La publicité, la dégueulassitude

Ils sont de plus en plus nombreux ces sites qui placent soit un message qui pour moi glorifie l’usage de la publicité, soit carrément une obligation de désactiver adblock sur leur site pour accéder à leur contenu.

Je veux m’arrêter ici sur le premier modèle. Ce sont pour la plupart des sites qui disent qu’ils « vivent » de la publicité. Des gens qui ont besoin d’un salaire plus gros, ou qui ont des ayants droits qui veulent de gros salaires, la publicité n’est pas une question de quelques centimes, sauf pour les « petits »… Pyramidal comme système. Ce seront toujours ceux qui sont les moins connus, qui ont moins de cerveaux disponibles, qui toucheront les miettes, et ce seront toujours ceux qui sont en haut de la pyramide qui toucheront le plus de pognon. Ce ne sont pas ceux et celles qui ont le plus besoin de toucher un peu d’argent qui le touchent. Et on peut refuser de se faire complice de cette aberration en n’entrant simplement pas dans ce jeu vicieux. Putain, des vices j’en ai déjà suffisamment pour pas m’en ajouter un, qui plus est qui est celui d’énormément de monde, un bien plus gros pourcentage que l’ensemble de ceux qui fument par exemple. La consommation.

S’il te plaît, désactive adblock, je vis de la pub… tant pis si tu le fais pas mais quand même…

Pathétique. Qu’ils passent dans le 2e modèle… Qu’ils interdisent l’accès à leur site pour les gens qui utilisent adblock. Parce que dire des trucs comme ça, c’est effectivement justifier l’existence de la publicité. Or la publicité, selon moi, c’est un effet pervers d’une société qui s’enfonce dans un capitalisme déjà omniprésent, et qui continue de s’y enfoncer. La publicité n’a pas à exister. Si elle existe, c’est pour se faire complice du pourrissement de la société. Et si d’aucuns ont besoin de vivre de la publicité, même si j’ai pas de conseil à leur donner, qu’ils apprennent à vivre avec moins d’argent. Seulement « on » ne veut pas sacrifier une partie de son confort acquis, « on » veut croire qu’ « on » mérite ce confort surdimensionné pour énormément de monde. Des maisons trop grandes, qui bouffent la nature, des meubles trop chers, qui s’ils sont rares en plus, « on » va les trouver beaux. Même si chacun vit comme il a envie de vivre, j’insiste, je ne suis pas d’accord avec tous ces principes nuisibles.

Je suis un très mauvais client. Je ne consomme pas. Je suis plus ou moins obligé d’aller faire mes courses pour avoir de quoi bouffer chez moi, mais je prends toujours les premiers prix, et très peu de produits. Et finalement c’est pas une question d’obligation, je pourrais dédier un peu plus d’argent dans mon budget pour pouvoir acheter les produits un peu plus chers. Non, je le fais parce que je refuse d’entrer dans la logique consommatrice où on voudrait faire croire que les produits avec des marques inscrites dessus sont de meilleures qualités. Je n’achète jamais un CD, un DVD, par contre je m’offre des livres, mais toujours d’occasion… Quel intérêt pour moi d’acquérir un bouquin tout neuf ? Je le lirai, ou je le lirai pas, quand même, le contenu sera toujours le même… Je n’achète jamais de choses neuves, et même la plupart de ce qui habille mon logement, c’est des trucs qu’on me donne, pour ainsi dire. Je n’ai aucun besoin de consommer. Je ne suis pas de ceux qui jettent aux encombrants des meubles ou de l’électroménager parce que j’achète une nouvelle batterie de ces trucs. Mais je profite de cette idiotie pour meubler mon logement. On trouvera ça sans doute un peu hypocrite. Moi je trouve pas ça hypocrite du tout. Car en admettant que la société soit équitable, et vraiment équitable, les gens comme moi pourraient acheter des trucs neufs sans défoncer leur budget. Si les gens utilisaient jusqu’au bout leurs possessions, jusqu’à ce qu’elles tombent en panne, et des pannes irréparables, alors déjà on n’aurait pas des tonnes de merdes dans la nature, on n’aurait plus des montagnes de décharges qui s’entassent. Mais les gens sont malades, ils aiment l’argent.

