Psychologie désinversée

Toute l’énergie, je l’utilise à la détruire,
Dans la synergie, que pour vous tous il vaut mieux fuir,
Car cela génère, une puissance insoupçonnable,
Et je ne vénère, rien d’autre que le nom du diable,
Si vous y croyez, je vais tout faire pour vous convaincre,
Pour vous dévoyer, et votre dieu je vais le vaincre,
Je ne lui mettrais, au grand jamais de Majuscule,
Et je n’admettrais, d’entrer dans aucun groupuscule,
Vous n’aviez pas vu, à quel point je suis démoniaque,
Que je tire à vue, sur tous les fous et les maniaques,
De dogmes obscurs, de religions et de croyances,
Et je n’en ai cure, debout j’affirme ma défiance,
Devant tous les groupes, petits ou grands ce sont des sectes,
Vendent de la soupe, qu’avalent tout rond les insectes,
Les fiers amateurs, de ces médiocres réunions,
Et leurs armateurs, qui sont en transe dans l’union,
Qui tombent par terre, et qui se roulent dans la fange,
Et que l’on enterre, après la mort c’est si étrange,
Que l’on s’y attache, à l’enveloppe corporelle,
Cela est la tache, de notre époque intemporelle,
La finalité, de toutes choses est de nourrir,
La fatalité, la Terre et d’aller y pourrir,
Que les vers avalent, les petits bouts de chair inerte,
Qui après ne valent, plus rien et qu’on protège à perte,
Je ne savais pas, que j’allais parler du sujet,
Du final trépas, je n’en avais aucun projet,
Mais finalement, que ce soit ça ou autre chose,
Tous mes râlements, en poésie ou bien en prose,
Ne sont que détails, du rien du tout mais qui hélas,
Paraissent de taille, à quelques uns voire salaces,
Alors j’ai visé, au centre parfait de ma cible,
Et je n’ai rusé, pas une seconde admissible,
Car c’est le hasard, ou le destin c’est identique,
Ce n’est pas bizarre, ce n’est qu’une donnée antique,
Qui pourrait sonner, ou fausse ou juste pour les hommes,
Même résonner, jusqu’aux chemins qui vont à Rome,
C’est mon habitude, l’enfer de mes nuits ennuyeuses,
La sollicitude, est devenue si périlleuse,
Qu’il faudrait penser, aux conséquences avant d’en faire,
Un dessein sensé, un but et sans en avoir l’air,
Regarder au ciel, et autour de soi bien avant,
Que la démentielle, intention ne guide aggravant,
Les rapports humains, au cœur desquels nous nous trouvons,
Agir en sous-main, est préférable et nous savons,
Que tous les calculs, trouvent un jour une solution,
Prendre du recul, c’est s’offrir une absolution.

Image : libre de droits – Geralt

Guerre des genres

Le mâle sentimental est une espèce suspecte,
S’il est doublé d’un anarchiste, estime n’avoir rien à prouver,
Il sera soupçonné machiste, mais contre lui on ne pourra rien trouver,
Pourtant, la rareté de ce taxon en fait une race en voie de disparition,
Et moi j’ai bien l’impression qu’on veut qu’elle meure, même si ses pleurs,
Remplissent lentement l’océan… Non ce n’est pas la fonte des pôles,
Qui fait la montée des eaux, mais bien ce mépris qui brise des os,
Ceux des cous des pendus, lorsqu’à force d’être perdus, ils se tuent,
À force d’être sentimentaux, ils récoltent des soucis mentaux,
Et finissent par s’étouffer une bouteille à la main, plus de lendemains,
Car les femmes croient avoir le monopole des sentiments,
L’oppression qu’elles subissent leur donnerait l’autorisation
De mettre la pression, voire de se venger, sur les éléments mâles étrangers
Les plus vulnérables, ceux qu’elles considèrent comme des misérables,
Et je sais que mes paroles peuvent révolter quelques connasses survoltées,
Car je fais comme elles : j’entretiens une guerre toujours actuelle,
Alors… Il n’y aurait qu’elles qui en auraient le droit ?
Ce comportement animal, celui qui me broie, il leur appartiendrait ?
Et les personnes comme moi devraient fermer leurs gueules,
Et subir en silence, s’écraser et ne rien dire, même si ça lance,
Même si la douleur revient systématiquement ?
Je ne suis pas un martyr, et je peux devenir un salaud,
Jeter toutes mes convictions à l’eau, avouez que ce serait ballot,
Après tout, un connard de plus ou de moins, de près ou de loin,
Ce n’est qu’une larme dans l’océan…

