L’indifférence, une racine du mal ?

Avertissement : je le répéterai jamais assez, ce que je dis est spéculatif (d’où le classement de ces torchons dans la catégorie spéculations) et n’engage que moi. Bouddha a aussi dit :

Doutez de tout, et surtout de ce que je vais vous dire.

Petit aparté. J’en étais sûr. Alors que chez mes chers contemporains, ce comportement, l’indifférence, sert très souvent et est considéré comme une réaction normale, disons-le, j’en avais pourtant fait un cheval de bataille et m’étais depuis longtemps levé contre. Cette chose m’avait parue être une aberration. Il faut aussi savoir que depuis bien 25 ans, j’ai trouvé dans les philosophies orientales des clés que je n’ai jamais pu dénicher ailleurs, surtout pas à l’école – ce qui est fortement dommage – et encore moins dans les écritures religieuses. Et donc, lorsque un enseignement oriental, qui plus est sacré, car ici on parle du bouddhisme orthodoxe (celui de Siddhartha Gautama, le premier Bouddha), apporte un sens à quelque chose que j’avais toujours pressenti, ça me rassure.

Chez les occidentaux, l’indifférence est conseillée dans certaines situations. C’est une solution pour éviter d’être touché par quelque chose qui dérange l’intéressé. On peut l’associer à la fierté, au snobisme, au mépris.

Chez les bouddhistes, l’indifférence est une des trois racines du mal (appelées aussi trois poisons), avec la colère et l’avidité. Elle est associée à l’ignorance. On peut retrouver ce sens au sein de certains réseaux sociaux aujourd’hui, où justement l’indifférence est utilisée en tant qu’ignorance : ignorer quelqu’un, par exemple un troll, un individu mal intentionné ou qui a trop tiré sur la corde.

Il est intéressant de constater que ces trois racines du mal sont reliées, pour les bouddhistes, aux trois origines de la souffrance : la soif, l’envie, et le désir.

Le Dharma

Spiritualité, ego, alter-ego, mental & altruisme

La spiritualité, étymologiquement, si on remonte les locutions latines, signifie d’abord « immatérialité », puis « souffle » (esprit, âme). C’est le domaine de l’absolu (qui se suffit à lui-même et qui peut donner du sens à la vie, qui ne dépend de rien d’autre que de lui-même). Pour certains, ce sont des religions, pour d’autres, la nature, l’univers, etc. C’est ce qui relie tous les hommes et toutes les femmes, ainsi que tous les êtres vivants et même les minéraux. L’esprit, ou l’âme, mais aussi le karma pour d’autres individus, en dépendent. Ce qu’il y a au-delà de la mort est mystérieux, a toujours fasciné, et tenter de comprendre d’une manière la plus cohérente possible est légitime, sans toutefois accepter des explications toutes faites, arbitraires ou farfelues, dans lesquelles la réponse à la question « pourquoi, comment » ne sera pas « parce que c’est comme ça ». Ça peut donner du sens à sa vie et répondre à beaucoup de questions qu’un être humain se pose. Mais chacun est différent, et les différentes explications auront du sens pour certains, et pas pour d’autres qui en donneront par d’autres explications, et c’est pourquoi on ne devrait pas se permettre de considérer un pratiquant d’une religion qui n’a aucun sens pour nous, comme quelqu’un qui est dans l’erreur, car c’est sa vérité, et si pour lui elle donne plus de sens à sa conception de l’absolu que pour nous, grand bien lui en fasse.

L’ego, c’est le Moi, c’est la partie de soi qui revendique qu’elle existe depuis l’instant de la naissance jusqu’au dernier souffle. L’ego se nourrit des émotions, qui peuvent ou le caresser dans le sens du poil, ou le blesser. L’oeil (ou les autres sens) voit des faits. Avant d’aller au mental, les images de ces faits passent par l’ego qui avale l’émotion ressentie à la vision de ces faits. Ils atteignent ensuite le mental qui interprète ces faits en les agrémentant naturellement de l’émotion ou des émotions qui les accompagnent, ainsi le mental juge les faits et leur attribue une valeur de bien à mal en passant par toutes les nuances qu’il peut y avoir entre les deux. Seulement, les faits sont dénués d’émotions, quels qu’ils soient ils sont neutres. L’ego place donc un voile semi-transparent (et parfois complètement opaque) sur l’interprétation des faits, et le mental ne les voit pas tels qu’ils sont, mais modifiés par les émotions dont l’ego s’est nourri.

L’alter-ego est un personnage factice que l’on se fabrique tout au long de sa vie, au moins jusqu’au moment où on en prend conscience et qu’on essaye (ou pas) de s’en débarrasser. Petit à petit lorsqu’on quitte l’enfance, à partir de 6 ans, on s’éloigne de sa vraie Nature, le Moi profond, l’ego dans toute sa splendeur. L’enfant avant 6 ans s’il découvre l’extérieur, n’a d’intérêt que lui-même. Tout ce qui fait qu’il est ce qu’il est représente sa vraie nature. L’Homme devrait se souvenir toute sa vie de ce qu’il était avant ses 6 ans, or il l’oublie progressivement, et cette nature s’efface pour laisser la place à un individu postiche qu’on appelle l’alter-ego.