Ça me fait penser à un truc tout ça. L’autre fois, j’étais allé lire dans la forêt, pendant 3 heures environ. Et lorsque je suis rentré chez moi, j’étais assez apaisé, contemplatif, et avant la sortie de la forêt un papillon a arrêté mon regard quelques instants accentuant mon sourire déjà présent. Sourire qui s’est éteint tout de suite car l’insecte est passé juste au-dessus de l’emballage d’un produit consommable quelconque, en plastique, qu’avait jeté un être humain (et oui, les animaux ne consomment pas donc ça ne pouvait être qu’un être humain). J’ai pensé au geste destructif pour la Nature, qu’avait fait cet être humain, me l’imaginant en train de le faire, dans une désinvolture totale. J’ai pas pu m’en empêcher. Et forcément, ça a annihilé la beauté de l’instant contemplatif. J’ai pensé à tous ces humains qui font la même chose un peu partout, et aux résultats dévastateurs. Et j’ai pensé ensuite aux personnes qui, comme moi et mes amis, vont profiter de cette Nature généreuse, et qui une fois qu’ils quittent l’endroit, n’oublient jamais de nettoyer la place et emportent leurs déchets non biodégradables, et enterrent ceux qui le sont.

Aujourd’hui je pense à cette opération qu’on a prévu de faire avec ces mêmes amis, de nettoyer de tous les déchets (dont une bâche dégueulasse en plastique noir qui se déchiquète petit à petit répandant ses bouts un peu partout dégueulassant l’endroit progressivement) qui étaient déjà là avant notre découverte de ce coin de nature, dans lequel on aime bien se poser, pour discuter, lire, fumer, boire, emmener les gosses s’amuser, s’amuser nous-mêmes. Pourtant on est une belle bande de schlags… Mais le fait d’être dans un trip « thug life » n’empêche pas de respecter la Nature.

L’autre fois, les gosses faisaient une cabane au bord de l’eau et j’étais enchanté de cette initiative, jusqu’au moment où par paresse, ou bien par facilité, ils ont pris un morceau de cette bâche pour isoler un peu les bouts de bois qui formaient un genre de tipi. A partir de ce moment-là, je ne pouvais plus me faire complice de cette entreprise car elle allait clairement à l’encontre de mes convictions. Pour un gamin relativement innocent, ça n’a aucune incidence et d’ailleurs on les a laissé faire, pourquoi les en empêcher s’ils avaient envie de le faire ? Pour une personne adulte déjà dégoûtée du monde dans lequel elle vit, ça en a. Et à un moment, un des mômes est venu me demander d’attacher la bâche puisque j’étais assez grand pour le faire, et que lui non. Et j’ai refusé catégoriquement. En lui expliquant gentiment que ce truc était dégueulasse, et qu’il dénaturait la beauté simple de leur petite construction innocente. Et puis le plastique ça pollue, certes, mais ça crame bien aussi. Imaginons qu’un gosse moins jeune voit ça et ait l’idée de faire prendre feu l’ensemble, irresponsable. L’endroit aurait été détruit. Avant de partir j’ai remis le bout de bâche là où ils l’avaient pris, et c’est là que j’ai proposé qu’on nettoie l’endroit. Proposition qui a été accueillie avec enthousiasme.

Toutes ces choses desquelles je viens de parler sont reliées les unes aux autres par un fil qui porte le nom de consommation. Et si on prend encore un peu plus de recul, de capitalisme. Sans ce besoin d’entasser des merdes alors qu’on les emportera pas avec soi une fois mort, sans ce besoin d’avoir toujours plus de pognon, y aurait pas tous les effets pervers… dont la publicité qui pousse à consommer encore plus, qui induit l’idée qu’en le faisant via ce moyen (un clic sur un lien qui propose un produit) on rendra un peu plus riche une personne déjà assez riche, qu’on fera certes le bonheur d’un petit en lui accordant quelques centimes grâce à un clic, mais le faire c’est, encore une fois, se faire complice de tout ce système.

