Spiritualité, ego, alter-ego, mental & altruisme

La spiritualité, étymologiquement, si on remonte les locutions latines, signifie d’abord « immatérialité », puis souffle (esprit, âme). C’est le domaine de l’absolu (qui se suffit à lui-même et qui peut donner du sens à la vie, qui ne dépend de rien d’autre que de lui-même). Pour certains, ce sont des religions, pour d’autres, la nature, l’univers, etc. C’est ce qui relie tous les hommes et toutes les femmes, ainsi que tous les êtres vivants et même les minéraux. L’esprit, ou l’âme, mais aussi le karma pour d’autres individus, en dépendent. Ce qu’il y a au-delà de la mort est mystérieux, a toujours fasciné, et tenter de comprendre d’une manière la plus cohérente possible est légitime, sans toutefois accepter des explications toutes faites, arbitraires ou farfelues, dans lesquelles la réponse à la question « pourquoi, comment » ne sera pas « parce que c’est comme ça ». Ça peut donner du sens à sa vie et répondre à beaucoup de questions qu’un être humain se pose. Mais chacun est différent, et les différentes explications auront du sens pour certains, et pas pour d’autres qui en donneront par d’autres explications, et c’est pourquoi on ne devrait pas se permettre de considérer un pratiquant d’une religion qui n’a aucun sens pour nous, comme quelqu’un qui est dans l’erreur, car c’est sa vérité, et si pour lui elle donne plus de sens à sa conception de l’absolu que pour nous, grand bien lui en fasse.

L’ego, c’est le Moi, c’est la partie de soi qui revendique qu’elle existe depuis l’instant de la naissance jusqu’au dernier souffle. L’ego se nourrit des émotions, qui peuvent ou le caresser dans le sens du poil, ou le blesser. L’oeil (ou les autres sens) voit des faits. Avant d’aller au mental, les images de ces faits passent par l’ego qui avale l’émotion ressentie à la vision de ces faits. Ils atteignent ensuite le mental qui interprète ces faits en les agrémentant naturellement de l’émotion ou des émotions qui les accompagnent, ainsi le mental juge les faits et leur attribue une valeur de bien à mal en passant par toutes les nuances qu’il peut y avoir entre les deux. Seulement, les faits sont dénués d’émotions, quels qu’ils soient ils sont neutres. L’ego place donc un voile semi-transparent (et parfois complètement opaque) sur l’interprétation des faits, et le mental ne les voit pas tels qu’ils sont, mais modifiés par les émotions dont l’ego s’est nourri.

L’alter-ego est un personnage factice que l’on se fabrique tout au long de sa vie, au moins jusqu’au moment où on en prend conscience et qu’on essaye (ou pas) de s’en débarrasser. Petit à petit lorsqu’on quitte l’enfance, à partir de 6 ans, on s’éloigne de sa vraie Nature, le Moi profond, l’ego dans toute sa splendeur. L’enfant avant 6 ans s’il découvre l’extérieur, n’a d’intérêt que lui-même. Tout ce qui fait qu’il est ce qu’il est représente sa vraie nature. L’Homme devrait se souvenir toute sa vie de ce qu’il était avant ses 6 ans, or il l’oublie progressivement, et cette nature s’efface pour laisser la place à un individu postiche qu’on appelle l’alter-ego.

La spiritualité a pour effet de maintenir à l’Homme un cadre de fonctionnement, lorsqu’on s’y intéresse, si l’enseignement vise à ça alors le but deviendra de s’améliorer et de faire du bien autour de soi, selon sa propre conception du bien. Un jour ou l’autre, il se rend alors compte qu’en faisant cela, du bien autour de lui, c’est à lui-même qu’il en fait à travers ses actions. Le bien que l’on se fait à travers le bien qu’on fait aux autres est presque accidentel, involontaire, au départ puisque lorsqu’on s’en aperçoit, on peut finir par décider de le faire pour ça, pour se faire soi-même du bien grâce à celui qu’on fait aux autres, et trouver un équilibre dans tout ça.

On peut être altruiste toute sa vie sans en avoir conscience. J’ai déjà théorisé de manière utopique et même sans grande conviction, que grâce à l’altruisme, l’humanité pourrait sortir de sa condition individualiste, se débarrasser de ses habitudes d’échange via une monnaie, arrêter de décréter des valeurs souvent arbitraires (comme celles attribuées aux métaux soi-disant précieux) aux choses lors de la demande, de l’offre, de ces choses. L’offre et la demande constituent des situations qui peuvent mener à des conflits, et en admettant que tout le monde soit altruiste (le côté utopique de cette théorie), il n’y aurait plus aucun problème et les échanges deviendraient des dons sans attente en retour. En France, nous avons des expressions qui maintiennent une situation de prêts et dettes même concernant les services qu’on peut se rendre les uns aux autres : les expressions « à charge de revanche » ou « renvoyer l’ascenseur » même si elles partent d’une bonne intention, sont significatives sur ce sujet. Elles signifient normalement à quelqu’un que son service lui sera rendu en retour un jour ou l’autre, par un autre service de valeur équivalente, toujours selon une échelle de valeur définit par soi-même et sans le consentement de l’autre. Mais pour beaucoup, ces expressions signifient aussi que sans retour de la part de l’autre, ils ne feront rien. Conclusion, ces expressions vont à l’opposé de l’altruisme.

