Désir et Aversion sont sur un bateau…

…Aversion tombe à l’eau, qui est-ce qui reste ?

Le bonheur est venu un matin et il est reparti, mais en repartant il a dit ces deux mots : je reviendrai. Le bonheur est quelque chose de sournois, mais pas dans le mauvais sens du terme. Il ne prévient pas, il se pointe, et il s’en va. Alors si on sait le voir, le repérer parce qu’il se cache le bougre… alors on a appris à le saisir. À en saisir toutes les petites nuances, indétectables pour un esprit qui ne vit pas le moment présent.

Le moment présent, et l’endroit où on est, ici et maintenant, sont les choses les plus importantes de la vie, bien avant le confort, bien avant la fortune, bien avant l’amour, bien avant toutes ces choses après lesquelles nous, pauvres êtres animaux que nous sommes, nous courrons. On passe nos vies à courir, on court après des rêves, mais des rêves réalisables, ou pas… lorsqu’ils sont irréalisable on dit qu’on court après des chimères, on court après des femmes, des hommes, on court aussi après une idée qu’on s’est faite du bonheur. Mais parfois il faut savoir s’arrêter, même quelques secondes, parce que courir tout le temps, c’est bien beau, mais ça rime à quoi ? En courant en permanence on s’empêche de vivre vraiment, d’apprécier l’instant.

La passion, d’aucuns diraient que c’est quelque chose d’illusoire, moi je dirais que c’est quelque chose d’éphémère, mais on peut apprendre à la faire durer, ou en tous cas à la faire renaître sur commande. Lorsqu’on sait se plonger dans ce qu’on aime, et que ce qu’on aime est accessible facilement, par la pratique de je ne sais quelle activité, alors on a tout compris. Bien sûr, la vie réserve parfois des surprises, qu’elles soient bonnes ou mauvaises… Généralement on préfère les bonnes, et on voudrait ne pas vivre les mauvaises, mais c’est inévitable, et celui ou celle qui a décidé d’accepter les choses dans leur intégralité, celui ou celle qui sait se laisser traverser par les émotions, positives ou négatives, sans laisser celles-ci perturber son présent, a atteint une forme de sagesse inaliénable – au moins temporairement.

Justement, la sagesse… Il y en a qui y mettent de l’importance, et d’autres qui s’en fichent. Pourtant c’est l’état de conscience le plus haut qui soit. Y a rien de supérieur. Et surtout pas le matériel. Et c’est tout de même ahurissant de constater l’acceptation ou la résignation de beaucoup de monde dans un état de conscience médiocre, au point de glorifier le matérialisme, de le sublimer, au détriment de valeurs beaucoup plus subtiles.

Pour se rassurer, certains, certaines, parlent de « masturbation intellectuelle » lorsqu’ils désignent ceux et celles qui réfléchissent pour améliorer leur quotidien, et du même coup améliorer la société. Car c’est en partant de soi qu’on peut commencer à changer le monde. Se poser des questions est naturel, et on ne s’en pose jamais trop. Le piège dans lequel ne pas tomber ici, est de passer à la question suivante sans avoir pris le temps de trouver une réponse acceptable à la précédente. Prendre le temps, et lui aussi, comme le bonheur, file à une vitesse immense.

L’immobilisme réel n’existe pas à proprement parler. Lorsque je suis assis à écrire ces mots, je suis sur la Terre qui tourne autour du Soleil à environ 30 km/s, et le système solaire, lui, se déplace dans la Voie lactée à 250 km/s. Alors en km/h, puisque c’est la référence par laquelle on peut mieux s’imaginer tout ça, on parle ici de 900’000 km/h. Et la galaxie elle-même se déplace dans l’espace. Bien entendu, tout ça reste théorique. Ce sont des calculs qui ont été faits par des scientifiques au XIXe siècle, des observateurs qui ont certainement été accusés d’avoir la « tête dans les nuages » mais qui sont pourtant des références aujourd’hui.

Alors qu’est-ce qui est important ? J’ai un début de réponse, mais c’est la mienne évidemment, et comme chacun détient sa propre vérité, elle ne sera pas celle de tout le monde. Ce qui est important, c’est ce qu’on considère important. Et on peut penser que les autres se fourvoient dans des choses inutiles – et je l’ai fait dans cet écrit – eux ne voient pas la chose de cette manière. Il n’y a pas d’autre réalité globale que les faits. Et en face des faits, chacun ressent des émotions, chacun les vit plus ou moins bien selon sa façon de penser, et se crée sa propre réalité.