Ecosia, alternative à Google qui plante des arbres

Et cerise sur le gâteau, en un clic, tu peux installer un plugin (ou greffon pour les puristes) qui fera de ce moteur de recherche le moteur par défaut de ton navigateur camarade ! Et tout ça sans te déconnecter de ton compte Google parce qu’il faut bien l’admettre, Google c’est pratique, surtout si on va sur Youtube régulièrement et qu’on veut mettre son grain de sel dans les commentaires… Qu’il y a aussi Gmail, Google Maps, Analytics, et pas que…

Bref, Ecosia est une alternative qui est utile et qui ne dérangera pas tes habitudes si tu as un compte Google et que tu souhaites y rester connecté-e. Pour l’utiliser depuis un moment, j’ai remarqué qu’ils étaient très réactifs aux demandes des utilisateurs, qu’ils faisaient évoluer leurs filtres de recherche constamment (récemment, ils ont ajouté par exemple un filtre pour ne rechercher que des images du domaine public, ou des images légalement réutilisables – le fameux Creative Commons), et qu’ils n’étaient pas hostiles aux compétences du géant, la preuve : un lien vers Google est mis tout en haut.

https://www.ecosia.org/

Little spell

Par hasard ou par volonté, par le Lézard de Castañeda,
Les shamans peuvent absorber la sève des plantes, par les
Forces de la Terre, de l’Air, de l’Eau et du Feu unifiées,
De l’Amour et de l’Absolu, de l’infini, du vide, du plein et du rien,
La réalité n’est pas altérable, celle du passé restera la
Nature des choses, et l’action n’agit que sur l’instant d’après.
Par le présent qui n’existe pas, par le temps qui passe en coup de vent,
Toutes les vérités sont inexorables… Elles sont. Et puis…
Les détails sont des détails, et les détails, on s’en fout.
Choses réelles, mes sens vous reconnaissent, mes folies
Existantes s’effacent juste par un simple désir,
Par une petite décision si infime soit-elle, elle est.
Mon esprit l’a saisie, lui. Mais celle que je connais si peu, mon
Âme, joue les touristes, comme si elle était finement
Isolée dans un lieu inconnu, ses repères perdus, fataliste.
Je vis pourtant chaque moment de ma vie, pleinement.
Te souviens-tu, mon cœur ? N’aie pas peur, car je
Chercherai un abri pour que tu puisses te reposer.
Partout où j’irai, ma mission sera quête, et le Graal,
Où qu’il soit, finira par se révéler, et je finirai par le boire.
J’irai partout, sous la Terre, dans les Airs, dans la mer s’il le faut,
Chaque recoin de chaque montagne sera essayé, et ta
Bouche ne sera plus jamais en reste, mon cœur.
Que l’Humain m’en soit témoin, c’est une promesse que je te fais.
J’embrasserai tous les arbres, toutes les vallées, je dévalerai les pentes, parcourrai les forêts, à la recherche de ta maison.
Chaque sentier, même ancien, chaque route, et son bitume,
Visage double d’une planète jadis offerte, pour toutes et tous, alors…
Que la Vie reprenne le contrôle, si elle le peut,
Je serai là, et si elle le peut, si elle le fait, moi je…
Regarderai du haut de mon petit nuage, toujours le même nuage, bien planqué au fond du ciel, celui qui ne se voit pas, et je…
Me fondrai dans les éléments, si agités soient-ils, et ils…
Feront bien ce qu’ils veulent, tout ce qu’ils veulent.
Penser n’est que l’expression insipide d’un court passage sur la Terre,
À l’abri de la sagesse et de l’intelligence qu’il faut soi-disant chercher, parmi les Humains et leurs codes incompréhensibles. Et…
Toi… Oui, toi… Qui es-tu ?

Où est la source ?