Survie

Après quelques rêves tellement beaux qu’ils dépassent la conscience qui au réveil les a tous oubliés, l’esprit s’envole loin du corps pour aller visiter le ciel semblant vide mais en réalité rempli de formes inconsistantes ressemblant à des paysages sans horizon, laissant le corps dans ses questionnements arides. La sécheresse se précise, s’installe, prend toute la place. Ce n’est pas le matin, mais la journée commence avec son lot de négativité, amorçant une escalade de pensées se bousculant les unes les autres, tant qu’en saisir une seule aurait été le résultat d’un effort intense. L’esprit s’arrête suspendant son vol, regarde un moment en arrière, d’en haut, voit ce corps auquel il est rattaché comme dans une prison, et s’échappe plus haut encore, pour atteindre l’espace et sa noirceur paradoxalement si magnifique. Il voyage. Le corps, lui, se traîne, déjà las à peine passé de la position horizontale à la verticale. Le repos n’aura pas été reposant, juste fatigant, encore un paradoxe, le monde en est rempli…

La lumière artificielle de l’écran d’ordinateur allumé 24 heures sur 24, se reflète sur le visage mort de l’être, révélant des traits de plus en plus ridés jour après jour, offrant un portrait déformé tels ceux de Jérôme Bosch sur ses triptyques cataclysmiques. Les volets de l’habitation n’ont pas été touchés depuis des mois semble-t-il, la pénombre a pris place et se vautre dans cet appartement dont le désordre fait partie intégrante. Les cycles diurnes-nocturnes ressemblent à un hiver interminable, n’ont plus aucune cohérence et on aurait pu douter qu’il en a toujours été ainsi. Le temps file pourtant, entassant la poussière et accroissant la morosité visible sur la face de l’homme, dont la blancheur est trahie par le voile grisâtre omniprésent sur ses joues, son menton, et sa lèvre supérieure, accentuant l’aspect lugubre de ce qui est devenu une chose à mesure que se perdait son caractère vivant.

Il aurait voulu dormir en permanence, si seulement son cerveau le lui permettait. Faire comme Alexandre le bienheureux, et passer son temps dans son lit, qu’il fut sale ou pas, sans se laver, sans se raser, sans devoir systématiquement se lever, se coucher, qu’il l’eût voulu ou non. Et il ne le voulait pas, c’était toujours au prix d’efforts ultimes qu’il se résignait à quitter cet espace dans lequel il rêvait, et c’était là ses seules joies. L’illusion de maintenir un quelconque lien social avec des inconnus via cette machine technologique moderne et son réseau mondial, ses salons de discussions virtuelles, le maintenait dans une léthargie constante, dans un cynisme continuel, et si l’enfer existait, il aurait certainement ressemblé à ça.

Mais il se complaisait dans cette vie sans goût, il se nourrissait par défaut, sans jamais apprécier la saveur factice des aliments industriels qu’il avalait par obligation, pour s’éviter la faim. Il était loin de se douter que la plupart des personnes avec lesquelles il communiquait, étaient comme lui, mortes. Lorsqu’il riait, c’était sans enthousiasme, il n’était jamais plus surpris, jamais extasié, jamais serein ni optimiste, même le désespoir et la tristesse ne l’atteignaient plus, il avait abandonné toute émotion et telle une larve destinée à se dessécher, il survivait.

Si on la laisse faire

Fidèle au vent et en quête de sens, la transe d’avant revient tête la première sur le terrain miné de l’inconscient, faisant crisser ses pneus crevés mais toujours vivants, un coup de frein n’empêche pas d’écraser une entité déjà morte la gueule éclatée sur le bitume, son sang répandu en giclées. Pas loin de là, un être en démence sourit en regardant le spectacle, se retourne et s’en va tomber dans le ravin de ses idéaux abstraits, et l’ego, toujours ce putain d’ego de merde, se met en avant et hurle qu’il existe, dans ce scénario absurde.

«  Tu t’es vue connasse ? Tu penses savoir tellement de choses, mais dans le fond ton ignorance remplit des hectares de connerie. Il est tel un chien perdu dans une savane où des hyènes le menacent. Ta vie ne tient qu’à un fil et ma haine peut le couper d’un battement de cil brûlé. Alors ferme-la, retourne-toi, et casse-toi.  »

Hébétée, l’entité se retourne finalement, et voit en face l’horizon de sa stupidité, touche le fond de sa méchanceté, disparaît dans son brouillard de vide. L’ego est content, il a réussi son coup. Mais dans la lignée de ses pensées, il pleure sa solitude qui se glace instantanément et frontalement. L’usure d’une peau devenue trop fine mais qui fut tannée, est telle que maintenant elle laisse apparaître des traces suintantes. Et la haine gagne encore.

Résultat du procès de m. contre l’État

Email reçu via la mailing liste du site de soutien à m., artiste militante violentée par la police et placée arbitrairement en garde-à-vue lors d’une manifestation le 19 mars 2009 à Bordeaux. Pour l’anecdote, c’est la chanteuse d’un groupe engagé, l’Orchestre Poétique d’Avant-Guerre (OPA).

