promesses, probablement, toutes c’est moins sûr.

Pour se faire élire, un politicien a besoin d’électeurs, logique. Et pour les attirer, doit-il leur promettre la lune ? Mais… les gens sont-ils toujours aussi cons pour croire les aberrations qu’on leur raconte ? Je ne pense pas. La masse, oui, mais les gens individuellement les uns des autres, non. Mais qui élit le président de la république ? Sont-ce les individus ou la masse ?

J’avance dans le programme, et j’ai un peu de mal à trouver certains points qui m’intéressent : les APL (l’aide au logement). Heureusement que je sais me servir des moteurs de recherche… Un petit « l’avenir en commun » APL et je tombe sur une page intéressante qui parle de la même promesse que dans un ancien document (l’humain d’abord, le programme du front de gauche pour les présidentielles & législatives de 2012). Supprimer le mois de carence (voir illustration ci-dessous)… Bien. Mais il n’est plus question de supprimer le caractère rétroactif de l’APL, comme à l’époque. Bon, c’est toujours ça, pour peu qu’on puisse faire confiance à une personne qui vise la tête de l’état. Ses adhérents et ses sympathisants, eux, semblent lui faire confiance. Moi, c’est autre chose, mais je vise un vote stratégique. Comme beaucoup de monde, ce sera par dépit : j’envisage de voter pour le moins pire. Pire par rapport à mon idéal sociétaire. Le moins pire, parce que les meilleurs n’ont aucune chance de passer au second tour…

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avenirencommun.fr

Dans les promesses ci-dessus, faites aux associations d’aide au logement, on parle du bout des lèvres de l’utilisation de la loi DALO (droit au logement opposable) de réquisition de logements vides lorsque le besoin se fait sentir. Une loi que des associations ont obtenue difficilement, et qui n’est pour ainsi dire presque jamais appliquée (voir image ci-dessous). D’ailleurs, un exemple assez représentatif du cynisme avec lequel l’état se fout de la gueule des associations lorsqu’elles font appel à cette loi, c’est cette vidéo du magazine Striptease, qui m’a été suggérée par mon pote drag0n : les tontons squatteurs diffusé en 2009 sur la troisième chaîne publique, un an après la mise en place de cette loi. L’histoire se passe à Lille. Et évidemment, la réquisition de l’immeuble s’est soldée par l’intervention de la police et sa fermeture.

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Wikipedia

Moi, si j’écoutais mes convictions sans chercher à voter stratégiquement, je choisirais un des « petits  ». Nathalie Arthaud, ou Philippe Poutou. Seulement, les élections en France n’ont rien de juste, elles font en sorte que d’autres, le plus grand nombre, la masse, qui lorsqu’elle est masse, est stupide, je l’ai dit plus haut, choisissent pour nous. En faisant ça en deux tours. Comment se fait-ce que ce soient les plus truands qui soient en tête ? Truands si on regarde leur background judiciaire. C’est simple, la masse aime les truands.

Manifestement, Mélenchon est toujours vierge de toute affaire louche passée, c’est le seul favori qui l’est. Et pourtant, malgré ce détail, malgré les idées qu’il véhicule (mais peut-on…etc.), j’ai un peu peur qu’il ne soit pas présent au second tour. Je ne veux pas regarder les sondages (je vais pourtant le faire), ils sont portés par des médias qui ont des intérêts à les truquer en faveur de Macron & Le Pen. Pourquoi ? Simple.

Parce que ces médias veulent que Macron passe. Au second tour Le Pen n’aurait aucune chance contre lui. On a pu voir ce scénario par le passé, lorsque son père à elle, s’était retrouvé en face de Chirac. Il y a eu 80 % de votes contre Le Pen, simplement pour le bloquer. Outre les idées nauséabondes du FN, ce parti a toujours été présenté comme «  ce qu’il ne faut pas ». Et la masse, toujours la masse, qui n’a pas d’esprit critique, ne marche pas, elle court. Mais pourquoi donc les médias dits traditionnels (la presse, la télévision, la radio) voudraient-ils que Macron passe ?

Car sa politique, qu’on peut d’avance savoir ressemblante à celle de Sarkozy & son successeur Hollande, ultra-libérale, capitaliste, arrangerait les chefs, les «  journalistes » salariés très bien payés, et tous les actionnaires de ces grandes enseignes. Elle arrangerait les multinationales, qui ont des pôles lobbyistes qui dirigent le(s) pays au détriment des 90 % du (ou des) peuple(s), manipulé(s). Et quand je dis 90, je suis en dessous de la vérité.

Si Macron passe, il n’y a aucune chance d’un quelconque changement bénéfique pour nous. Nous resterions dans le scénario dans lequel nous sommes depuis des lustres. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il a énormément de chances de passer. Ce type qui est né la même année que moi, deviendrait le chef de l’état. Hécatombe.