C’est mortel, dans ma hutte je plane comme un goéland
Dans le contrevent et sans bouger, avec ma vie qui défile,
J’affûte des armes alphabétiques et poétiques,
La bataille tribale s’organise, c’est le combat de l’esprit,
Face à face, deux parties d’une dualité se provoquent…
Attaque en suspens, le temps se pend à un fil et patiente,
L’instant dure et enveloppe l’occident de son voile oxydé,
L’instant étouffe, l’excédé à bout de souffle éclate en morceaux,
Et ramasse les miettes aux matins de ses nuits éparpillées.
Amour et haine sont inséparables, ensemble elles aiment rester,
Elles se dosent à l’ancienne, dans certaines proportions,
Avec des poids en plomb et une impartialité de fer,
L’ouvrage est alors vendu sur le marché des réactions,
Avec des émotions en prime pour l’ego tenu en laisse,
Ce sont ses friandises, il en ferait un caprice précoce.
Qui tient vraiment la laisse par ici ? Souvent on se demande.
Toutes les humeurs ont une source, c’est ce que dit la rumeur,
Je n’en démords pas, j’en suis même certain, c’est ça !
Et la source devint ruisseau, et le ruisseau, rivière,
Et la rivière, fleuve, et le fleuve… Quel fleuve ?
Celui où des bateaux vivent, s’envolent au loin,
Celui qui passe sous le pont, tu sais ? Le pont…
Et épouse l’océan, se mélangeant au sel en dansant,
Celui-là.
C’est ce fleuve, véloce, qui devient vagues écumées,
Qui frôle les îles tropicales où le chaud soleil s’étend,
Qui s’évapore haut dans le ciel en lui prêtant des couleurs argentées,
Et qui retombe dans le fleuve, ce cycle perpétuel, et tant
Que la Terre existera, ça continuera.
La Terre est ton visage, la pluie c’est les larmes,
Les nuages et les îles, les paysages, sont les humeurs,
Et le fleuve indivisible des mers, le temps qui passe.
Le ruisseau, ton enfance.
Et la source ? Mais où est la source ?

Un an déjà

C’est une bien triste date, un triste anniversaire,
C’était il y a un an, jour pour jour, quelle misère,
Que les gendarmes et leurs grenades incendiaires,
Ont tué un jeune homme engagé pour la Terre.

Il s’appelait Rémi, et il ne voulait pas,
Qu’on nuise à la Nature, c’était là son combat,
Contre la préfecture, qui avait sans débat
Décidé qu’on élève un barrage ici-bas.

Ici-bas à Sivens, la vallée du Tescou,
Les promoteurs vénaux, et des milices casse cou,
Sortes de vieux Nazis armés de pelles et fourches
Aidés par les gendarmes, et leurs maintes cartouches,

Multipliaient les gnons, les attaques gratuites
Sur ces preux militants non violents, que la fuite
Ne concernait en rien, eux visaient la poursuite
De leurs belles convictions, qui n’étaient pas fortuites.

C’était il y a un an, dans la nuit les gendarmes
Équipés de matraques, de flashball, de leurs armes
Ont lancés sept-cent-trois grenades en un vacarme
Ahurissant et sourd, sans s’inquiéter du drame.

Du drame qui a suivi leurs actes injustifiés,
Leurs violences où la vie d’un jeune homme sacrifié
A été balayée par le tir assassin,
D’un des flics surarmés, d’un de ces fantassins.

Pour ses proches, ses parents, la non compréhension
Fut suivie d’un déni, de fausse compassion,
Car le gouvernement, loin d’admettre sa faute
L’a rejetée sans fin, sur les uns, sur les autres.

On ne comprendra pas pourquoi ils t’ont tué,
Car tous les responsables se sont évertués
À cacher les raisons pour lesquelles des armes
De guerre furent usées et ont volé ton âme.

On ne t’oubliera pas, Rémi Fraisse, jamais,
Car tu es un symbole de l’injustice amère
D’un système glouton qui détruit, mortifère,
La Nature et les mers pour de vils intérêts.