Bordeaux, le 11 février 2016

« Nous ne sommes plus dans un état de droit mais ce sont les policiers qui se font droit. » Maître Ophélie Berrier, avocate de m., extrait de sa plaidoirie.

Le jeudi 9 février 2017, m. a assigné l’État au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux pour faute lourde dans le cadre des violences policières qu’elle avait subies le 19 mars 2009.
Lire ici :
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/jeudi-9-fevrier-2017-bordeaux-violences-policieres-l-etat-en-proces.html

Dans l’œuf fragile du tribunal, la parole est d’abord donnée à Maître Charlotte Panighel, défenseure de l’État. Elle tente vainement de faire valoir l’incompétence du tribunal mais la juge la recadre vertement, lui rappelant que cette requête arrive trop tard et que le procès va se poursuivre.

Il ne reste plus à Maître Panighel qu’à plaider et que peut-elle dire pour défendre l’indéfendable ? La même litanie qu’avait fait sienne à l’époque la Direction Départementale de la Sécurité Publique, à savoir que « certains [manifestants] avaient revêtu des foulards et des écharpes pour se dissimuler le visage dans un mouvement de progression paraissant vindicatif vers les effectifs de Police ». A l’entendre, m. et ses camarades avaient clairement l’intention de s’opposer physiquement à l’expulsion.

Selon elle, ce soir-là, face à cette situation de tension, les CRS ont fait leur boulot.

Quand l’avocate de m. prend la parole, c’est pour rappeler qu’ici, ce ne sont pas les CRS qui sont mis en cause. Quatre d’entre eux, susceptibles d’avoir porté les coups, ont bénéficié de non-lieu depuis longtemps.

C’est L’État qui est désigné comme responsable des manquements graves et de la désorganisation de ses services. Blessures, arrestation, menottage, garde-à-vue, absence de soins… Rapport du Défenseur des Droits en main, Me Berrier déroule l’évidence de la bavure.

L’évidence aussi d’une impunité qui n’est plus acceptable.

Car dans l’œuf fragile du tribunal planaient les fantômes de Lamine, D’Ali, de Babakar, d’Adama, d’Amine, d’Hakim, de Mamadou, de Rémi et de tant de morts sans justice, les présences diffuses de Geoffrey, de Joachim, de Maxen, de Théo et de tant de blessé-e-s sans justice…

Et c’est en pensant à toutes ces victimes d’une guerre qui ne dit pas son nom que m., son avocate et les soutiens quittèrent le tribunal.

Le délibéré sera rendu le jeudi 13 avril 20017.

D’ici là et au-delà, « ne rien lâcher, ne pas rechigner à la tâche ».

Le collectif Contre Les Abus Policiers
http://clap33.over-blog.com/

L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A
http://www.opa33.org/


Revue de presse du procès

[Vidéos]

m. & Maître Berrier à la sortie du tribunal
https://youtu.be/YOdOJldRRkM

m. témoigne lors du rassemblement de soutien à Théo
9  février
https://youtu.be/qLQyyNlCz90

[Articles]

Elle assigne l’État
Sud-Ouest – 9 février
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/elle-assigne-l-etat.html

« Ils me frappaient alors que j’étais au sol et évanouie »
Rue89 – 9 février 2017
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/proces-de-violences-policieres-ils-me-frappaient-alors-que-j-etais-au-sol-et-evanouie.html

m. à Bordeaux engage la responsabilité de l’État devant la justice
France Bleue Gironde – 9 février 2017
http://soutien-m.over-blog.com/2017/02/violences-policieres-myriam-a-bordeaux-engage-la-responsabilite-de-l-etat-devant-la-justice.html


collectif Contre Les Abus Policiers – Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html

L’ordre des Schlags

En ce moment, y a des choses qui finissent de se préparer, et qui vont se concrétiser, et ce sera le résultat des efforts qu’on a fait avec des copains et des copines, une communauté d’arrachés qui communiquent via une application, discord. C’est via ce moyen virtuel de discussions instantanées écrites et vocales, qu’on a déjà réalisé des tables rondes publiées sur youtube, et qu’on s’est mis récemment à une nouvelle activité : le freestyle. L’occasion pour moi d’instrumentaliser mes textes, enfin ceux qui correspondent le mieux à ce modèle artistique. Alors si vous voulez entendre des artistes amateurs chanter, ou même rapper vous-mêmes, n’hésitez pas à suivre le live annoncé dans la vidéo de Titou59 (et abonnez-vous à sa chaîne, ce mec est vraiment quelqu’un d’ouvert et d’intéressant). Et puis, juste si le cœur vous en dit, venez parler avec nous sur discord, on vous accueillera avec grand plaisir.

J’en profite pour signaler que j’ai commencé à faire des vidéos sur ma chaîne perso, alors on aime, on n’aime pas, tant mieux ou tant pis, moi j’adore ça, c’est le principal !

