Pleurer sous tise

L’agressivité et les pleurs sous alcool sont liés, ce sont des véritables pulsions humaines exacerbées, qui ne remontent pas en surface en temps normal. Quand « on » voit quelqu’un pleurer, on est plus facilement touché si ce quelqu’un n’est pas alcoolisé, pourtant lorsqu’il l’est, ses larmes sont réelles malgré les certitudes de beaucoup. « On » est moins touché parce qu’on sait que l’alcool a amplifié les émotions et a aidé ces larmes à sortir. Quand l’alcool n’est pas présent, « on » souhaite généralement agir d’une manière ou d’une autre, que ce soit en donnant des conseils, en tentant d’aider. Mais lorsque l’alcool est là, « on » a tendance à ne plus le faire car « on » sait qu’il y a de fortes chances que ces tentatives d’aide n’aboutissent pas (ou uniquement à très court terme) étant donné que l’alcool provoque l’oubli à moyen et à long terme. « On » cherche toujours à conseiller, à surenchérir, à moraliser, à consoler, à raconter des anecdotes pour faire dévier le sujet, à clore la question, à sympathiser ou à interroger (voir la CNV au quotidien, Marshall Rosenberg, p.74). « On » oublie souvent que tous ces actes ne valent pas une simple oreille empathique. Quand quelqu’un pleure, c’est qu’il a besoin de pleurer, et pleurer est naturel, tout comme rire. Nos conditionnements bien/mal nous font mettre l’acte de pleurer du côté négatif, et quand « on » est confronté à quelque chose de négatif « on » veut souvent le bloquer, le détourner, l’empêcher d’exister. Pourtant, nos natures sont telles qu’on pleure, qu’on rit. Alors pourquoi peut-on pleurer si ce n’est pas utile ? Les larmes sont utiles, elles sont là pour une raison particulière à chaque fois. Les émotions qui font couler les larmes doivent être vécues entièrement, bloquer une émotion la rend latente. Reste à savoir à quel degré « on » souhaite comprendre l’autre.

Image : libre de droits (Giuliamar)

Rencontre avec le diable

Le monde est une sphère en trois dimensions, parfaitement lisse, sur laquelle les plans de chacune de nos vies sont posés, et lui mettent du relief, des montagnes et des océans, des plaines et des rocheuses, ce sont tous les moments de nos existences conjuguées. Quelquefois ces plans parallèles à la sphère originelle, se croisent, se touchent, s’éloignent, se recroisent, mais certaines de nos vies sont tellement hautes, et d’autres sont tellement basses, que jamais, au grand jamais, elles ne seront en contact. Toutes nos émotions ajoutent des couleurs pâles et ponctuelles à la bulle, et nos sentiments, des couleurs vives et étendues. Et tout ça se mélange dans un grand silence, juste brisé de temps en temps par des cris, l’amour et la haine hurlent à la lune, éloignée, rarement visitée. La lune, par ailleurs, tourne autour de la sphère supportant toutes nos vies, nos émotions et nos sentiments. Elle abrite nos âmes qui regardent passivement ce spectacle, qui entendent parfois ces cris d’amour et de haine, et qui versent quelques larmes quand l’existence qui leur est attribuée souffre trop. Si on observe bien le tout de plus loin, on peut discerner des anges qui descendent et remontent, rarement, ils relèvent les plans de certaines existences qui sont descendus trop bas. Mais si on observe mieux encore, on peut apercevoir aussi des démons aux apparences diverses, eux tirent des existences vers le bas. Le spectacle de ce Tout est en soi d’une beauté indicible, et tous les adjectifs que je pourrais utiliser pour la qualifier seraient des euphémismes. Ce spectacle est inaccessible aux êtres concrets, mais pas à l’imaginaire. Essayer de le voir et réussir, c’est comme de rencontrer Dieu.

Pensées endormies

Je suis comme un genre d’épouvantail doté de parole qui hurle et gesticule, ça fait juste fuir quelque corbeaux, ça attire les vautours, mais ça donne pas envie.

Avant de changer le monde, il faut commencer par se remettre en question soi-même, en fait on est au coeur d’un changement d’ère, et si on ne va pas vers le spirituel, on ne va nulle part.

Personnellement ça fait assez longtemps que j’ai abandonné l’idée de convaincre qui que ce soit. Tout simplement parce que pour ma part, je n’ai pas cette faculté. Je ne suis clairement pas un leader, alors je fais mon truc dans mon coin. Par contre je veux bien être classé dans les « agitateurs », là oui…

Y a beaucoup de monde éveillé, mais faut évidemment pas essayer de comparer à la totalité des humains, parce que ça ferait un pourcentage très minime. Mais du fait qu’on est plusieurs milliards sur Terre, même si c’est qu’1 % ça fait quand même plusieurs millions de personnes…

La révolution se fera en Europe quand le paradigme européen changera réellement, et quand les gens sortiront de leur logique de consommation et de possession.

La drogue ça n’existe pas, c’est une expression inventée par la presse pour appuyer des discours politiques visant à l’interdire.

Il reste encore sur cette Terre des nostalgiques d’un sentiment de don absolu, sans domination, et sans dévolu.

La poésie s’interprète comme la peinture, différemment selon les gens, leur vécu, et tout ce qui fait leur personnalité.

Les paroles poétiques font naître des réflexions, ou nourrissent des réflexions déjà commencées, c’est agréable d’en discuter, ça n’empêche pas d’écouter [lire] profondément à d’autres moments que la communication.

La notion d’appartenance est incompatible avec un couple équilibré. La confiance en l’autre devrait suffire à rassurer quelqu’un de jaloux.