À Rémi Fraisse

La raison du plus fort

C’est l’histoire de Raoul le pangolin. Il se ballade sur le bord d’un canal à la campagne et alors il arrive à une écluse. Au fond de l’eau, fouinant dans la vase, Gaspard le ragondin n’entend pas Raoul arriver, il refait surface dans un hoquet, reprend son air, et quelle n’est pas sa surprise d’apercevoir Raoul. Et Raoul observe Gaspard, et Gaspard observe Raoul.
 » Mais qu’est-ce tu fous ici toi espèce de pangolin ?
– Je m’ballade.
– Et d’où tu sors ?
– Je m’suis barré du zoo, j’en avais marre de voir leurs gueules et leurs sales mioches qui me jetaient du pain.
– Quoi ? Tu crache sur de la bouffe toi ?
– Attends tu visionnes pas l’truc là, faut t’proj’ter à ma place aussi si tu veux comprendre. J’ai jamais connu la liberté moi ! Toi tu fais c’que tu veux t’es libre, non ?
– Vrai !
– Et ben là bas moi j’étais enfermé tout le temps, dans un habitat soi disant naturel. Oh y avait bien le véto qui m’branlait d’temps en temps, mais rien, pas d’nana par exemple ! T’imagines toi ? Ceinture pour l’tagada !
– Ouais OK. Moi ici j’ai au moins cinquante femelles, elles en prennent de partout mon pote. C’est ça la liberté.
– J’suis pas polygame moi, et pi j’aime pas les partoozes, ça m’intéresse pas de niquer cinquante meufs, rien qu’une déjà ce s’rait pas mal.
– Ah ! Ben tu sais pas c’que tu perds !
– Non, et puis j’m’en fous tout à fait entre nous !
– Et alors tu comptes aller où maint’nant ?
– Je sais pas puis ça aussi j’m’en fous. T’as pas du speed ?
– Du quoi ?
– Du speed crétin ! Tu sais pas c’que c’est du speed ?
– Mais si j’me fous d’ta gueule pangolin !
– Ba c’est pas drôle. Allez arrête tes conn’ries j’ai envie d’m’envoyer un peu d’speed, j’suis sûr que tu sais où trouver ça…
– OK, va voir Camille la chenille, elle est perchée…. là haut. »
Gaspard montre un endroit en contrebas du canal. Alors Raoul part vers le lieu indiqué, en trottant comme un petit chat. Il arrive assez vite au pied d’un grand arbre tout vert, regarde bien autour de lui mais il ne voit personne. Il commence à se dire que l’autre ragondin s’est encore foutu de lui, quand il aperçoit finalement, une toute petite chenille, posée sur un brin d’herbe. Camille observe Raoul. Et Raoul observe Camille.
 » T’as du speed ?
– Ca s’pourrait… Tu m’donnes quoi en échange ?
– J’ai du cash.
– Reviens demain. Le temps que j’aille le chercher.
– Quoi ? ? ? Nan mais tu pètes un câble ! Moi c’est aujourd’hui qu’j’ai envie d’me défoncer ! T’en as pas sur toi ?
– Tu vois des poches sur mon magnifique corps ?
– Magnifique corps, magnifique corps… Arrête de t’la péter sale chenille de merde !
– Parles moi bien toi sinon j’te nique la gueule avec mes poils urticants. Et pis fais pas trop l’malin si tu veux pas t’retrouver avec une fourmilière au complet sur la gueule ! C’est pas parce que t’es un pangolin qu’il faut m’faire chier ! J’en ai maté des plus coriaces ! Non mais ! ! !
– Vas y ta gueule »
Raoul bouffe Camille.

FIN

Image (cc) Dotpolka

Antispécisme

spécisme /spe.sism/ masculin

  1. Discrimination basée sur l’espèce, qui fait de l’espèce en soi un critère moral pour déterminer la manière dont un être doit être traité.
    • Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier.  (Cahiers antispécistes)

antispécisme /ɑ̃.ti.spe.sism/ masculin

  1. Mouvement soutenant que les espèces animales méritent le même respect que l’espèce humaine, et condamnant donc l’exploitation des animaux par l’homme ou leur maltraitance.