Le tox de base

Je suis un tox, et à toutes les personnes qui jugent les toxs juste sur ce détail qui me semble, à moi, insignifiant, je voulais vous dire : je vous emmerde profondément. L’ennui voyez-vous, c’est qu’en le revendiquant je prends un rôle solidaire avec toutes les personnes qui en sont, et qui sont ostracisées par des gens qui la plupart du temps ne comprennent rien à rien, et s’érigent en bien-pensants autoproclamés. Je me suis déjà fait insulter avec trois fautes par mots par certains, certaines, qui ne voient qu’un simple détail dans toute une vie qui comprend peut-être, peut-être pas, davantage d’expérience, d’observation, de désir d’amélioration, etc. Le fait que certains ou certaines s’arrêtent à ce détail insignifiant montre bien qu’ils sont à fond dans un système qui leur a désigné les personnes à détester (c’est la définition du mot ostraciser), et le fait que je l’assume les dérange. Et s’ils savaient à quel point je m’en bats les couilles, peut-être se remettraient-ils en question mais ça m’étonnerait puisqu’ils pensent malgré toutes leurs tares nuisibles pour ceux et celles qu’ils veulent discriminer, cédant ainsi aux affres de leur éducation tordue, cédant ainsi à ce qu’on veut qu’ils pensent, vous savez, l’état là, celui duquel on ne fait pas partie puisqu’il décrète aux soumis comment penser, comment se comporter, soumis qui ne prennent pas le temps de réfléchir sur l’idée qu’on leur a imposé ces façons de penser, et donc ils pensent comme on veut qu’ils pensent. Et ils sont nombreux à oublier volontairement par des dissonances cognitives que leur cerveau de crétins a adopté par facilité, qu’eux-mêmes, et qu’autour d’eux une énorme majorité de personnes, sont des toxicomanes, seulement ils s’en arrangent généralement car leurs drogues sont légales, acceptées par leur société pourrie. Alors oui, je suis un tox. Amateur de drogues en tous genre, surtout si elles sont illégales. Et ça ne m’empêche pas de penser, ça ne m’empêche pas de revendiquer et non pas d’en être fier, pour moi la fierté c’est une forme de narcissisme preuve d’ego démesuré, mais de l’assumer totalement tout comme j’assume certains de mes fonctionnements dont la plupart ont honte et n’oseront au grand jamais parler en public. Balayer devant sa porte, c’est une chose que peu de monde fait, et je le déplore. Car si ils le faisaient, le monde fonctionnerait certainement un peu mieux, au moins un peu, et nous vivrions dans une harmonie améliorée en comparaison avec la réalité des choses actuelles.

Vous voyez, je ne vais pas non plus parler ici de ce que j’ai observé durant toutes ces années, à savoir l’hypocrisie de certains consommateurs de certaines drogues communément mieux acceptées comme le cannabis, et qui crachent ouvertement sur les autres voies d’administrations d’autres drogues, en affublant ces usagers de noms insultants. Non, ceux-là sont des idiots, et je pense que jamais ils ne se remettront en question quant à leur façon de penser. Non, là j’attaque volontairement une catégorie de crétins qui se croient propres, et qui pourtant ne le sont pas. C’est tout ce que j’avais à dire. Mais c’est pas fini. Pour l’instant ça l’est, mais ça continuera. Vivre dans des sophismes, c’est le cas d’énormément de monde, et l’ennui c’est qu’ils n’en ont pas conscience d’une, et qu’ils participent allègrement au problème général de l’humanité en considérant de par leur vécu, de par des raccourcis faciles qu’ils ont pu faire sans chercher plus loin, qu’un gros souci dans la société est celui qu’on veut bien faire croire qu’il l’est : les drogues. Mais qui ne l’est pas réellement, et un des réels problèmes, c’est leur comportement inique.

Le mythe du mec bien

Voilà, ça c’est un sophisme. Un compliment qu’on fait généralement pour faire plaisir, mais qui pour ma part, me laisse de glace. Je ne suis pas un « mec bien ». J’essaye de rester fidèle à moi-même, intègre, mais j’ai comme tout le monde, deux facettes. C’est le principe du yin et du yang, tout être vivant a en lui à la fois le bien et le mal et dans tout bien il y a une parcelle de mal, dans tout mal il y a une parcelle de bien. Ce qui fait au bout du compte que « le bien et le mal », c’est un mensonge.

L’Homme est une créature complexe, qui n’agit les trois quarts du temps que pour son intérêt personnel, et pourtant, malgré cet état de fait qui a tendance à me répugner, tout ce qu’il fait a un côté constructif. C’est le paradoxe de cette humanité orgueilleuse et arriviste. Ça ne fait pas une seconde que nous sommes là, et déjà on a tout cassé. Alors faudrait-il en profiter et participer à la débâcle ? La plupart ne se posent pas la question, ils le font. Et les conséquences, ils s’en foutent royalement. Bien sûr, quelquefois, quelques-uns reviennent sur leurs pas pour constater les dégâts qu’ils ont causés, culpabilisent, et repartent en se disant qu’ils devraient changer. Ils utilisent le conditionnel pour se pardonner d’avance de recommencer. Et ils recommencent.