Image : libre de droits (staand)

Décompte

La dernière fille qui a compté, ne m’a pas laissé l’temps d’l’aimer,
L’expectative, ça me connaît, c’est l’meilleur moyen pour trimer,
Ne pas savoir, attendre en vain, donne envie de boire un bon vin,
Certainement pas pour l’apprécier, juste pour pleurer et se saouler,
Et des puristes pourraient penser, que de faire ça serait gâcher,
J’emmerde ces gens et leurs idées, leurs certitudes vont au bûcher,
Et qu’ils crèvent ces conservateurs, et puis qu’ils baignent dans leurs mœurs,
Qu’ils s’y noient et qu’ils y étouffent, et que leur agonie les bouffe,
Je lève mon verre à leur connerie, leurs croyances ne sont qu’hérésie,
Et je bois pour me déchirer, ça f’ra la bite à ces tarés,
Et qu’importe leurs valeurs sûres, leurs traditions et leurs censures,
C’est à eux que j’montrais mon cul, en bord de Seine à ces cocus,
Tandis que les copains et moi, on se bitturait sans émoi,
Qu’on crachait du feu aux arènes, devant toutes ces contemporaines,
Dont certaines devaient terminer, dans un bosquet, terrain miné,
Dont certaines ont même partagé, un bout d’chemin sans s’engager,
Avec des punks et sans morale, juste un dommage collatéral,
La vie est parfois surprenante, et même d’autres fois aliénante,
Quand une seringue vient caresser, des veines vierges décomplexées,
C’est l’amour qui dans son absence, oublie de faire pâlir les sens,
Et la vengeance de son départ, qui peut laisser l’esprit épars.

Image : libre de droits (Steve PB)

Épitaphe

Beaucoup ne savent pas qui je suis, et tant mieux,
Mes chaînes font bien du bruit, j’ai un passé plus que houleux,
J’ai traîné quelques petites casseroles, mais pas de bol,
Pour un homme qui au-dessus de tout cela, s’envole.

Ce qui est important c’est ce que je suis aujourd’hui,
Pas ce que j’étais hier, et où j’ai inséré des aiguilles,
Dans les bras de qui, dans quelle mare j’ai été l’anguille,
Ma conscience est légère, je m’arrange avec ma vie.

En d’autres temps j’aurais peut-être été desperado,
Ou un voleur de poules ou de chevaux, condamné à l’échafaud,
Même si mon cœur aura toujours été immense, je pense,
Que les traces que je laisse sont de sang, elles sont sur un radeau.

Sur une mer déchaînée, comme Ulysse revenant au port,
Avec le vin que Calypso a daigné lui mettre en amphores,
Moi j’ai levé le doigt bien haut et j’ai hurlé très fort :
« Va te faire foutre Zeus, je t’emmerde espèce de porc ! »

J’ai rien à prouver à personne ici-bas, seul je ferais face à mon trépas,
Debout et droit comme un I, la tête haute, et je ne montrerais pas,
Une once de regret vis-à-vis de tous les actes que j’ai fait,
Quand la mort me prendra je sourirais, je serais satisfait.

Et on est nombreux à pouvoir affirmer ces choses, mais peu osent,
La plupart se contentent, se complaisent dans de petites doses
D’arrangement avec la réalité et d’amnésie volontaire,
De comportements dont le résultat est bien loin d’être exemplaire.

Pas que les miens le sont, non… bien au contraire,
Mais au moins j’ai essayé de vivre en accord avec ma misère,
Et comme d’autres, je suis tombé bien bas, mais je suis toujours remonté,
Seul, sauf grâce à quelques rares mains qui m’ont été prêtées.