Il a 39 ans Macron. Alors ça, c’est un faux argument contre lui. Finalement, on se fout qu’une personne relativement jeune si on compare à tous les présidents d’avant, devienne président. C’est pas ça le problème. Y en aura toujours qui diront (et qui le croiront) qu’il est nécessaire d’avoir une certaine maturité pour avoir la trempe de gouverner un pays. Et que cette maturité commencerait à un certain âge, pas trop vieux quand même, mais pas trop jeune non plus. Où est la limite ? Mettons qu’ils la fixent à 50 ans. C’est un exemple. Donc à 49 ans, ou à 48 ans, ce serait trop jeune ? Et poussons l’absurde : à 49 ans 11 mois et 30 jours, ce serait trop jeune aussi… ?

Chaque jour, comme pas mal de mes pairs, je strie la presse, cette même presse que je fustige. Cette période pré-électorale est stressante. Mais elle fait discuter, Jean-Pierre, Jean-Paul, et Jean-Mohamed parlent politique. Et tous ces Jean le font avec plaisir, ferveur, parfois peur un peu, quand est évoquée la fille Le Pen par exemple, mais moins quand est évoqué Macron ou Fillon. Comment-se fait-il que les gens aient moins peur de ces derniers que de l’autre ? Parce qu’ils ne semblent pas racistes comme l’autre ? Simpliste, mais parfois les réponses les plus simples sont les meilleures. Quand quitterons nous cette oligarchie, ploutocratie ? La masse, avec qui parfois (c’est con je sais) je me solidarise a appris des mots savants ces dernières années, faut dire qu’ils sont foutrement représentatifs de ce qui se passe depuis… Depuis quand ? D’ailleurs…

Condensé des sondages
Condensé des sondages

La suite au prochain épisode.

Solide comme du cristal

T’as rien compris, prie qu’on convainque les cons au prix d’un rien en solde, solide comme un roc, et encore. T’as tout perdu, au nom du père, du bout de ficelle qui va se rompre, et des seins dans l’esprit qui rampe, agonise et va se prendre une crampe et se pendre, pendant que tous pédants ils perdent leur temps à se montrer leurs dents en silence, s’enlisent dans leurs convictions en évitant d’élire des truands, en outre t’as foncé dedans et tu t’es foncedé, t’es défoncé ou quoi ? Oui, bien sûr. C’est évident, un junkie vit d’envies empli de frustrations, sa santé s’effrite comme un mauvais shit acheté trop cher, le réchaud allumé, mets-lui ta kéta dessus, cuisine ta vie et fume-la. T’as jamais voulu faire comme tout le monde, quitte à frôler les ombres et éviter l’Homme, bref même une louve aime à jamais, mais celles de ton espèce sont des tas de merde. À quoi bon s’enfiler des perles de cyprine du bout des lèvres, en levrette ou en missionnaire, leur mettre des claques sur les fesses à ces salopes, fuis vite avant l’heure et évite les leurres, leurs sourires faux seront pour d’autres avant que ta faim soit repue, avant la fin. Enfin, pousse les Icares qui écartent les bras au bord des falaises, sois l’enfer que tu subis, faire en soi des nœuds de pendu, en attendant l’heure, la bonne. Mieux vaut être seul qu’accompagné d’une conne.

On va dire…

On va dire que j’avais pas les épaules, ce sont ceux qui diront ça qui n’ont pas celles d’accepter ma décision. On va dire… Putain qu’est ce que je m’en fous… de ce qu’on va dire. J’ai fait ce que j’avais à faire, en temps et en heure. En fait finalement j’ai rien à dire concernant ce que j’ai fait. J’ai toujours fait ça. Supprimer le superflu, et laisser l’essentiel. Les écrits restent. J’ai rien à regretter. Rares seront ceux ou celles qui liront ça, tant mieux. Je reste tel que je suis. Un animal sauvage. J’ai jamais rien eu à prouver. À qui que ce soit.

Clivage interne

Derrière mes basses humeurs de clebs affamé, bien planqué
À l’intérieur d’mon cœur, subsiste un enfant prisonnier,
Né un matin d’hiver, et enfermé un soir d’été,
Sous un ciel découvert, sa liberté s’est arrêtée.

Un univers entier s’est évanoui en une seconde,
Nié sur un chantier à l’imagination féconde,
Mu par des sentiments et par des délires impossibles,
Obligé d’se lier au ciment comme un vulgaire fossile.

Naïf à l’innocence immense, au moins comme un gratte-ciel,
Détruite, de l’âme aux sens, tout aussi denses que démentiels,
Et piétinés par l’ego-trip d’un autre être en souffrance
Illusionné par des sophismes, ou des traîtres en sous-transe,

Natif d’un monde putride où l’amour est pointé du doigt,
Et où des ondes fétides sont dites « humour », et où tu dois
Railler la gentillesse et glorifier les apparences,
Tailler les gens en pièces et sacrifier tes différences.