Et quelques éléments sortent de cette logique et cherchent à agir autrement. Même si c’est avant tout pour leur bien-être égoïste, il vaut mieux commencer par soi-même pour pouvoir être efficace. Lorsqu’on se rend compte que son bonheur est illusoire (pour certains), ou qu’on n’est pas heureux (pour d’autres), qu’on ne peut pas atteindre la sérénité en continuant à agir de la même manière (pour tous), alors on commence à se dire qu’on est dans l’erreur. Et c’est à partir de ce type de pensée que démarre une réflexion qui ne s’arrêtera jamais jusqu’à la mort, qui vise à modifier l’énergie qu’on renvoie. Alors évidemment, certains individus se complaisent toute leur vie dans leur état, et choisissent délibérément de continuer à être adapté à la nuisance de ce monde. Et c’est notamment pour ceux-là que le reste se bat. Et non pas contre. Et d’ailleurs, j’utilise ici le mauvais mot, se battre. Se battre, c’est la violence. Et peut-on utiliser la violence pour des choses positives ? Je ne crois pas. Même si effectivement, dans certains cas, ça fonctionne. Mais la démarche en elle-même est biaisée.

L’état d’esprit positif est-il un combat de tous les jours ? Non. C’est une lutte alors ? Non. C’est un but ? Oui. Les mots sont importants, et lorsque j’entends « Bats-toi ! », j’ai envie de dire : « Non ! ». Alors la question n’est pas de savoir si on doit rester les bras ballants et tout laisser faire, c’est clair. Mais déjà chercher à comprendre, c’est utiliser son énergie dans un sens positif. C’est une personne qui s’est posée directement en ennemie en face de moi qui m’a donné une clé, cette petite citation de Nietzsche : « Ce n’est pas le doute, mais la certitude qui rend fou. » Devrais-je cracher sur ces mots sous prétexte de la méchanceté d’une personne ? Je pense qu’il faut savoir prendre les choses là où elles sont, et utiliser même les attaques pour grandir. L’idée ici, ce n’est même pas de ne pas répondre, ni même de renvoyer de la haine pour la haine.

« La haine attire la haine. » (La haine)

Savoir discerner quelque chose d’utile dans un tas d’animosité, voilà une chose intéressante. On a tous vécu ce genre de moments, un conflit, et on a tous cédé à la facilité d’entrer dans un jeu de violence réciproque. Et la colère décentre. À ce propos, l’expression « se mettre hors de soi » est parlante. Se mettre en colère, c’est sortir de son centre. Et que se passe-t-il lorsqu’une entité instable par nature s’éloigne de son centre ? Elle se casse la gueule. Imaginez un être sur un disque qui vacille en permanence, disque reposant sur un ballon. Pour se maintenir en équilibre, l’être doit rester à l’exact milieu du disque. Et lorsqu’il fait un pas en avant, en arrière, dans n’importe quelle direction, le disque penche, et met l’être en danger. L’équilibre, c’est la sécurité.

J’aime la tranquillité. Mais qui n’aime pas la tranquillité ? C’est l’équilibre qui maintient stoïque mon visage. Qui empêche mon être de chuter. Et je progresse à mon rythme, seul. Je n’aurais jamais la prétention de faire progresser autrui, et si ça arrive, ce sera un accident, comme c’est un accident lorsque je progresse grâce à quelqu’un d’autre. De ce fait je n’ai à remercier personne.

Les yeux clos

L’univers était là, tout près, à portée de main, derrière la porte, lui qui d’ordinaire semblait inaccessible, réservé à quelques privilégiés, les oiseaux, les loups et les chiens, les rats d’égout et les chats de gouttière, ceux dont la liberté est leur point commun. L’univers s’habillait été comme hiver des parures colorées des saisons, se foutait bien de la raison, lui, et aussi des faits divers.

Parsemées d’encre et de mots, les feuilles s’étalent au gré du vent, tombent des arbres séculaires pour nourrir l’humus de la Terre et se donner aux animaux, qui camouflés dans les fougères, épient ces instants éphémères.

Au bout d’un chemin de traverse, l’eau a creusé son lit défait, aidée du ciel par les averses, et les siècles ont fait leur effet. Elle caresse les pierres ordinaires, toujours les mêmes, de sa main fine, et son flot est si reposant pour qui sait s’asseoir, et laisser ce tableau l’envahir, le submerger de sa beauté simple et toute prête à l’ébahir.

Ici, on oublie les villes, les hommes, et on perd le fil, du temps, qui s’arrête et qui reprendra quand le fou aura décidé de repartir élucider ses faux mystères, qu’il aura fait coïncider avec sa vie bien inutile à côté d’une Nature vivante, reprendre son existence futile, derrière ses fenêtres fermées.

Si tu cherches une moralité, va donc fouiller dans ton jardin, ou mieux : au fond du ciel, à deux ou trois heures du matin, quand les étoiles sont alitées, allonge-toi et tends la main… Et si tu sais les attraper, garde en mémoire ce souvenir, et tu pourras le ressortir à tout moment, et par lui te laisser happer.

Désir et Aversion sont sur un bateau…

…Aversion tombe à l’eau, qui est-ce qui reste ?

