Hollyweed

L’article est assez amusant, on s’interroge sur le «  pourquoi  » de l’acte, on s’interroge sur l’auteur, comme si c’était quelque chose de très grave, alors que c’est vraiment anodin et plutôt marrant, d’ailleurs apparemment les flics de Los Angeles n’ont rien à faire de leurs journées (c’est pas comme si là-bas il y avait des gangs qui s’affrontaient, non…), puisque toujours selon l’article du blog Big Browser du journal Le Monde, ils rechercheraient l’auteur qui serait un homme (et pourquoi ça ne serait pas une femme ? y aurait qu’un homme capable d’une telle chose ? ?), et qui risquerait soi-disant juste une poursuite pour «  violation de propriété  » puisque les lettres n’ont pas été endommagées… Fallait bien qu’ils trouvent un truc, parce que franchement, si ça c’est de la délinquance, alors mon chat est un criminel (si si, il a défoncé le canapé avec ses griffes, et ça c’est irrattrapable, alors qu’un drap, il suffit de le retirer pour réparer).

L-3421

Les plus gros des dealers sont chez nous, en occident
Ce sont les labos, les pharmaciens bien complaisants,
Car ceux des rues, tu les remercies pas, ça se fait pas.
Ils savent qu’ils vendent la mort, sauf toutefois
Pour le cannabis, aux mille propriétés thérapeutiques,
Comme la protection des neurones, ou l’effet antalgique…
Mais les pharmaciens, vendeurs de mort aussi
On les quitte en leur souriant, en leur disant merci,
Ils sont bien planqués derrière les lois du système,
Ils font faire du profit aux labos, qui n’aiment
Qu’un usager puisse se soigner tout seul
En faisant pousser autre chose que du tilleul.
Les lobbyistes qui n’ont pas pour mission la santé,
Ce qu’on aurait pu croire, mais les soins sont patentés
Par des chimistes qui synthétisent toutes les plantes,
Et les transforment en produits industriels de vente,
Car une plante, tu ne peux pas la breveter,
C’est interdit, alors mieux vaut la diaboliser,
Payer l’état pour qu’il maintienne les interdits,
Que les cultivateurs soient traités comme des bandits,
Et qu’on les menace de les envoyer en prison
Juste parce qu’ils refusent d’obéir à des aberrations !
Voilà la vérité de notre société formidable,
On dénigre par la loi, on rend indéfendables
Des personnes lambda qui ne font aucun mal,
On se sert des enfants pour justifier l’anormal,
Et on empêche de s’exprimer en édictant des lois
Ceux qui veulent le faire savoir, les gens comme moi…
Car ce poème, aussi révélateur qu’il puisse être,
Est interdit car il viole une règle, et c’est traître :
Présentation sous un jour favorable d’une substance,
Listée au même titre que d’autres, accusée de malfaisance,
Listée comme l’héroïne, mais pas comme l’alcool…
Car l’alcool est dans nos mœurs, présent dans les écoles,
À la cantine et dans les tiroirs des professeurs
Dont certains, imbibés, parfois passent une heure
À chercher la serrure de leurs salles de classes,
Et c’est du vécu, car si je dis ça avec audace,
Je sais ce que je dis, et rien ne me fera taire,
Ce n’est pas une vieille loi, ni des flics sectaires
Qui pourront m’empêcher de l’ouvrir, et même en prison
Je continuerai d’informer, d’expliquer aux populations
Les petites incohérences présentes dans la société
Qui, lorsqu’on change d’angle, apparaissent en variété,
Alors je suggère à celui, à celle qui lira ceci
De tenter de se déplacer pour voir les choses plus éclaircies
De ne plus croire tout rond des atroces stupidités
Simplement pour l’unique raison qu’elles ont été
Transmises via des moyens connus de propagande,
Publicités ou campagnes de sensibilisation marchandes,
Destinées à désinformer et à empêcher que ne puisse
Circuler la vérité en favorisant le mensonge et le vice…

Image : CC BY SA Avriette

 

Paradoxes

Résumé :
Dans un futur proche, toutes les drogues ont été autorisées, et le cannabis est obligatoire pour les enfants tels les vaccins aujourd’hui. Mais des cathos orthodoxes résistent toujours à ce que la société a imposé aux peuples. Une nouvelle qui illustre les abus des obligations et des interdits de notre système actuel où morale puritaine et obscurantisme tentent de régir nos vies.