La spiritualité a pour effet de maintenir l’Homme dans un cadre de fonctionnement bien défini par certaines limites. Lorsqu’on s’y intéresse, si l’enseignement vise à ça alors le but deviendra de s’améliorer et de faire du bien autour de soi, selon sa propre conception du bien (cadrée par l’enseignement spirituel). Un jour ou l’autre, il se rend alors compte qu’en faisant cela, du bien autour de lui, c’est à lui-même qu’il en fait à travers ses actions. Le bien que l’on se fait à travers le bien qu’on fait aux autres est presque accidentel, involontaire, au départ puisque lorsqu’on s’en aperçoit, on peut finir par décider de le faire pour ça, pour se faire soi-même du bien grâce à celui qu’on fait aux autres, et trouver un équilibre dans tout ça.

On peut être altruiste toute sa vie sans en avoir conscience. J’ai déjà théorisé de manière utopique et même sans grande conviction, que grâce à l’altruisme, l’humanité pourrait sortir de sa condition individualiste, se débarrasser de ses habitudes d’échange via une monnaie, ne plus attribuer des valeurs souvent arbitraires (comme celles attribuées aux métaux soi-disant précieux, l’exemple extrême) aux choses lors de la demande, de l’offre, de ces choses. L’offre et la demande constituent des situations qui peuvent mener à des conflits, et en admettant que tout le monde soit altruiste (le côté utopique de cette théorie), il n’y aurait plus aucun problème et les échanges deviendraient des dons sans attente en retour. En France, nous avons des expressions qui maintiennent une situation de prêts et dettes même concernant les services qu’on peut se rendre les uns aux autres : les expressions « à charge de revanche » ou « renvoyer l’ascenseur » même si elles partent d’une bonne intention, sont significatives sur ce sujet. Elles signifient normalement à quelqu’un que son service lui sera rendu en retour un jour ou l’autre, par un autre service de valeur équivalente, toujours selon une échelle de valeur définit par soi-même et sans le consentement de l’autre. Mais pour beaucoup, ces expressions signifient aussi que sans retour de la part de l’autre, ils ne feront rien. Conclusion, ces expressions vont à l’opposé de l’altruisme.

Âmes et existences

Résumé :
Entrez dans les peaux de trois âmes, et de leurs existences respectives qui vont se croiser, parfois s’aimer, se perdre, et se retrouver. La vie, la mort, le contraste entre des situations sociales, les liens qui sont des besoins vitaux pour les humains, et l’espace entre les morts et les nouvelles vies, tous ces sujets y sont abordés.

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Réparation

Résumé :
Écoutez l’histoire racontée par une âme, elle vous évoquera quelques existences tragiques qu’elle a vécues, et tout ce qu’elle a tenté pour réparer une erreur intervenue très longtemps auparavant, erreur due à la bêtise de quelques individus dont la classe sociale élevée fut un prétexte pour empêcher deux êtres destinés l’un à l’autre, deux flammes jumelles, de s’aimer en paix. Une romance distribuée sur plusieurs vies terrestres.

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L’homme-orchestre

L’homme se cherche peu du côté spirituel,
Il entretient sa tête et son cœur, mais cela
N’est pas suffisant, l’esprit n’est pas actif.
Il soigne son physique, mais pas son aura,
Emplit sa tête de milliers d’informations,
Ça se bouscule, comme au fond d’un sac
Qu’il secoue, mais il faudrait faire un tri
Entre tout ce bric-à-brac, faire attention
Et décider quoi laisser et quoi il gardera.
Difficile, dans ce vacarme assourdissant,
Il faudrait pouvoir voir tout ça au ralenti,
Et petit à petit, se débarrasser de son ego,
Et mieux supporter et maîtriser l’émotion,
Trouver l’erreur dans ce grand panorama,
Sans qu’il ne prenne forme de maelström.
Il devrait, de son cerveau, être le maestro,
Trouver la clé au milieu de son trousseau,
Et qu’il puisse se regarder dans un miroir,
Accepter tout ce qui fait de lui un homme
Sans avoir ce besoin de se trouver si beau
La beauté intérieure, celle de ces humains,
De plusieurs choses, est un subtil mélange,
Tête, cœur, corps, esprit, et c’est si étrange
Certains ne nourrissent pas tous ces côtés,
Alors que l’équilibre en est très dépendant,
Et que l’être est fait de tout cela cependant.
Ne rien oublier, ce afin de bien progresser
Est bien nécessaire, et c’est tel un concerto,
Musique pleine d’instruments qui ont faim,
Piano, guitare, et il y en a encore beaucoup
L’être peut être vu tel un homme-orchestre
Aux manettes de tout, qui doit faire son jeu
Ne jamais s’arrêter, bien trouver les accords
Pour éviter de stagner, gagner la délivrance.