À tous ceux-là, toutes celles-là, je voudrais rendre hommage,
Je pense à eux souvent, mais pas assez et c’est dommage,
On se retrouvera tous un jour, quelque part. Où ? Je sais pas,
Tout ce que je sais c’est qu’au Paradis, ça ne sera pas…

Image : libre de droits (Skitterphoto)

Instant d’égarement

Évacuer toute ma violence, sainement,
C’est pas facile, j’ai peur que ça tâche,
J’appréhende, au fond de moi je pense,
Que ça peut éclabousser bêtement,
Et à l’avance, vaut mieux qu’on l’sache,
Même si ça ne serait que par accident,
Un peu à l’arrache, un peu trop cash,
Ça ne sera qu’un mauvais moment,
J’peux pas le cacher, faut que j’me lâche,
Alors excusez-moi sincèrement,
De ma démence, pas que j’me fâche,
J’en ai juste besoin par moments,
J’ai le sang chaud, et pas d’attache,
C’est aussi pour épargner mes poings,
Et la peinture de mes murs, mes voisins,
J’ai pas envie d’péter les plombs,
Mais c’est comme ça, j’suis un Apache,
Un Iroquois, qui verse une larme,
Sur la connerie du monde moderne,
Qui serre les dents, qui sort les armes,
Qui part en guerre, moitié en berne,
Qu’on comprenne ou qu’on comprenne pas,
J’m’en bats les couilles, les cons me cernent,
Trop souvent y a des baffes qui s’perdent,
Trop souvent, et putain d’merde !
Quoi ? J’ai essayé d’m’assagir,
De calmer l’jeu, choisir l’amour,
La haine revient derrière mon dos,
Elle me bourre de ses coups trop sourds,
J’me d’mande même pas comment faire,
C’est évident, un pain dans les dents…
Un bon coup d’plafond dans l’pif…
Et une bonne baffe, c’est jouissif.
Voilà c’est bon, j’suis défoulé.
Et encore désolé.

Image : libre de droits

Neutralité

Cette part de moi-même est envahissante,
Ouvre la porte à une tempête de neige brûlante,
Nuit à mon être et l’endort au chloroforme,
Falsifie mes paroles, leur retire toute forme.

Une fois que tout est foutu en l’air reste le chaos,
Sur l’injonction de sa conscience, qui sied là-haut,
Il ne faudrait pas lui céder, mais elle danse,
Ouvertement sur ta tombe, et la douleur lance.

Naturel, ça l’est, ça fait partie de la vie,
Et ça doit sortir, quel qu’en soit le prix,
Tout ce que l’on touche peut brûler car
C’est du feu dans mes yeux, le sang coule au moindre écart.

Odeurs de cramé et de fer mélangées,
Livre ouvert, à une page s’est hasardé,
Entre un chapitre passé, inutile, et un autre à venir,
Reste à savoir ce qui, inexorablement, va advenir…

Et le suspense de l’angoisse prend toute la place,
Borde le gouffre, si je m’y penche, par audace,
Et que je regarde tout au fond, la menace,
Si j’ose un pas, juste un pas, tenace,

On dira que j’ai sauté, et pourtant… pas de chance,
Il ne faudrait pas trop se fier aux apparences,
Ne pas se laisser tromper par un scénario écrit à la craie,
Diablement bien ficelé, un arbre qui cache la forêt.

Il est tellement facile de tomber dans les pièges d’éther,
Vils leurres, placés là juste pour te jeter par terre,
Route pleine d’embûches, absence de solidarité,
Et on laisse des amis se faire insulter,

Sous la verve injustifiée d’autres amis si chers,
Sous la pluie acide de mots qui entaillent la chair,
Et qui font douter de la nécessiter d’exister.