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Le cannabis en France

En 2013 on a pu voir un changement radical dans la constitution de plusieurs territoires, au grand dam de l’ONUDC (1). Il s’agit de l’Uruguay et de sa légalisation, et de deux états d’Amaruka, le Colorado et Washington et de leur légalisation. Légalisation de quoi ? Mais du cannabis pour un usage récréatif voyons !

Je prend en exemple beaucoup d’articles de libéraux et de libertariens qui fusent de partout (2). Il est temps de légaliser pour eux comme pour les auteurs des rapports de la Commission pour les Politiques des Drogues (3), c’est une évidence. La manne (4) que ça peut rapporter n’est pas négligeable, et ils voient un intérêt sociétaire à ce que ça passe. Ils ne sont pas forcément consommateurs, et sont bien intéressé par le côté lucratif.

En Uruguay, le chef de l’État semble être une personne altruiste qui a renoncé à un gros salaire par exemple (5). On peut penser que son gouvernement aussi. Mais cet état de fait n’est pas le cas chez nous. Chez nous, quand l’État tient une carotte il la lâche pas avant d’avoir épuisé l’âne.

constituants-cigarette

On le voit avec le tabac (6) : des études sont commandées pour faire dire que le tabac tue, tout en occultant la responsabilité des tonnes de produits chimiques ajoutés et en mettant tout un peu facilement, sur le dos de la nicotine et des goudrons. Ce qui donne une vraie-fausse raison à l’état de ne pas morigéner l’industrie du tabac pour ces produits chimiques, et d’augmenter les prix en ayant l’air de se préoccuper de la santé des consommateurs quant à la nicotine et aux goudrons. Ce n’est que pour satisfaire quelques lobbys anti tabac, et grappiller encore quelques deniers. L’art de la politique.

Donc les activistes se lèvent comme un seul (7), clamant qu’ils ne veulent surtout pas d’un monopole d’état ni d’un modèle dans lequel des entreprises fixeraient des prix surtaxés par l’État, comme pour le tabac. Eux veulent, nous voulons le droit de produire notre consommation sans qu’on vienne nous faire chier ! Les plus téméraires d’entre nous revendiquent une transparence dans les quantités produites, et la possibilité de contrôler si besoin cette production afin qu’on ne puisse pas nous accuser pas du trafic que nous ne faisons pas (8). Ils veulent, nous voulons, le droit de gérer notre propre consommation. Certes.

Mais laissez moi me faire l’avocat du diable, bien que je sais que je vais faire appel à des idées qui ne sont pas dans mes convictions :

Rien ne passera avec de telles réactions de rejet radical de la moindre proposition qui ne va pas dans le sens direct du consommateur…
Les gouvernements successifs français ont tous montré un point commun : de l’intérêt pour les lobbys les plus lucratifs pour leurs poches, mais aussi pour les comptes du pays.
Or le seul point qui pourrait faire plier certains des plus fervents défenseurs de la prohibition, ceux qui sont opposés à notre consommation et qui sont les chiens de garde de la morale prohibitionniste, la première chose qui peut les faire changer d’avis, c’est probablement la manne que ça peut rapporter au pays, et parallèlement à leurs propres poches pour les plus corrompus.

Pourtant on le sait car on n’est pas dupe, nous savons vivre dans un monde dans lequel on a un aucun contrôle quand le gouvernement s’en mêle : il est clairement pas à l’avantage de consommateurs de pousser pour que l’état puisse détenir quelque monopole que ce soit, étant donné que nos politiques principales sont libérales et capitalistes, cachées derrières de grandes idées historiques politiques (socialisme, conservatisme, communisme, nationalisme), on sait que le résultat sera systématiquement des consommateurs non satisfaits. Et il est pas non plus à l’avantage des consommateurs de pousser pour que des entreprises privées puissent gérer ce marché, ce serait le même résultat qu’avec l’état trop gourmand et trop restrictif.

