Bye bye facebook

Ça y est, c’est fini. J’ai enfin réussi à faire quelque chose que beaucoup peuvent considérer comme simple, mais sans tout comprendre. J’ai fermé mon compte facebook, et je suis allé au bout des 15 jours pendant lesquels on peut le récupérer et retourner sur ce réseau stupide pour perdre son temps d’une façon certes, assez ludique. Outre le fait que je peux aujourd’hui utiliser mon temps à d’autres choses, qu’est ce que ça m’apporte ?

Nombre de personnes, pour ne pas dire tout le monde sauf une toute petite minorité, ne lisent jamais les CGU (conditions générales d’utilisation) lorsqu’ils s’inscrivent quelque part, et ils sont encore moins nombreux à aller plus loin et à lire le reste. J’en faisais partie il y a encore pas si longtemps que ça. On avance chacun à son rythme, et pour ceux et celles qui ont eu une éducation un peu chaotique, on rattrape ça comme on peut au fil du temps qui passe et des épreuves qu’on subit.

Depuis que j’ai ouvert mon compte, j’essayais de publier des choses de qualité, sauf pour les partages tout bêtes, de clips, et autres vidéos, de liens, etc. Il y a eu une période pendant laquelle j’écrivais énormément de poèmes, il n’était pas rare que j’en  écrive plusieurs par jour. Je sais pertinemment que la poésie a mauvaise presse, que c’est un art qui est considéré comme vieux et ringard, ingrat. Vous en voyez beaucoup, vous, des gens qui lisent de la poésie ? Déjà que les gens ne lisent plus, alors lire ce type de littérature… c’est encore pire. Énormément de monde vous diront qu’ils aiment ça si vous leur demandez, mais c’est parce que ça fait bien de dire qu’on aime ça. Je suis certain que pas un sur cent n’a lu un texte, un jour. Et encore moins n’en a écrit dépassé ses 15 ans.

Pourtant, toute la musique, qu’elle soit soupe ou qualité, exceptées les compositions instrumentales, en sont faites. Avant de pouvoir sortir un titre, il faut bien l’écrire, et c’est de la poésie avant d’être mis en musique, avant de devenir de la musique. Donc, tout le monde, malgré la mauvaise considération de la poésie contemporaine, classique, etc… est adepte de la poésie à partir du moment où ils n’ont pas à se fatiguer à la lire. Sauf bien sûr ceux qui n’aiment pas la musique, et je ne connais pour ainsi dire personne qui n’a pas de goûts musicaux. J’ai connu une personne que je comprends tout à fait aujourd’hui, qui n’aimait pas la musique, elle revendiquait ouvertement ne pas aimer ça. Certes, mais il y avait une exception, et en creusant un peu j’en ai trouvé d’autres chez lui. C’était Brassens. Cet homme disait n’aimer que Brassens. Et donc en creusant un peu, j’ai découvert qu’il aimait aussi Serge Reggiani, Boris Vian… Ce que je comprends aujourd’hui, c’est qu’il n’avait certainement pas envie de faire comme tout le monde et de se retrouver dans le même sac que tous ces cons… Tout ça pour dire que tout le monde ou presque aime la poésie, mais quand ils entendent le mot, ça les ennuie presque instantanément. Et j’ai, encore une fois, fait partie de ces personnes allergiques à la poésie. Jusqu’à ce que j’en (re)fasse. À partir de là, j’ai voulu voir ce que faisaient les autres exceptions, car nous sommes des extra-terrestres, et je me suis intéressé au travail des autres. Les rares qui écrivent de la poésie. Tout ça, sur facebook…