Les partis politiques sont à éliminer, tout comme le système actuellement en fonction depuis des centaines d’années.

J’ai trouvé des moments où jamais la tristesse n’intervient, où la vie est d’un bien-être intolérable !

Dans les moments heureux, on a peur de tout perdre, [mais] à un moment on commence à penser que les choses sont acquises, et ce moment là est dangereux, parce qu’on se repose sur ses lauriers, c’est dans ce type de moment que les choses échappent [au contrôle] généralement.

Le temps est comme une boite de vitesses, parfois la vie est au point mort, et le destin comme le hasard n’enclenche la première que quand il a décidé, et c’est souvent quand tu t’y attends le moins.

Il faut éviter de tourner en huit (décalé à 90°, le symbole de l’infini), autant tourner en carré, et si on retire un angle, on tourne en triangle, inversé ça fait un panneau Cédez le passage.

L’optimisme n’est pas évident pour des personnes hypersensibles, parce que les émotions sont plus fortes et perdurent plus longtemps, elles s’estompent avec le temps mais il suffit d’une simple pensée pour les réactiver.

À force aussi de se retrouver déçu on finit par ne plus faire de projets trop éloignés, ou trop inaccessibles, donc toujours un peu insipides.

L’enfer c’est pas les autres, l’enfer c’est de se retrouver seul face à soi-même quand on se déteste.

La chance ne sourit pas à tout le monde, y en a qui disent qu’elle ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule, mais quand elle sourit jamais, on finit par lui faire la gueule.

La beauté n’est pas ce que les média disent qu’elle est, c’est quelque chose de plus relatif à chacun, un subtil mélange de mental, physique, esprit et d’émotions.

Je rêve d’un monde métissé, où y aurait plus de blancs plus de noirs, ni plus personne considéré comme différent parce qu’il provient de je ne sais quel pays.

Nous sommes tous de vieux dragons…

Quand je suis en présence de quelqu’un qui souffre, j’essaye de me comporter avec comme j’aimerais qu’on se comporte avec moi si j’étais à sa place.

Peu de monde applique le dicton Le sage aime le reproche, et c’est bien dommage, si tout le monde avait pour but de s’améliorer, le monde n’en serait pas où il en est.

J’essaye d’être bienveillant, mais ça fonctionne pas toujours.

Comment voulais tu que je ne le susse pas ?

On dit toujours avant c’était mieux mais souvent on ne connaît pas vraiment cet avant duquel on parle.

Époque vaine

Cette époque est la nôtre, on se vautre dans l’incohérence
Enfants de l’inconnu, de soleils déchus, de la lune cachée ou pleine
Les réseaux complexes de nos veines courent en nous,
Les raisons incomprises de nos pensées fusent à travers l’univers
Et nos cœurs se croisent dans la nuit interminable de nos rêves
La sensibilité fragile et la violence insensible s’affrontent
Comme la foudre frappe la Terre et la zèbre en cicatrices indélébiles
L’amour et la haine s’installent face à face et jouent à la roulette russe,
Une seule balle pour six chambres dans un barillet cynique,
La partie est lancée depuis le début de l’existence,
La haine gagne toujours, mais l’amour renaît de ses cendres
Tel le Phénix après s’être consumé par ses propres flammes,
Dans une danse interminable, comédie éternelle, bien au-delà de nos vies
Éphémères, sucrées ou amères.

Cette époque est la nôtre, elle se vautre dans le sang et la bière
Elle attise les feux violents des guerres et les enfants se meurent
Dans l’indifférence des dirigeants, trompée par le paraître,
Trompée par leurs besoins de compétition les uns avec les autres,
Leurs populismes et leurs feintes… Celles d’être opiniâtres,
Celles d’être touchés, celles de faire quelque chose contre,
Les feintes politiques des dictateurs qui n’en portent pas le nom,
Imposant un système sournois et menteur ou le fric est roi.
Où la frime est de mise, populaire et sans gêne,
Où l’Homme est un singe se prenant pour un ange
Où l’animal est servant, dans ce cirque géant
Un esclave sacrifié dans des fêtes quotidiennes
Où la Nature est détruite au profit d’entreprises
Le commerce est le but de cette lente agonie.

Cette époque est la nôtre, les ères changent dans le temps,
Les mœurs évoluent doucement, les valeurs se remplacent,
La compétition est enseignée aux écoles de la médiocrité,
La nation se ferme aux cultures étrangères, hermétique,
Les frontières grandissent avec la stupidité de leurs gardes,
Les contrôles des pensées et des papiers d’identité
Se propagent et remplissent les heures sombres d’une Histoire
Qui ne fait que se répéter, inlassablement, inerte,
Dans un cercle qui n’a rien de vertueux, cynique et froid,
Où les esprits simples croient ce qu’ils préfèrent croire,
Hypocrites, le mensonge prend une forme d’évidence,
Sa violence glaciale souffle sur ce monde triste,
Et les êtres avancent, la tête baissée, les yeux rivés
Sur leurs passés, sur leurs propres pas.

Image : libre de droits (Mabelamber)

Naissance

Résumé :
Depuis un endroit mystérieux du système solaire, jusque l’intérieur d’une femme, une âme vient pénétrer un embryon encore inerte qui va évoluer à son rythme, jusqu’à naître et découvrir l’extérieur. Bien protégé par ses parents et leurs proches, au sein du village de la forêt, il grandira et continuera ses découvertes et son apprentissage. Cette nouvelle projette dans le corps d’un être humain depuis le début originel de sa vie, dans une société tribale.

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