Source : Wikitionnaire

Et voici encore un mot en -isme, qui vient s’ajouter à la liste de certains mots en -isme qui font chier le monde un peu partout à sa surface habitable. Le spécisme et l’antispécisme.

Quelle liste ?

  • Racisme
  • Fascisme
  • Sexisme
  • Mysoginie

Ah merde le dernier est pas en -isme… Tant pis. On peut en trouver d’autres mais je vais pas me fatiguer.

Le Spécisme

J’aime bien me renseigner sur les trucs que je connais pas, et la première fois que j’ai vu le mot spécisme, j’ai pas compris évidemment. Alors j’ai un peu cherché, et je me suis aperçu que la plupart des gens l’étaient, et que je l’étais. De par mon éducation de mangeur de viande. De par mon éducation protestante excluant les animaux de leur paradis et toutes les conclusions que j’ai pu en tirer enfant. De par d’autres détails aussi, que je n’étendrai pas ici. Alors j’ai commencé à réfléchir et à me remettre en question, tout en continuant à me documenter sur la souffrance animale, due à son exploitation.

Le spécisme est partout, dans nos moeurs, chez macdo, chez ma tante que si elle avait des couilles on l’appellerait… Antispéciste ! Chez toi peut-être… Dans ton pot de miel, dans ton frigo, dans ton congélateur, à tes pieds, sur ton dos, sur tes murs et ton sol, sur tes fringues, dans tes engrais commerciaux, chez le fermier du coin, chez les éleveurs, dans les animaleries, dans la loi…

Pendant une seconde j’ai cru que le mot antispécisme était né avant le mot spécisme, mais non… Il est né de la plume d’un philosophe écrivain en 1970. Et ensuite, de sa découverte se sont dévoilés les premiers membres du mouvement anti, qui sont, encore aujourd’hui, des personnes indignées de savoir que depuis les années 50, on ment à tout le monde pour accroître les business des exploitations animales en tous genres. C’est sûr qu’il aurait été marrant qu’on découvre que le mot antracisme ait été créé avant le mot racisme. Et ça aurait pu. Ça aurait simplement signifié que le racisme avait été nommé et définit quasiment en même temps que s’étaient revendiqués les premiers antiracistes.

L’exploitation et la souffrance animale

L’exploitation animale c’est partout. Du gars qui colle son chien attaché à une chaîne jour et nuit pour garder sa maison, aux entreprises d’élevages intensifs de boeufs aux USA qui provoquent des trous dans la couche d’ozone et des pollutions intenses dues à leur merde (oui oui, leur caca) et leurs gaz, car faut appeler un chat un chat et un pet un pet… mais quand ils sont des centaines de milliers de bestiaux réunis sur un petit espace, à bouffer des merdes OGM bourrées d’hormones pour le rendement, c’est des centaines de milliers de pets toxiques par jour qui s’envolent dans notre ciel d’azur et qui va rejoindre les nuages bleutés teintés des rayons violacés du soleil couchant… Et quand on sait que ces dits bestiaux vivent un tiers voire un quart de leur vie seulement, juste pour remplir plus vite certaines assiettes, qu’ils ne sont nés que pour être entassés, démembrés et bouffés, on est en droit de se poser des questions.

L’exploitation animale c’est aussi la destruction programmée, le génocide, d’espèces entières à cause de la chasse et de la pêche intensive. Juste pour nourrir quelques humains, jeter les restes, pendant que les restes de la planète crève de faim…

L’enfant sacré et le chien maudit

L’antispécisme, c’est également un cas précis chez nous : l’euthanasie programmée et systématique des chiens mordeurs et des chiens errants. Et ici, encore une fois certains se servent des enfants comme prétexte pour étancher leurs soifs de vengeances, pour justifier un acte barbare : punir un chien à cause de l’éducation mauvaise qu’il a reçu, ou simplement à cause de l’irresponsabilité ou de la connerie de son maître (oublier la muselière pour un chien dangereux pour exemple de connerie qui peut coûter cher), et à cause de laquelle il a mordu quelqu’un, un gosse peut-être.