Et c’est en écoutant les conversations où se marre
Où s’étend, déroutant, le con vers l’action, on s’en carre,
Naturellement ou presque, que j’en finis plus de tirer
Sur ces humains zombiesques, ces dures finitions attisées,

Et si j’t’avais en face de moi toi l’facho expat,
Ce s’rait comme un séisme pour toi, j’userais ma batte,
On s’demande c’que tu fous, t’as l’air d’vouloir t’faire allumer,
Nique tes divagations insulaires et moi j’vais t’fumer,

Tu vas savoir c’que c’est qu’un punk fâché lâché sur toi,
Et ton bavoir va être rosé, tâché de rouge à pois,
Nique aussi les p’tits patriotes, et quand ça va péter,
T’inquiète, j’saurai r’connaître mes potes, et j’aurai pas d’pitié.

Et c’est comme ça tout l’temps, dans ma p’tite tête, deux dingos s’frittent,
Deux sous-hommes s’affrontant comme des bêtes dans un putain d’rite
Enflammé, faudrait éviter, d’se r’trouver sur leur route,
Sous leurs lames aiguisées, et j’peux t’retirer tous tes doutes,

Une fois pour toutes, une bonne, dans un clivage stoppé tout net,
Rails sabotés, détonne un son sur le rivage du net,
Valider des idées puantes au point d’devoir partir,
Irisées, même brodées sur les bords, j’vais les anéantir.

Voir ces images en permanence, a tendance à rendr’fou,
Ravaler sa rage, sa démence, c’est danser sur les g’noux,
Et finalement, autant boire une bière, vautré au soleil…

Laisse-moi seul

Le chemin est chaotique, dès l’matin j’suis K.O.
J’reste en vie au cas où, il s’passerait quelque chose,
J’vois des enfants partout et j’te fais l’pari
Que jamais j’en aurais, et après tout tant pis,
Comme ça j’pourrais rester, le cassos que j’suis
Aujourd’hui.

J’en peux plus d’parler d’moi, j’voudrais t’parler du ciel,
Des montagnes et des bois, d’la mer et du soleil,
Mais en moi y a qu’du fiel, et l’avenir est en deuil,
Moi en mai j’me vois pas, j’tourne autour d’un atome,
Le fantôme d’une p’tite conne, qu’j’aurais mieux fait d’saigner,
Avec son téléphone et d’lui faire avaler.

Si tu comprends que dalle, à tout c’que j’te raconte,
Rassure-toi, moi non plus, et tout ça c’est qu’des contes,
De fée, et j’aurais jamais honte, de faire, la guerre,
A c’te lie d’l’humanité qui s’prend pour l’élite,
J’les latte ces sales putes, et j’leur réserve ma batte,
Mes crises de nerf de boeuf, obligé d’me calmer,
En fumant un pétard de beu, sinon j’vais tout casser,
Et faudra qu’ils soient dix rien que pour m’arrêter,
Et soit dit en passant, j’préfère juste m’effondrer,
Déchiré par l’alcool, et m’endormir le soir, comme une masse,
Si la sobriété m’tient dans ses griffes, nique sa race,
Les pensées s’enchaînent, paye ta trace, faut qu’j’oublie,
Que j’suis là, au milieu d’un enfer, que j’suis vieux,
Et qu’on m’dit qu’la vie, faut en faire, quelque chose de mieux,
Vas-y mais ferme ta gueule. Et laisse-moi seul.

Discord

On est des oufs, et on s’fera jamais fébou,
Ni par les poufs, et encore moins par les tabous,
Et on s’en fout, de c’qu’est politiqu’ment correct,
On graille des clous, et on avale même les arêtes,
On représente la team de l’Ordre des Schlags,
Sans un centime en poche, ici c’est pas l’goulag,
On n’empêch’ra jamais personne de s’exprimer,
Quand on nous diffamait nous on l’a fait rimer

On a trimé à l’époque des dictateurs,
On a clamé contre quelques délateurs,
Quand se tramait une cabale sur nos gueules,
On se marrait, et en aval on trouve ça chel,
Mais on s’en branle, de la violence ascensionnelle,
Sous tous les angles du cinéma irrationnel,
De petits chefs, qui manipulent les bolosses,
Qui gèrent leurs fiefs en se prenant pour des molosses

Nous on est libres, et c’est p’t’êt’ bien ça qui les gêne,
Leur équilibre est aussi bancal que leurs gènes,
On est des Schlags, on l’répétera jamais assez !
On kiffe les blagues, les séries et se prélasser !
Si on dérange, on fera encore plus de bruit !
Que ça arrange ou pas ceux qui s’prennent pour des druides !
On est des clebs sans laisse, attention on peut mordre,
On fout la hess, si t’es comme nous rejoins notre Ordre !

L’Ordre des Schlags, c’est une assemblée de malades,
Ici on drague, tout c’qui bouge et c’est l’escalade
De liberté, le RSA Crew est ouvert
Avec perte et fracas on baise à découvert,
On est des srabs, alors frérot ramène ton fion !
Y aura du rab, et tout c’qui faut à profusion !
Des créateurs, des inventeurs de nouveauté,
De vrais acteurs, on est pas là pour chipoter !

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