Dédié à Vanessa qui le saura jamais

Espace brisé

Mon iroquois hérissé en dos de chat échaudé
Redevient doux l’an demain, c’est ce même dos apaisé.
Sur ma planète, s’accrochant, le soir l’espoir se levant.
Loin du dicton entiché d’insecte trop détesté,
Pour amoindrir la frayeur de sa présence, de sa peur.
Le noir repu apparaît quand les yeux fermés je vais
Partir autour de la sphère de ces bleus ornés de verts
Et je la vois ta falaise, et ton rocher bien ancré,
Je veux que tu restes ici sur cette Terre pleine de vie.
Dans tous ces jardins fleurant tant de parfums sous les vents.
Oui, si tu sautes un beau jour, j’aimerai que ce soit l’amour
Qui te fasse, lui, t’envoler, déployer tes longues ailes dorées
Pour que tu te débarrasses du désespoir qui te menace
Qui te leste et te retient, sur la terre ferme bien en vain
Pour que tu laisses, libérée, toute ta culpabilité,
Elle qui multiplie encore, le poids trop lourd de ton corps
Qui t’empêche de décoller, qui t’aimante au sol brûlé.
Au fond de toi j’ai sondé, j’ai vu ton cœur s’étouffer.
Et tu sais, j’ai essayé, j’essaye toujours de mon côté,
D’oublier, oui, je me bats, vain combat, je le connais,
Qu’est impossible à gagner, car seul le temps le pourrait.
J’invente l’animosité de quelques uns des humains,
Qui ne me voient que de loin, de par leurs propres destins.
J’imagine leurs existences, leurs peurs et leurs carences,
Leur haine est telle qu’elle les tue, la mienne a été battue,
Par le mépris étonnant transmis par la foudre et tonnant,
Elle n’existe pas, mais j’y crois hélas, je la vois, elle me glace.
Tu sais, le cœur est étrange, quand il s’accroche à un ange,
C’est par toutes ces expériences, c’est par toutes ces amours rances
Qui ont écloses puis fanées, y a trop longtemps, ce passé
Restera au fond de moi.
Et si je te racontais ma vie, chaque petit détail, sans faille,
Non pas par minuscules bribes, mais tel un roman, sans diatribe,
Toutes ces histoires lourdes et longues, recevrais-tu toutes mes ondes
Telles que je te les envoie ? Comprendrais-tu bien ma voix ?
Et tu sais, on s’habitue à répéter des refrains,
Et à chaque fois ça reproduit le même chemin.
Pour moi, ici et maintenant, une chose est nouvelle, ce temps…
Car c’est la toute première fois que je vois l’hiver en moi.
Et je ne veux plus endurer. Je veux voir l’océan se glacer.
Je me suis vu entre deux, caché à l’abri du feu,
Mais les chaudes braises du dernier, le vent vient les ranimer,
Elles s’entretiennent tous les soirs, sous les cendres et sans rien voir.
C’est ce désir si puissant, morsure qui perdure dans le temps.
Et chaque être dévisagé, chaque planète envisagée
Semble impraticable et vaine, insipide et inhumaine.

Image : libre de droits (Josemdelaa)

Fade up

La stupidité crasse est l’essence de ce monde,
elle fait avancer les imbéciles qui abondent,
et les ignares traitent d’ignares d’autres ignares,
la pauvreté d’esprit est le moteur de ces barbares,
et la haine est devenue le mien, à force de m’y coller,
car toute qualité se cache, rare et apeurée,
les imbéciles glorifient la médiocrité
tout en étant applaudis par des tarés,
qui forment à eux seuls la majorité…
Situation ubuesque, mais tellement présente,
les créatifs inconnus travaillent en silence, dans l’attente
de considération mais on leur impose
l’anonymat et l’ignorance à haute dose,
et le reste du monde, dénué lui d’imagination,
s’approprie leurs œuvres et se donne raison
afin de toujours mieux se mettre en valeur :
rares sont ceux ou celles qui citent les auteurs.
Ce nouveau monde égoïste ne fait que dupliquer
et fait passer ça pour du partage légitimé,
et quand on ose faire remarquer cette ingérence
on est ignoré, on essuie l’indifférence,
mais à force d’essuyer l’indifférence des snobs,
cette lourde indifférence et leur jugement qui l’enrobe,
à force d’essuyer leurs silences
on finit par s’épuiser
et cesser d’exister
et la haine,
même vaine,
vient tout remplacer, elle se substitue à tout.
Il est également facile de passer pour ce qu’on est pas
sous les jugements des rats,
les esprits mal tournés pensent qu’ici bas
tous ceux qu’ils croisent sont aussi miteux
que leurs putains de mentalités à eux.
Alors après tout pourquoi je reste là ?
Pourquoi continuer à marcher dans ces pas ?
Bonne question… Il me faudrait un peu de courage
pour arriver enfin à partir, quitter ma cage,
fermer la page,
quitter la fausse beauté et ainsi ne plus entendre
l’avis d’ignorants que j’aimerais voir en cendres.