Le bonheur est venu un matin et il est reparti, mais en repartant il a dit ces deux mots : je reviendrai. Le bonheur est quelque chose de sournois, mais pas dans le mauvais sens du terme. Il ne prévient pas, il se pointe, et il s’en va. Alors si on sait le voir, le repérer parce qu’il se cache le bougre… alors on a appris à le saisir. À en saisir toutes les petites nuances, indétectables pour un esprit qui ne vit pas le moment présent.

Le moment présent, et l’endroit où on est, ici et maintenant, sont les choses les plus importantes de la vie, bien avant le confort, bien avant la fortune, bien avant l’amour, bien avant toutes ces choses après lesquelles nous, pauvres êtres animaux que nous sommes, nous courrons. On passe nos vies à courir, on court après des rêves, mais des rêves réalisables, ou pas… lorsqu’ils sont irréalisable on dit qu’on court après des chimères, on court après des femmes, des hommes, on court aussi après une idée qu’on s’est faite du bonheur. Mais parfois il faut savoir s’arrêter, même quelques secondes, parce que courir tout le temps, c’est bien beau, mais ça rime à quoi ? En courant en permanence on s’empêche de vivre vraiment, d’apprécier l’instant.

La passion, d’aucuns diraient que c’est quelque chose d’illusoire, moi je dirais que c’est quelque chose d’éphémère, mais on peut apprendre à la faire durer, ou en tous cas à la faire renaître sur commande. Lorsqu’on sait se plonger dans ce qu’on aime, et que ce qu’on aime est accessible facilement, par la pratique de je ne sais quelle activité, alors on a tout compris. Bien sûr, la vie réserve parfois des surprises, qu’elles soient bonnes ou mauvaises… Généralement on préfère les bonnes, et on voudrait ne pas vivre les mauvaises, mais c’est inévitable, et celui ou celle qui a décidé d’accepter les choses dans leur intégralité, celui ou celle qui sait se laisser traverser par les émotions, positives ou négatives, sans laisser celles-ci perturber son présent, a atteint une forme de sagesse inaliénable – au moins temporairement.

Justement, la sagesse… Il y en a qui y mettent de l’importance, et d’autres qui s’en fichent. Pourtant c’est l’état de conscience le plus haut qui soit. Y a rien de supérieur. Et surtout pas le matériel. Et c’est tout de même ahurissant de constater l’acceptation ou la résignation de beaucoup de monde dans un état de conscience médiocre, au point de glorifier le matérialisme, de le sublimer, au détriment de valeurs beaucoup plus subtiles.

Pour se rassurer, certains, certaines, parlent de « masturbation intellectuelle » lorsqu’ils désignent ceux et celles qui réfléchissent pour améliorer leur quotidien, et du même coup améliorer la société. Car c’est en partant de soi qu’on peut commencer à changer le monde. Se poser des questions est naturel, et on ne s’en pose jamais trop. Le piège dans lequel ne pas tomber ici, est de passer à la question suivante sans avoir pris le temps de trouver une réponse acceptable à la précédente. Prendre le temps, et lui aussi, comme le bonheur, file à une vitesse immense.

L’immobilisme réel n’existe pas à proprement parler. Lorsque je suis assis à écrire ces mots, je suis sur la Terre qui tourne autour du Soleil à environ 30 km/s, et le système solaire, lui, se déplace dans la Voie lactée à 250 km/s. Alors en km/h, puisque c’est la référence par laquelle on peut mieux s’imaginer tout ça, on parle ici de 900’000 km/h. Et la galaxie elle-même se déplace dans l’espace. Bien entendu, tout ça reste théorique. Ce sont des calculs qui ont été faits par des scientifiques au XIXe siècle, des observateurs qui ont certainement été accusés d’avoir la « tête dans les nuages » mais qui sont pourtant des références aujourd’hui.

Alors qu’est-ce qui est important ? J’ai un début de réponse, mais c’est la mienne évidemment, et comme chacun détient sa propre vérité, elle ne sera pas celle de tout le monde. Ce qui est important, c’est ce qu’on considère important. Et on peut penser que les autres se fourvoient dans des choses inutiles – et je l’ai fait dans cet écrit – eux ne voient pas la chose de cette manière. Il n’y a pas d’autre réalité globale que les faits. Et en face des faits, chacun ressent des émotions, chacun les vit plus ou moins bien selon sa façon de penser, et se crée sa propre réalité.

Et le bonheur, selon les interprétation, selon les visions des uns et des autres, est toujours différent, il n’est pas définissable concrètement. On peut proposer une définition globale, mais c’est le dénaturer…

Le journaliste (David Pujadas)

Seconde vidéo d’Usul que je poste ici. Dans une autre publication je vous faisais part de ma découverte de ce jeune vidéaste, et d’un de mes questionnements à son sujet, à savoir l’absence de sa chaîne, d’un épisode de sa série documentaire « Mes chers contemporains ». Je n’ai même pas envisagé la possibilité que cet épisode soit payant, entre autres parce que ce militant m’apparaissait être doté d’une mentalité altruiste. Je soupçonnais par contre une censure de la part de Youtube, et je n’avais pas tort : une autre de ses vidéo vient de disparaître (la vidéo ci-dessus est un « miroir »). Elle comportait des extraits d’émissions télévisées dans lesquelles on voit le journaliste sujet de la vulgarisation d’Usul, mais aussi quelques politiciens comme Sarkozy. Or comme le dit très justement le youtubeur Dany Caligula, la censure pour violation de droits d’auteur est plus souvent utilisée pour faire taire quelqu’un que pour réellement protéger le droit d’auteur, surtout sur internet.