Pour en revenir au sujet de ce billet, en fermant mon compte, j’ai gagné beaucoup. J’ai « récupéré » toutes mes publications. Ce qui est inscrit dans les CGU de facebook, c’est qu’une licence exclusive est d’office accordée à l’entreprise multi-millionnaire pour chaque publication. Les publications appartiennent aux auteurs, mais aussi à facebook. Cette licence les protège et régit les partages. J’ai parfois vu des gens qui refusaient qu’on partage leur travail, et ça m’a toujours fait rigoler. N’importe qui, même quelqu’un de mal intentionné, a le droit de partager vos textes, images, vidéos, etc. et ce, du moment qu’il le fait en utilisant leur bouton « Partager ». S’opposer à ça, c’est comme vouloir faire de la plongée en interdisant aux gouttes d’eau de vous mouiller. Les moyens de reprendre ses droits, de rendre caduques ces licences exclusives accordées d’office à facebook dès l’utilisation de leurs services, (ouvrir un compte implique d’accepter les CGU et donc d’accorder cette licence au géant industriel pour toute création mise en ligne), c’est d’au pire, supprimer ses publications, ou au mieux, fermer son compte. Voilà ce que j’y ai gagné.

C’est intéressant dès lors qu’on estime un peu son travail. On peut rester humble sans considérer que ce qu’on fait, c’est de la merde… On peut croire en soi, sans être prétentieux. Or, mon travail a de la valeur à mes yeux, et aux yeux de rares personnes. Il est merdique pour énormément de monde, mais sauf exceptions, ces individus ne font pas mieux, donc ils font bien de garder leurs bouches fermées tout en continuant à mâcher de la merde. C’est leur marque de fabrique, massacrer la langue tout en pointant du doigt tout ce qui leur rappelle que ce qu’ils font, c’est de la merde. Voilà pour les critiques.

Et puis il y a ceux, celles, qui font l’effort de mettre à disposition du public, de leurs amis, de tout le monde, des choses de qualité. Et je n’aurais pas la prétention d’arriver à leurs chevilles. Je respecte énormément leur boulot. Qu’ils fassent de la poésie, de la musique, de la peinture, ou qu’ils jonglent avec des machines à écrire… À toutes ces personnes je dis « bravo », je m’inspire directement de leurs travaux. Pour la plupart, faute de ne pas avoir les bons pistons, ils sont ignorés voire critiqués par la masse pleine d’a priori, tandis que cette masse adule tout ce qui brille, les paillettes, les faux artistes qui ne sont que des interprètes ou du pré-fabriqué qu’elle oubliera dans quelques mois.

Me voilà libre, et j’ai un poids en moins sur les épaules. Ce qui ne m’empêchera pas de laisser les liens de partage SEO sous mes articles… Ça n’a rien à voir : je ne souhaite plus pour raisons personnelles, aller sur ce réseau, mais je suis ravi si on partage mon travail dessus, ou ailleurs d’ailleurs !

Image : Libre de droits – C_osett

La gitane

L’amour lui apparaissait comme un sophisme, elle n’y croyait plus,
Elle avait vécu un florilège de trahison, le désespoir en surplus,
Les mensonges et le subterfuge qu’utilisaient les hommes,
L’hypocrisie aussi, le poison était depuis toujours dans la pomme,
Et le prince charmant n’était jamais arrivé, elle qui l’attendait,
Depuis sa nuit des temps, le chaos en elle se répandait,
C’était plutôt burlesque tout ce qu’elle vivait, cette vie d’espoir,
Mais d’espoir brisé, de joie éphémère, elle était la bonne poire,
Elle voulait comprendre pourquoi la liberté s’était absentée,
Pour la confiner dans une prison de rêve détruit, sa santé,
Partait à toute vitesse, les pigments de sa peau qui par le passé,
Étaient semblables à de la soie, s’abîmaient, elle en avait assez,
Elle n’était plus la rose qu’elle était dans son enfance, cette beauté,
Elle n’avait vraiment plus le cœur, comme avant, à chanter,
Il n’y avait plus que l’évasion dans ses moments de rêverie,
Pendant lesquelles elle repeignait sa vie, et en faisait son œuvre,
Le stéréotype de la femme parfaite, elle n’avalait plus ces couleuvres,
Quelquefois elle se repassait la chronologie de son existence,
Elle repensait à cette période où elle était une Vénus en substance,
Où l’érotisme qu’elle dégageait faisait fondre tous les hommes,
Où son eldorado était placé au cœur de sa séduction, son summum,
Et elle souriait, elle fermait les yeux et elle s’endormait.
Elle n’était jamais plus belle qu’à ce moment là, et désormais,
Elle ne croirait plus jamais à autre chose qu’à elle-même,
Elle ne se donnerait plus jamais à personne, et la Bohème,
Lorsqu’elle marchait pieds nus dans l’herbe fraîche, l’été,
C’était tout ce qui lui fallait, et elle se l’était mille fois répété.