Et le bonheur, selon les interprétation, selon les visions des uns et des autres, est toujours différent, il n’est pas définissable concrètement. On peut proposer une définition globale, mais c’est le dénaturer…

Flash lucide

Regarde-moi ce bonheur, là-bas…
Mais si ! Là-bas… Regarde mieux et vois.
Ça y est ? Tu l’as vu aussi ?
Alors maintenant, tiens, je te prête mes yeux.
C’est pas que tu verras mieux…
C’est pas pour te faire blêmir.
Mais tu verras de mon point de mire.
Revenons sur ce fameux bonheur,
Aux belles apparences extérieures.
Regarde autour. Vois-en les pourtours irréguliers.
Vois toutes ces fleurs qui s’en échappent,
Tous ces petits cœurs… Dis, ça te frappe ?
Tiens ! Tu plisses les yeux ?
Tu commences à comprendre…
Tu commences à voir,
Ça peut surprendre, surtout au départ… car…
Il est si dégoulinant de fragilité,
Il est si faux, si feinté, si plein de failles, si falsifié.
Et si tu penches la tête de quelques centimètres sur le côté,
Tu t’apercevras encore,
Qu’il est bidon,
Qu’il tient juste par un mince cordon,
Qu’il pue l’abandon.
Que dedans, y a pas la moindre émotion.
Sauf peut-être de la peur, de l’appréhension.
Tu le vois maintenant, non ?
Moi je le vois tous les jours.
Partout, dans les yeux de centaines d’amoureux,
Dans les rues, dans les espaces commerciaux,
Sur les pages virtuelles des réseaux sociaux,
C’est un leurre, une illusion, caché au jour,
C’est une farce déguisée en amour.
C’est du sophisme dans toute sa splendeur.
Mais… Rends-moi mes yeux, c’est fini, il est l’heure !
J’en ai besoin pour y voir clair,
Dans toute cette foutue misère.

La poursuite du bonheur

C’était un endroit où l’on recherchait le bonheur,
Quelques habitants en avaient entendu des rumeurs,
Tous en chœur ils continuaient leurs labeurs,
Sans le trouver, reproduisant leurs erreurs.

Il y avait quelqu’un qui n’en pouvait plus de chercher,
Quelqu’un qui tournait en cercles vicieux, prisonnier,
Il perdit l’équilibre, à force de tourner, retourner,
Vivant sa souffrance qu’il ne cessait d’arroser.
Et il finit par tomber.

Alors lors de sa chute il réfléchit à ses questions,
Il cherchait le sentiment à l’endroit des émotions,
S’enivrant perpétuellement dans de fortes sensations,
Buvait des boissons provoquant sa déshydratation.
Et quand il eut atteint le fond du trou,
Il se releva blessé et moitié fou,
Réduit et sonné, il était toujours vivant, mais…
Heureusement, sa mémoire fonctionnait,
Non, il n’avait pas oublié,
Après quelque temps pour récupérer,
Il leva le nez.
Et dans son malheur, il vit le bonheur.
Non, il n’était pas caché.

Des centaines de mètres il lui fallait remonter.
Le bonheur là-haut, il l’avait bien repéré,
Alors heure après heure, avec difficulté,
Il ne cessa d’escalader,
Puis s’aperçut qu’une corde lui avait été lancée…
Il la saisit fortement, sans hésiter,
Il accrocha à sa ceinture l’extrémité,
Il continua de grimper, mais maintenant il se sentait aidé,
Mètre après mètre, sans arrêt il progressait,
Son but se rapprochait, et il était motivé.
De temps en temps, il relevait le nez,
De temps en temps, il s’écorchait les pieds,
Mais jamais il ne s’arrêtait,
Et jamais il ne retombait,
Il ne savait pas qui lui avait lancé
La corde qu’il s’était accrochée,
Il s’imaginait que la première chose qu’il ferait
En arrivant ce serait le remercier,
Et il continuait de grimper…

On raconte qu’il a fini par y arriver,
Qu’en haut il y avait, à un arbre nouée
La corde qui le retenait…
Que l’aide inconnue s’était échappée,
Ce qu’il ne sut jamais c’est que c’était le bonheur
Qui l’avait lancée.