Outre le fait que 70 ans après la mort d’un ayant droit, son œuvre passe dans le domaine public, la loi précise qu’on a le droit de citer des parties d’articles de presse. C’est une exception en matière de droits d’auteur qui permet de faciliter les revues de presse. Mais en ce qui concerne l’audiovisuel, la loi est beaucoup plus vague et à ma connaissance, excepté pour la caricature, il n’y a aucune exception. Ainsi, dès lors qu’un ayant droit se plaint auprès d’un hébergeur de type Youtube, qu’est utilisé sans son consentement tout ou partie – même de trois secondes – d’une des œuvres dont il possède les droits, l’hébergeur en question est tenu de pratiquer la censure ; il en va de même pour les particuliers, lorsqu’un ayant droit par l’entremise (ou pas) de son avocat, contacte une personne lambda et lui demande de retirer une vidéo qu’elle a rendue publique, sur un site perso par exemple, elle est tenue d’obéir sans quoi elle risque un procès. Ainsi, on peut voir des vidéos plus ou moins longues (durant parfois une heure et plus), se faire censurer en intégralité pour de toutes petites parties isolées de quelques secondes.

Concernant la musique, Youtube possède aussi un robot qui scanne les contenus automatiquement et qui déniche des parties protégées, avant de censurer les vidéos sans aucune intervention humaine, et lorsqu’il se trompe parce que ça arrive, le possesseur de la chaîne doit parfois se battre pour que sa vidéo soit remise en ligne, quand elle l’est… On a vu parfois des situations ubuesques, comme des artistes mettant eux-même leur travail en ligne voir le robot intervenir. Cette censure se fait appeler, dans le jargon de Youtube, un strike. Et un des gros ennuis qui vient s’ajouter aux autres, c’est qu’au bout de 3 strikes, la chaîne saute.

C’est aussi de ce sujet que parle la dernière vidéo d’Osons Causer. Ils nous font part d’une future directive européenne, un projet de loi, qui vise à modifier le copyright. Mais pas dans le bon sens : il s’agit d’étendre le droit d’auteur à l’utilisation des liens. Si cette directive passe, on n’aurait tout simplement plus le droit de partager les liens qui proviennent des sites de la presse par exemple – sauf à payer une taxe. Une campagne de résistance, Save the link, est organisée à cet effet, et propose d’envoyer un courrier électronique à son député européen, pour lui demander que ne soit pas adoptée cette directive. Je ne sais pas si cette action sera utile, mais j’ai participé, et je vous invite à le faire (c’est très rapide). Il s’agit également de faire en sorte que soient mis des robots similaires à celui de Youtube (celui dont je parle un peu plus haut), sur tous les réseaux sociaux, voire plus. Et on peut facilement deviner à quel point tout cela nuira au domaine de la création dans le cas où ça passerait…

Une mort d’un SDF parmi d’autres

« Pour l’instant, il est impossible de savoir si ce SDF est mort de froid, indique la préfecture de Seine-Saint-Denis. Une autopsie a été demandée.  »

Je me pose une question : pourquoi la presse parle de cette mort et pas des autres ? Pourquoi celle-ci particulièrement ? Et je voulais souligner le caractère un peu hypocrite du passage que j’ai mis ci-dessus, la presse étant habituée à parler au conditionnel, parfois dans l’affirmatif, pour d’autres affaires pas non plus prouvées, mais là… non. Alors que ça paraît relativement évident vu le nombre d’articles qui parlent de la vague de froid (1).

Pour info le collectif Morts de la rue (2) comptabilise ces décès, il faut bien que quelqu’un le fasse puisque l’État semble s’en moquer.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/livry-gargan-un-sdf-ete-retrouve-mort-dans-le-jardin-d-une-maison-1484723525

(1) Liste non exhaustive d’articles parlant du froid actuel :

(2) http://www.mortsdelarue.org/

Comment juger un candidat (Osons causer)

Voici une méthode que je trouve beaucoup plus intéressante que celle que, grand naïf que je suis, j’utilisais depuis peu, ayant décidé de changer mes habitudes électorales et de me donner, pour une fois, la possibilité de voter dans le cas où j’en aurais envie aux prochaines présidentielles. J’ai toujours été abstentionniste, et j’ai cru sentir un vent nouveau souffler pour 2017. Sans aucune certitude, d’ailleurs la carte d’électeur que j’ai « commandée » à la mairie, je ne suis pas convaincu que je vais m’en servir. Et donc, j’ai écouté surtout les voix, analysé les mimiques, les comportements, les façons de se tenir, de laisser ou non parler ses interlocuteurs, de faire les questions et les réponses sans que le côté rhétorique des questions soit pourtant évident, de certains politiciens (pas ceux dits « de droite », eux, franchement, je m’en contrecarre, et même si j’avais voulu, j’ai commencé à m’intéresser au problème bien après que soit fini le cirque de la primaire de ce qu’on appelle encore « la droite », selon moi à tort ou alors ils sont tous de droite).