Image : libre de droits (Edouard Manet – Gitane avec une cigarette)

Inspirez, expirez

Comme d’habitude, je commence avec une page blanche,
Sans certitude, je balance deux trois mots perdus,
En altitude, je l’ambiance d’un vers et déclenche,
Une multitude, sans romance d’averse éperdue.

Même si je triche, ayant peu de vocabulaire,
Aux rimes riches, je ne suis qu’un acteur meurtri,
Un qui défriche, un qui jette ses feuilles en l’air,
Mes acrostiches, sont un peu de la psychiatrie.

L’ennui profond, et le besoin de m’exprimer,
Tel un bouffon, me poussent à parfois atterrir,
Sur le plafond, la tête en bas pour faire rimer,
Le mot tréfonds, avec le verbe surenchérir.

Et je ne sais, jamais comment ça va finir,
Crever l’abcès, serait un scénario parfait,
Car mon français, y aurait besoin de l’assainir,
Et mon procès, me punirait de mes forfaits.

Quoi qu’il arrive, je m’inspirerai toujours de tout,
À la dérive, de la musique et de vos mots,
Je ne vous prive, de pas grand-chose et mon atout,
Est l’excessive, mentalité fortissimo.

C’est cette verve, qui sort toute seule de mon esprit,
Si je m’énerve, ne pensez pas que c’est à vous,
Que je réserve, ma violence et je vous en prie,
Qu’elle vous serve, ramassez-la comme des cailloux.

Puis jetez-les, sur toutes les choses qui vous oppressent,
Abattez-les, n’hésitez pas à les détruire,
Canardez-les, et visez donc avec adresse,
Et sans délais, tirez et éclatez de rire.

Ce sera tout, inutile de mander la note,
Et puis surtout, fermez bien la porte en partant,
De mon fourre-tout, laissé au vent cela dénote,
Qu’un touche-à-tout, est quelquefois déconcertant.

Je vous salue, bien bas et mon dos craque fort,
Sur mon talus, j’observe au loin les gens qui partent,
Leurs plus-values, sont planquées dans leurs coffres-forts,
Qu’il eût fallut, ouvrir au monde avec pancarte.

La liberté, d’accès aux choses est primordiale,
Et sans fierté, laissez les uns utiliser,
Votre clarté, ne pas le faire est déloyal,
C’est grossièreté, l’avidité aseptisée.