Pensées endormies

Je suis comme un genre d’épouvantail doté de parole qui hurle et gesticule, ça fait juste fuir quelque corbeaux, ça attire les vautours, mais ça donne pas envie.

Avant de changer le monde, il faut commencer par se remettre en question soi-même, en fait on est au coeur d’un changement d’ère, et si on ne va pas vers le spirituel, on ne va nulle part.

Personnellement ça fait assez longtemps que j’ai abandonné l’idée de convaincre qui que ce soit. Tout simplement parce que pour ma part, je n’ai pas cette faculté. Je ne suis clairement pas un leader, alors je fais mon truc dans mon coin. Par contre je veux bien être classé dans les « agitateurs », là oui…

Y a beaucoup de monde éveillé, mais faut évidemment pas essayer de comparer à la totalité des humains, parce que ça ferait un pourcentage très minime. Mais du fait qu’on est plusieurs milliards sur Terre, même si c’est qu’1 % ça fait quand même plusieurs millions de personnes…

La révolution se fera en Europe quand le paradigme européen changera réellement, et quand les gens sortiront de leur logique de consommation et de possession.

La drogue ça n’existe pas, c’est une expression inventée par la presse pour appuyer des discours politiques visant à l’interdire.

Il reste encore sur cette Terre des nostalgiques d’un sentiment de don absolu, sans domination, et sans dévolu.

La poésie s’interprète comme la peinture, différemment selon les gens, leur vécu, et tout ce qui fait leur personnalité.

Les paroles poétiques font naître des réflexions, ou nourrissent des réflexions déjà commencées, c’est agréable d’en discuter, ça n’empêche pas d’écouter [lire] profondément à d’autres moments que la communication.

La notion d’appartenance est incompatible avec un couple équilibré. La confiance en l’autre devrait suffire à rassurer quelqu’un de jaloux.

Les partis politiques sont à éliminer, tout comme le système actuellement en fonction depuis des centaines d’années.

J’ai trouvé des moments où jamais la tristesse n’intervient, où la vie est d’un bien-être intolérable !

Dans les moments heureux, on a peur de tout perdre, [mais] à un moment on commence à penser que les choses sont acquises, et ce moment là est dangereux, parce qu’on se repose sur ses lauriers, c’est dans ce type de moment que les choses échappent [au contrôle] généralement.

Le temps est comme une boite de vitesses, parfois la vie est au point mort, et le destin comme le hasard n’enclenche la première que quand il a décidé, et c’est souvent quand tu t’y attends le moins.

Il faut éviter de tourner en huit (décalé à 90°, le symbole de l’infini), autant tourner en carré, et si on retire un angle, on tourne en triangle, inversé ça fait un panneau Cédez le passage.

L’optimisme n’est pas évident pour des personnes hypersensibles, parce que les émotions sont plus fortes et perdurent plus longtemps, elles s’estompent avec le temps mais il suffit d’une simple pensée pour les réactiver.

À force aussi de se retrouver déçu on finit par ne plus faire de projets trop éloignés, ou trop inaccessibles, donc toujours un peu insipides.

L’enfer c’est pas les autres, l’enfer c’est de se retrouver seul face à soi-même quand on se déteste.

La chance ne sourit pas à tout le monde, y en a qui disent qu’elle ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule, mais quand elle sourit jamais, on finit par lui faire la gueule.

La beauté n’est pas ce que les média disent qu’elle est, c’est quelque chose de plus relatif à chacun, un subtil mélange de mental, physique, esprit et d’émotions.

Je rêve d’un monde métissé, où y aurait plus de blancs plus de noirs, ni plus personne considéré comme différent parce qu’il provient de je ne sais quel pays.

Nous sommes tous de vieux dragons…

Quand je suis en présence de quelqu’un qui souffre, j’essaye de me comporter avec comme j’aimerais qu’on se comporte avec moi si j’étais à sa place.

Peu de monde applique le dicton Le sage aime le reproche, et c’est bien dommage, si tout le monde avait pour but de s’améliorer, le monde n’en serait pas où il en est.

J’essaye d’être bienveillant, mais ça fonctionne pas toujours.

Comment voulais tu que je ne le susse pas ?

On dit toujours avant c’était mieux mais souvent on ne connaît pas vraiment cet avant duquel on parle.