Pour information, je dis pas ça à la légère : je me suis fait mordre quand je marchais pas encore, et il a fallut me recoudre au dessus de l’oeil, ça se voit encore 35 ans après. Le chien n’a pas été euthanasié, et encore heureux, c’était un bon chien qui n’avait que mordu, et les responsables étaient ici des adultes qui eux, avaient fait une connerie : laisser un enfant en bas âge au contact d’animaux potentiellement dangereux. Entre punition et torture ou mise à mort, il n’y a qu’un pas, et quand on est un chien il suffit de franchir la limite une seule fois pour passer dans le camp des condamnés à mort. Et c’est triste.

Que ferais-je si un chien m’attaquait, ou pire, attaquait un proche devant moi ? 

Si il n’y a aucun autre moyen c’est lui ou moi, en légitime défense je tente de le blesser, de l’assommer ou de le faire lâcher. Mais sur le coup. Comme je ferai de même avec un humain qui m’agresserai physiquement ou agresserai physiquement un proche. C’est de la self-défense, voire de la survie. Mais il ne faut pas s’éloigner de l’idée que ce chien, s’il avait été éduqué convenablement, si son maître était responsable, n’aurait pas attaqué ou n’aurait fait aucun dégât en attaquant. Être responsable, pour un maître qui a un chien qu’il ne maîtrise pas, c’est déjà le faire éduquer, lui mettre une muselière s’il le promène, et s’il le lâche, de vérifier que l’espace ne contient pas de potentielles êtres-vivants qui risqueraient de subir ses attaques. Le maître devrait être  responsable en toutes circonstances. Si son chien mord quelqu’un, c’est de sa faute.

On ne prend pas de chien si on est pas capable de comprendre le modèle hiérarchisé d’une meute, et si on ne peut pas prendre le rôle du chef de meute. Sinon, on est un danger potentiel avec son chien, et son chien est un danger potentiel pour soi. Il prendra le dessus sur son maître, et alors ce dernier n’aura plus aucun contrôle réel sur son animal. Le maître est obligé de le dominer. Et le chien de se mettre en position de soumis.

On pourrait entrer ici dans des considérations philosophiques sur le sujet de la domination, et les raisons pour lesquelles on ne devrait pas se permettre de se mettre en situation de domination envers qui que ce soit, mais on le fera pas, car ça signifierai simplement ne pas prendre de chien, ou se laisser faire par le sien. On est obligé, si on veut vivre avec ces animaux au fonctionnement ancestral de groupe, qui répond au respect de certaines règles animales, de passer par ce phénomène de domination du maître / soumission du chien. Sans quoi on se fait bouffer comme dans la nature.

Les parcs aquatiques

Pour continuer un peu sur l’antispécisme crasse, une des plus grandes saloperies qui existe au monde, est le parc d’attraction qui comporte des spectacles avec animaux marins. Quand on demande aux exploitants (qui brassent de bonnes sommes grâce à ces animaux qu’ils exploitent), si les dauphins ou les orques, phoques etc sont heureux, ils répondent « bien sûr » mais qui serait heureux confiné dans une pièce minuscule avec d’autres congénères qu’il n’a pas choisit ? Transposé sur l’homme ça fait un peu penser à la prison… Mais oui, c’en est une. Si les gros animaux marins font les clowns dans la piscine, c’est pas pour amuser la galerie, c’est juste pour ne pas crever de faim, pour le dommage minimum, c’est de la soumission pour ne pas subir les nombreuses punitions imaginatives que leurs infligent les exploitants, à commencer par les priver de nourriture.