Image : libre de droits

La débauche

J’me rappelle mes années squat, où rien n’était interdit,
On s’en mettait plein la gueule, des tonnes de plaisirs inédits,
On passait nos journées saouls, complètement déchirés,
On rentrait tard le soir, et loin d’être admirés,
Dans le RER, nos looks faisaient peur ou sursauter
Les gens qui nous mataient, alors on en rajoutait,
On cherchait à les choquer, c’était l’jeu qu’on préférait,
À chaque fois ça marchait, et au moment où on sortait
Du train rempli d’esclaves rentrant du boulot épuisés,
Ils étaient tous soulagés, et nous on continuait d’délirer
Sur la route, déchaînés, on savait qu’on allait rentrer,
Dans la maison abandonnée qu’on avait ouverte à coups d’pieds,
On entrait par le trou qu’on avait fait, et on finissait nos soirées,
Avant d’s’écrouler dans nos duvets, avant d’être emportés,
Par nos rêves de liberté.
Quand au matin on était réveillés par une bande de condés,
On savait qu’on allait devoir passer quelques jours à galérer,
Avant de trouver une nouvelle baraque, un nouvel entrepôt
Pour poser nos basques dans l’illégalité, mais toujours entre potes,
C’était ça ma vie y a quelques années, les meilleures pour tout dire,
On vivait en communauté, personne pouvait nous interdire
Quoi que ce soit, on était amis pour le meilleur et pour le pire,
On crachait sur les Bourgeois, sur les flics et tous leurs sbires,
On était tous hors la loi, mais sans flingue, et sans empire,
Le monde nous appartenait, l’autogestion était de mise,
Vivant comme des sauvages, sans cravate et sans chemise,
Sous des toits d’fortune, ou sous des ponts, dans des remises,
Sous des tentes dans la forêt, tous ensemble, bandes insoumises,
Et parfois aussi solitaires, avec nos chiens, nos compagnons,
Bien plus fidèles que des humains, on vivait comme des Cro-Magnon,
Putain ça m’manque, des fois j’repartirais bien sur les routes,
Abandonnant tout derrière moi, le matériel, tous mes doutes,
Mais pas ma liberté, elle j’la garde, elle est mon shoot.

La liberté, c’est ma prison

Tout le monde te recherche, ils t’adulent et te visent,
Tu m’as tendu la perche, de ma bulle je l’ai prise,
Mais sous certains aspects, je te suis prisonnier,
Sans manque de respect, je ne suis pas pionnier,
Prophète en mon pays, et je te braderais,
Non pas contre une paye, ni contre un bras, j’aurais
Pu t’épouser à vie, sans jamais me lasser,
Si tu veux mon avis, j’aurais dû me laisser
Aller aux quatre vents, et m’enfuir avec toi,
Visiter l’océan, et même tuer pour toi,
Oui mais quand je t’ai vue, j’ai accepté l’offrande,
Sans penser je l’ai bue, l’ivresse à coup de fronde,
M’abattit comme Goliath, puis je suis retourné,
Regagner mes pénates, pour attendre et tourner,
En rond dans mon espace, sans fenêtre ni lumière,
À quoi bon, et je passe mon tour, et la chaumière
N’a pas de cheminée, il fait froid dans mon cœur,
Mon esprit est miné, et le diable est vainqueur,
Mais je vais t’échanger contre la même chose,
Que j’ai déjà mangée, puis vécue en névrose,
Que je n’ai maîtrisée, pas une once de fois,
Et que j’ai méprisé, y revenant parfois,
Pour toujours te revoir, te retrouver encore,
Et de nouveau te boire, jusqu’à plus soif, la mort
M’a tenté plus d’une fois, je t’étais infidèle,
Sans ardeur, sans effroi, sans haine tu me modèles,
Depuis ma nuit des temps, tu m’as rendu mature,
Mais c’est elle que j’attends, assis dans la voiture,
Pas toi, c’est triste, mais c’est comme ça.
Salut.