Donc on est toujours d’accord : on veut le droit à l’autoproduction et le reste intéressera ceux qui ne peuvent pas physiquement faire pousser.
Oui mais… Si on demande cette exclusivité dès le départ, qu’on rejette toute possibilité d’avancée (détournée ou pas) qui nous rapprochera de notre but final, on obtiendra jamais rien. C’est dommage, mais on a pas la manière pour faire ça, nous en France. Nous n’avons pas de possibilité, de proposer des changements, autrement qu’en comptant sur des individus élus mais trop souvent bien peu intéressés par leurs fonctions, le nombre de députés et sénateurs présents sur les bancs de l’assemblée en est la preuve : ils-elles touchent leur chèque et le reste ne les regarde plus, excepté toutefois pour quelques rares éléments qui changent bien vite, soit de métier, soit de convictions. Eux proposent des lois.

Si on se bride à rester sur nos positions radicales, qu’on continue à demander un changement uniquement pour nous, les consommateurs, un changement où ni l’état, ni quelque entreprise ne pourrait y gagner, on pourra continuer encore longtemps à manifester, pétitionner, gueuler dans tous les sens…

Mais si on est pressé de voir une avancée qui pourrait appeler à une autre avancée, puis une autre et ainsi de suite, il vaut mieux opter pour une stratégie progressive. Passer outre toutes ces idées d’autosuffisance (très belles au demeurant), et proposer sans hésiter une chose qui intéressera assurément aussi l’interlocuteur : lui offrir la possibilité de gagner beaucoup d’argent sur nos pauvres dos déjà bien courbés, soit que l’État produise lui-même le cannabis, qui pousse d’ailleurs très bien chez nous, soit qu’il assigne ce rôle à quelques entreprises tout en les taxant.
Devant cette offre, et devant l’actualité plutôt favorable au cannabis, l’interlocuteur pourrait être moins radical pour une fois, et changer son disque prohibitif. Il serait certainement attiré par l’appât du gain.

Le premier résultat de cette stratégie serait une avancée, possiblement rapide, mais clairement pas directement à notre avantage financier.
Certes on sera plus tranquille quand on se déplacera, mais on fera la gueule quand on achètera nos réserves, pour ceux qui ne font pas pousser chez eux.

On pourrait aussi prévoir à l’avance un possible effort de la part de l’état pour nous empêcher de produire nous-même notre consommation, comme il le fait avec le tabac.
Alors il s’agirait de se tenir prêt pour toutes ces éventualités, et de pouvoir par la suite couper l’herbe sous le pied de ce nouveau dealer, et de faire que leur manne ne soit pas si lucrative que ça finalement, grâce à notre persévérance pour l’autoproduction systématique, l’entraide et l’autonomie grâce à la solidarité par correspondance (le secours vert), et la désobéissance civile générale en cas de volonté nuisible de l’état à nous empêcher de faire pousser.

(1) L’organe de l’ONU qui est chargé de réguler les lois des pays membres, concernant les drogues
(2) Exemples : Contrepoints (1) ; Contrepoints (2) ; Une pétition de libéraux ; Un blog libertarien
(3) La GCDP : http://www.globalcommissionondrugs.org/
(4) Pierre Kopp : Légaliser le cannabis rapporterait 1 à 2 milliards par an (Europe 1)
(5) Le Monde
(6) Données INPES
(7) Le nouvel Obs, Dominique Broc
(8) Qu’est ce qu’un CSC ?

Image d’entête : (cc) Penn State Special Collections – Specimen of marijuana growing on farm near Plano, Illinois (1938)

En cachant

Résumé :
Histoire courte qui commence par un réveil difficile. Entrez pour un instant dans la peau d’un usager de drogues douces et dures qui ramasse les morceaux de la soirée de la veille, trop arrosée. Cette nouvelle est le point d’entrée dans Junkie-Land, un univers glauque, parisien, dans lequel les personnages s’éloignent ou se rapprochent des stéréotypes dessinés par la société afin de justifier l’interdit des drogues.

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Fumeurs parisiens

Résumé :
Deux êtres humains sont séparés par quelques mètres, l’un vit dans la rue, est assez jeune, et mendie au pied de l’immeuble du second, un homme âgé sur le point de mourir de vieillesse. Leur point commun, outre que d’une manière concrète, terrestre, et d’une autre, plus spirituelle, ils se connaissent, est qu’ils sont tous les deux amateurs des effluves du cannabis. Cette courte histoire vous mènera de la mort à la vie.

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