Image : libre de droits (thephilippena)

Fatal club

Au fond d’la cuve y a de l’essence pour y baigner mes sens
Pour m’enflammer intégralement et renaître de mes cendres

Au fond d’ce trou y a des serpents pour pomper tout mon sang
Pour s’arracher mon doute et mes reins, jusqu’à la dernière goutte

Au fond d’mon coeur y a une absence qui me torture la panse
Un paradoxe de tox, une toxine trop précoce

Au fond d’ma tête y a comme un vide pour me coller des rides
Et des cheveux blancs, t’es partie avec leur couleur et le vent.

Mais, si tu revenais, je crois bien… (1)
Que j’te collerais ma main dans la gueule…
Fausseté d’espoir et tes déboires ne veulent
Plus rien, surtout pas moi, je reste en chien.

Dans ma faille électrique, mes maux du matin
Jusqu’au soir se bousculent, alors je reste dans une putain d’bulle
De savon, stérile et sans juice.

(1) A chanter sur un air de cloclo

La fête à Pèpète

Je tuerai pour un rien, un café ou un chien,
une saucisse de Strasbourg, c’est qu’un flic en séjour,
chez les fous du bocal, les timbrés à cheval,
les troufions en tutu, les crétins au-dessus,
j’en ai marre de la vie, non j’déconne c’est fini,
c’est la fête à Pèpète, elle va faire des conquêtes,
allumer tout l’quartier, s’éclater le gosier,
tout péter dans sa rage, elle finira en nage,
moi en âge de créer, et je ne fais qu’errer,
dans ce monde sans le goût, sens dessus sens dessous,
dans cette ville mortifiée, où les vieux sont tarés,
te regardent d’un œil, ou d’un cul qu’ils le veuillent,
ou veuillent pas je m’en fous, ce sont tous des grigous,
des âmes faibles et tapies, dans une ombre, un tipi,
avant de le détruire, car il peut pas reluire,
de ces normes établies, comme les lois des Nazis,
je m’en branle de ces règles, tous ces cons tous ces aigles,
attachés sur le cœur, récompenses de tueurs,
les armées les soldats, les sales flics sont des rats,
pas contents de leur vie, ils se vengent ces vieilles pies,
monde amer tue la mer, tue les mères éphémères,
à vingt ans on se barre, et on tient bon la barre,
seuls et fiers de nos mœurs, ligotés de longues heures,
aux fenêtres on épie, les voisins ces harpies,
les voisines ces crevures, ou les chiens en chaussures,
défilent droits comme des ‘i’, et se montrent leurs vîts,
comparer leurs grandeurs, se prendre pour des lecteurs,
connaissant tout sur terre, exposant leurs prières, demeurant droits et fiers,
j’en ai marre de ces cons, du napalm pour leurs fions,
voilà ce qu’il faudrait, sans pitié sans regrets,
tous les exterminer, et tous les éventrer,
et bouffer leurs viscères, défigurer leurs frères,
quand la haine avoisine, les affres de leurs épines,
de l’amour bien planqué, un peu déboussolé,
par tout ce sang qui gicle, qui abreuve les articles,
des médias ces vautours, ces salopes de velours,
je veux les voir crever, étouffer leurs idées,
leurs idéaux racistes, leurs convictions sexistes,
ces salopes éternelles, ces putains des poubelles,
tous sortis d’une décharge, de sperme rance et barge,
les tout petits têtards, ces colons ces fêtards,
qui jettent dans les chiottes, les rêves et les notes,
la musique authentique, les petits airs lyriques,
ce ne sont que des tiques, aux comas éthyliques,
gavés de came ils sont, et crachent sur les potions,
celles que les autres prennent, pour eux elles sont toutes vaines,
faudrait qu’ils se nettoient, à l’acide sur le toit,
celui de leurs immeubles, et celui de leurs meubles,
achetés au rabais, dans des îlots de craie,
dans des bateaux voguant, sur leurs piètres océans,
leur vanité chargée d’un souffle d’insanité.
J’aimerai qu’ils crèvent tous, gueule ouverte dans la brousse.