Lettre d’amour

Liberté, je t’aime.
Autour de moi tu gravites, tu squattes ma tête et mes rides.
Vers moi, tu es venue, et tu m’as sorti de ce monde stupide
En me donnant ta force, cette force insoupçonnable.
Née de rien, tu as toujours existé, accessible et abordable.
Grande, géante même, tu es là et il suffit de tendre la main.
Et de te saisir, de saisir toutes tes nuances, tes petites contradictions.
Autant un prisonnier peut être libre, autant un homme dit libre peut être en prison.
Nuances insaisissables pour qui ne te comprend.
C’est dans nos têtes que tu résides, avant toute chose.
Et certains t’ont dessinée, t’ont chantée, t’ont décrite et t’ont poétisée,
Et certaines t’ont attrapée au vol, et ont commencé à vivre comme bon leur semblait malgré tous les jugements étriqués.
Si tu étais une femme, je t’épouserais et je ne te quitterais plus jamais, car…
Tu t’en vas parfois, mais tu reviens toujours apaiser mes doutes.
Unie à moi et à tous mes camarades, nous arpentons les routes, celles de la pensée.
Nuit et jour, nous ne cherchons plus à t’expliquer, nous te vivons à fond.
Pour nous, tu es la valeur la plus chère, avec l’amour, et d’ailleurs, l’une ne va pas sans l’autre.
Le plaisir de te savoir avec nous à chaque instant est bien plus intense que beaucoup de plaisirs physiques.
Attablée avec nous, nous mangeons le fruit de tes réflexions, ce cycle ne cessera jamais de tourner.
Tourner, ce cycle vertueux, chaque seconde dans tes bras est une véritable extase.
Et je plains celles et ceux qui sont enfermés dans les cages de leurs esprits hermétiques.
Malgré tous leurs efforts, ces personnes ne pourront pas te trouver, sauf à se dépasser.
Parfois, je sens la jalousie chez certains de mes semblables qui voient que tu es mienne.
Outre que ça ne dure qu’un court instant, je les plains, cette frustration je la comprends.
Ils te trouveront, j’espère, sans doute un jour, quand ils sortiront de leur petite routine.
Seuls, car on ne te trouve que lorsqu’on est seul.
Ou quand on est bien accompagné, mais la révélation est toujours individuelle.
Notre rencontre date, maintenant, et tu as vu me pousser quelques cheveux blancs…
Nous nous sommes aimés au premier regard, je ne connaissais même pas ton nom.
Et je n’ai pas cherché à comprendre, je t’ai prise, je t’ai gardée, je t’ai entretenue.
Aussi, tu as vu défiler plusieurs personnes à mes côtés, et tandis qu’elles partaient, toi, tu restais.
Unie à moi comme mon ombre à mon corps, tu ne pars que lorsque les nuages grondent.
Criant de loin, me criant de te rejoindre au soleil.
Yeux rouges, visage bouffi, je finis toujours par le faire.
Alimentant ainsi mon évolution grâce à ton pouvoir énergisant.
Nue et sans forme humaine, tu n’es qu’une entité omniprésente dans ma vie.
Une telle force que sans toi, je n’aurais certainement pas continué ainsi, alors…
Reste…
Et je ne sais pas si je te l’ai dit : je t’aime.

Écorché

La liberté effraie les enchaînés,
Brûle les ailes des Icares de mica,
Défriche les routes pour mieux les barricader,
Étreint les écorchés jusqu’à les faire étouffer.

Cette chienne tue par son absence,
Cette vicieuse brille par son utopie,
Elle te nargue hors de ta cage rance,
Et te secoue, te laisse sans vie.

Elle danse devant tes cent kilos,
Ton son, ou ta graisse mon poteau,
Pénètre ton esprit, te rend méga-dingo,
Profite d’un moment de distraction
Pour percer ton corps, te suriner.
Par le trou du schlass, elle s’insère en toi
Te viole avidement, te visite et te bois
Te laisse sanglant, crevant dans le caniveau
Essaye même pas de lui résister mon vieux
Tu perdrais devant cette amère entité.

Épouse-là et apprivoise l’inconnu,
Car si tu la défie, tu terminera KO
Le ventre ouvert par terre, glissant vers la mort
La tête vide et les yeux mi-clos
Elle violentera ton esprit mis à nu.
Comme un ver luisant, lançant des SOS
Dans un morse morcelé incompréhensif
Un dernier sursaut de vie, désespéré.

Image (cc) Anjan Chatterjee