Suicide d’un flic, toute la presse en parle

Moi ça me fait me poser une question rhétorique très simple :
Est-ce qu’ils en auraient parlé si ça avait été un ouvrier du bâtiment par exemple ?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/gironde/bordeaux-metropole/bordeaux/bordeaux-policier-se-suicide-au-commissariat-1157823.html

Méta-stratégies politiques

Les humains sont encore à l’âge d’or de la pierre,
Aiment la bière, tendent la main, pour hier et demain,
Les copains dorment encore, ils sont volages et fiers,
Leurs rivières où le fer et l’or coulent en sous-main,
Au turbin, certains vont, ce malgré les prières
Ouvrières qu’ils deviennent des multimillionnaires.

Mais ils rêvent, il faut bien, quand tu es prolétaire,
Quand se taire face aux boss, n’est que l’unique trêve,
Que tu crèves, qu’on te rosse, comme avant toi tes pères,
Et prospère est ta banque, mais ton compte est en grève,
Bon élève, il ne s’élève jamais bien en l’air,
L’ère glaciaire s’éternise en une ère de misère.

Tous mes frères sont perdus dedans cette atmosphère
Bien tordue, où la Terre toute entière est vendue,
À de chers actionnaires, ouais… à des monte-en-l’air,
Prétendus dignitaires, mais truands détendus,
Des experts ? Des loquedus ! Des monteurs de galères,
Où mes pères et mes frères ont ramé de concert.

Et ces gens manipulent d’un bel air affligeant,
Créent des bulles dans lesquelles, raides et sans calculs,
Divergents, loin du ciel, nos haines s’accumulent,
Outrageant les agents des hommes sans argent,
On s’accule et se fritte, tout comme des pitbulls,
Arrangeant les affaires de nos vils dirigeants.

Ce qu’ils veulent, c’est des clans, des qui se cassent la gueule,
Des relents de linceuls, et des chiens nonchalants,
De plaisants épagneuls, mais prêts à mettre en sang,
Leurs semblables juste au cas où ils foutraient le sbeul,
Complaisants, c’est comme si on avait tous treize ans,
Sans cervelle, c’est une fable, et elle n’est pas nouvelle.

Image : libre de droits – Geralt