Cendrillon

Cendrillon pour ses trente ans est la plus triste des mamans. Son bel amant, le Prince Charmant est atteint d’une maladie encore inconnue en ces temps reculés : l’éléphantiasis scrotal – autrement dit, la maladie des couilles géantes.
Sa santé l’a obligé à se déchoir de son statut de Prince, et il n’est plus aujourd’hui qu’un simple prolétaire, déshérité. Cendrillon hésite à le quitter, mais elle reste pour les enfants, dit-elle.
Car ils ont eu un fils : Cendrier, et une fille : Cendrillonette. Les deux enfants batifolent autour de la mère affairée au ménage tandis que le Prince Charmant est assis sur ses couilles, devant la télévision, et regarde le match.
La vie chez Cendrillon est tellement routinière, tellement ennuyeuse, qu’elle est devenue alcoolique. L’absence de sexe à cause de la maladie du Prince Charmant, la rend de plus en plus perturbée. La nuit elle en fait des rêves érotiques, avec des dizaines d’autres Princes Charmants, des blancs, des noirs, des gris, des jeunes, des vieux… C’est l’enfer.
Mais un jour elle décide de prendre le taureau par les cornes et d’aller voir un médecin. Elle choisit une thérapie de couple chez un psychologue très connu. Elle est blonde…
Le jour du rendez-vous, elle monte sur le dos du Prince Charmant, et ce dernier démarre ses couilles desquelles il se sert comme moyen de transport. En trois heures ils ont fait les deux-cent mètres qui les séparent de l’échoppe du psychologue, le Docteur Freud.
À peine quelques minutes après être entrés, le médecin, persuadé que Cendrillon a couché avec sa mère, appelle les services secrets et fait interner Cendrillon en hôpital psychiatrique, enfermer le Prince Charmant en prison, et placer Cendrier et Cendrillonette en famille d’accueil chez les Sept Nains.
Après de nombreuses années en prison, les chantres de la médecine trouvent enfin la cause de la maladie du Prince Charmant. Ils lui coupent les couilles.
On a plus jamais entendu parler de Cendrillon.
Quant à ses enfants, j’ose même pas évoquer ce qui leur est arrivé, et de toute façon vous le supporteriez pas…

Image (domaine public) Freud

La faute aux chats

C’est de leur faute. Si tout va mal dans le monde, c’est un complot des chats associés en groupements fédératifs secrets, plus puissants que les francs maçons, encore plus secret que les illuminatis, plus forts que Rael, c’est le Nouvel Ordre des Chats.

Il est temps de dénoncer cette hérésie. L’homme vit aux dépends des chats, et si c’est secrètement tu, les preuves abondent en ce sens. Tout ce qu’ils veulent faire c’est nous occuper afin de dominer le monde. Le plan de Cortex sauf qu’au lieu d’être des Rats, ce sont des Chats. Légèrement plus gros, plus imposants, un chat ne ferait qu’une bouchée de Cortex.

A chaque fois que vous verrez une photo attendrissante d’un chaton, pensez, gardez toujours à l’esprit que c’est fait exprès. En cédant à la facilité de trouver publiquement que c’est mignon, que c’est merveilleux un chaton, vous laissez le NOC avancer un peu plus. A chaque fois que vous verrez une image marrante d’un chat, pensez, gardez à l’esprit que c’est uniquement pour vous endormir. Car pendant le temps que vous prendrez pour vous intéresser au félin leurre, derrière vous d’autres chats sont en train d’augmenter vos impôts, de vous faire des enfants dans le dos…

C’est une autre personne lucide comme moi de la nuisance de ces animaux – et je ne tomberai pas dans le piège de l’origine extra-terrestre – qui a inventé il y a plus de 150 ans l’expression « pas de quoi fouetter un chat », introduisant l’idée qu’il ne faut jamais battre un chat. Cet homme, Herbert Sacapus, avait découvert par hasard que la fin du moyen-âge était due… aux chats je vous le donne en mille. Ce sont eux qui fomentèrent la révolution française car Louis XVI ne les nourrissaient plus, il s’envoyait tout le kit kat pour lui tout seul le salaud ! D’ailleurs Louis XVI était né d’une chatte. On peut le voir à ses moustaches saillantes et son museau proéminent. Napoléon lui-même avait des parents chats. Par la suite, c’est un chat qui a déclenché la guerre de Prusse de 1870, et derrière des ragots qui parlent d’une sombre histoire politique, ce sont eux aussi qui sont derrière le déclenchement des deux guerres mondiales. Hitler était dirigé par un chat, le pire des chats. Pas autant qu’un Chah, mais pas loin.

Les pires ennemis des chats ne sont pas les chiens, ceci n’est qu’une vulgaire légende urbaine, ce sont les fourmis. Elles aussi ont depuis toujours le projet de dominer le monde et de faire des humains leurs robots. D’ailleurs, les chats craignent les fourmis. Ils sont mortellement allergiques à l’acide formique. Quelques fourmis viennent à bout d’un chat en quelques secondes. Pires que des piranhas.

Le but final des chats est la fin du monde. Leur but est en fait de tellement nous occuper qu’on se rendra pas compte que tout crame autour.

Méfiez-vous des chats !

Image : (cc) Pictr73

J’ai brûlé mes L

Mince a’ors, où sont ‘es mots ?
Sur ‘e papier ou dans ‘e dico ?
Merde a’ors ! Et ‘e rég’ement ?
Dans ‘es ‘ivres ou dans nos tourments ?
C’est dingue… Je trouve p’u ‘es ‘ettres…
J’arrive p’u ne s’rait-ce qu’à être…
Eh j’déconne… c’est même pas vrai !
J’trouve tout c’que j’veux d’abord je sais.
Quand j’étais p’tit j’disais « je sais »…
Disait Gabin, pas Debord, ‘ui savait ketchi
En fait Guy savait tout, et j’te taquine ami(e)…
Et comme Jean, ben moi je sais aujourd’hui
…Que je n’sais rien… En tous cas rien d’bien.
Ah si, j’sais aimer à en crever… comme un chien
Infiniment amoureux… infini quai de gare
Sur ‘equel j’me retrouve hagard, rev’nu au point d’départ
Un canasson sur ‘es rai’s m’invitera à monter
Alors hésitant, j’finirai par ‘ui céder,
De toute façon j’peux pas vraiment résister.
C’est ‘e destin qui viendra m’chatouiller…