Dans le film documentaire The Cove (La baie de la honte – vidéo en en-tête) on découvre que les Japonais s’étant vu interdire la chasse à la baleine par l’ONU, se sont rabattus sur les dauphins qui n’entraient pas dans l’article de loi Onusien (étant trop petits), par appât du gain et un peu par peur de perdre leur place privilégiée dans le marché mondial du poisson. Les meilleurs sont vendus aux enchères des millions de dollars aux parcs aquatiques du monde, et le reste (des centaines de dauphins peu intéressants en raison de leur sexe, leur âge, leurs couleurs ou leurs tares) est massacré et vendu sur les marchés aux poissons.

Dans le film documentaire Blackfish, on découvre le même type de traitement sur les orques, ces baleines noires et blanches aux dents acérées, véritables chasseuses et régulatrices des océans, qui n’attaquent que peu l’homme, voire pas du tout. En captivité, ce n’est plus rare qu’une orque attaque un dresseur. Et on comprend assez facilement pourquoi quand on s’intéresse de plus près à ces animaux qui vivent en groupes familiaux hiérarchisés.

Le rôle d’un animal exploité

C’est un objet de consommation. Il naît pour sa fonction, et il meurt quand l’homme a décidé que c’était son heure. Dans la loi française, les animaux sont considérés comme des biens matériels, et on peut jeter à la poubelle aussi bien une lampe de poche qui ne fonctionne plus, un briquet qui n’a plus de gaz, un chien… Heureusement que les associations de protection animale sont là. Mais elles ne peuvent pas être partout, et beaucoup d’hommes et de femmes prennent encore leurs animaux pour des punching-balls sans que ne serait-ce qu’un voisin ne réagisse et ne sauve ces bêtes.

Le rôle d’un animal exploité est déterminant pour sa survie. Les animaux sauvages ne servent pas directement l’homme, sauf à réguler la chaîne alimentaire, et c’est un service rendu à tout ce qui est vivant ici bas, c’est déjà énorme. Mais les animaux dits non-sauvages, ou domestiques, ont pour beaucoup des rôles qui les relèguent à la mort, des morts dites « nobles » par les bourreaux pour adoucir leur geste aux yeux des gens sensibles, et pour se trouver des prétextes de continuer. Exploité toute sa vie. Vendu, puis exploité. C’est son rôle : servir l’homme. Pathétique n’est-ce pas ? Parce que c’est l’homme qui a décidé ça en l’honneur de son attrait toujours plus fort pour le sang cuit et cru et pour satisfaire d’autres lubies. Et plus il mangera de viande, plus il aimera ça, mais plus il crèvera vite, parce que la viande ça amène des maladies du sang, des os, du foie, de l’estomac et des intestins, etc.

L’exploitation animale est une autre facette de la guerre. C’est une guerre avec esclavagisme, contre toutes les espèces qui ne sont pas les hommes. Et comme on exploite aussi les hommes, alors les animaux vous comprenez… ça passe après…

Mon antispécisme me force à dire : NON ! !

Image (cc by) Bruno Boutot

Naissance

Résumé :
Depuis un endroit mystérieux du système solaire, jusque l’intérieur d’une femme, une âme vient pénétrer un embryon encore inerte qui va évoluer à son rythme, jusqu’à naître et découvrir l’extérieur. Bien protégé par ses parents et leurs proches, au sein du village de la forêt, il grandira et continuera ses découvertes et son apprentissage. Cette nouvelle projette dans le corps d’un être humain depuis le début originel de sa vie, dans une société tribale.

Astuce :
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Planète autonettoyante

Résumé :
Le point de non-retour a été atteint pour l’Homme. Sa planète est vivante et a encore des millions voire des milliards d’années à tourner autour du soleil, si les êtres humains cessent de la détruire, de pomper toutes ses ressources vitales qu’ils utilisent uniquement pour satisfaire leurs habitudes et maintenir leur confort. Elle décide de les supprimer purement et simplement. Commence alors le grand nettoyage…

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Une rose

Résumé :
Une très courte nouvelle lyrique post-apocalyptique, l’histoire d’une rose. Un poème à elle toute seule.

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