Mais soyons réalistes, ils ont les moyens de se faire coacher pour mentir sans en avoir l’air, pour justement se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas. Ainsi j’ai trouvé par exemple, Macron, plus sincère que les quelques autres de son parti (pourtant définitivement mort avec Hollando-Valls), et ce non pas dans les mots qu’il utilise, mais bien dans le ton de sa voix. C’est une méthode plus instinctive que de se baser sur le contenu de ce qu’on entend, mais qui me semblait bonne. Or, elle est risquée. Même très risquée. Quoi qu’il en soit, je n’ai toujours pas choisi quel candidat est selon mon petit jugement subjectif, moins pire, semble-t-il, que les autres. Car c’est bien l’idée, tel que le système est fait, lorsqu’on vote, on ne vote pas pour le meilleur, mais bien le moins pire… ! Enfin, ça me paraît logique.

Bref, la méthode décrite dans cette vidéo est beaucoup plus pragmatique que celle que j’utilisais, et qui était déjà peu conventionnelle. Celle-ci fait travailler la mémoire, force peut-être à lire davantage, à se documenter… Lire des choses indépendantes évidemment, je ne parle surtout pas de sondages, qui sont pour moi le summum de la connerie.

CNV, la relation de couple

Conférence enregistrée à Neuchâtel, avec Marshall Rosenberg et la participation d’une traductrice.

Pour les novices, la CNV (communication non-violente) est un processus de communication non-conventionnel, qui implique de s’interroger sur les besoins et les émotions de ses interlocuteurs. Il sort complètement du principe manichéiste (du bien et du mal) et cherche à éliminer le principe de récompense/punition. C’est un concept qui continue à se développer et qui a inspiré beaucoup de personnes qui ont créé d’autres branches où ils l’ont intégrée en complément d’autres enseignements, parfois ésotériques, parfois religieux, et la CNV a fait ses preuves et mérite qu’on s’y attarde et qu’on tente de l’assimiler à sa manière de communiquer. Si ça fait partie du domaine du « développement personnel », Marshall se contente de transmettre son savoir (en évolution perpétuelle) et ne se met jamais en avant comme le font énormément de soi-disant experts en développement personnel, coachs de vie, etc. Il est un vecteur, alors il fait certes payer l’accès à ses conférences (la location des salles n’est pas gratuite), mais lorsqu’elles sont filmées, il les laisse en accès libre sur internet afin qu’elles puissent être découverte par des novices, inspirer des gens, en plus de se transmettre par ce biais.

Concernant les coachs, pour ma part, et comme toujours ce que je dis reste spéculatif, subjectif, et est un avis que je n’impose pas aux autres (qui reste très personnel), j’ai tendance à penser que ce métier profite d’un problème d’ordre mondial, l’incapacité de beaucoup de personnes à faire des choses censées être « normales » au quotidien, essentiellement pour faire de l’argent. Pour faire fonctionner un commerce sur une base libérale, il ne faut surtout pas que les clients n’aient plus besoin du produit qu’on leur vend. Donc je me méfie énormément de tous ceux qui s’autoproclament « coachs ». Je ne me permettrais jamais de dire que tous les coachs sont vénaux, ni qu’ils ne sont pas efficaces dans leur activité, et même il y en a qui sont altruistes, qui s’autorisent à travailler bénévolement dans certains cas, et qui rendent service à des personnes perdues. Mais je vois nettement un paradoxe négatif dans ce métier. Et si on va sur le terrain des « coachs en séduction » par exemple, on atteint le summum de l’horreur, car étymologiquement, le terme de séduction est de la manipulation (du latin seductio : corruption). J’arrêterais là mon pamphlet sur les coachs.

Les professionnels du développement personnel ne devraient pas oublier l’aspect spirituel de leur spécialité. S’il faut bien que tout le monde vive, le fait de conditionner un savoir à l’échange monétaire va à l’encontre du don de soi, de l’altruisme. Et ceux, celles, qui se spécialisent dans un courant bien spécifique oublient souvent volontairement qu’ils ont le pouvoir d’apprendre à leurs clients (qui ne devraient pas être des clients, mais des élèves) à se développer au détriment d’autrui. Selon moi ils devraient prendre en compte ce point et chercher à ouvrir les yeux à ceux à qui ils enseignent, sur ces choses. Que le développement personnel serve à vivre mieux individuellement, c’est une très bonne chose. Mais si cette progression vers le bonheur individuel doit se faire sur le dos de la souffrance d’autres personnes, ça devient clairement nuisible.

Les « gueguerres » ne m’intéressent guère

Que ce soient celles relatées par les médias, ou celles relatées par des sites web, celles qui provoquent des réponses sur youtube, etc., ou même celles qui restent dans l’esprit commun d’une paire de personnes qui se sont aimées mais qui ont fini par se détester pour des raisons qui leur sont propres, les « gueguerres » sont le fruit des moments de stupidité de personnes pourtant intelligentes, mais qui perdent temporairement tout ce qui fait qu’elles sont évoluées lorsqu’elles y cèdent.

Ça ne m’intéresse vraiment pas, et c’est pourquoi ce billet s’arrêtera là.