Envolée de corbeaux

Si j’étais amoureux éperdu je serais perdu d’avance, et si j’en vois des signes avant-coureurs
Jamais je ne devrais sombrer à nouveau dans cette mare vaseuse et profonde, c’est mort pour l’heure
Rappelle-toi ces ombres et ces fantômes passés, qui ont suivi un panneau pour moutons de Panurge
Rappelle-toi ces punitions, qu’après la pluie vient encore la pluie, que l’apanage de masochistes se murge
Que la peine nage en vase clos, tantôt fluide et pernicieuse, tantôt triste et en panne, et que ça urge de l’ouvrir
Rappelle-toi que ton corps serait vite en phase d’être détruit, tout comme ton esprit qui déjà s’insurge
Pense aux autres, tous ces sourds aveugles et muets à la fois qui grattent le sol avant la purge
Ils griffent la terre de leurs ongles fragiles, entravés par des sangles agiles s’il eût pu, c’est un pur jeu pour elles
Ce nectar sirupeux empoisonné que tu as déchiré et qui t’a mis à la ramasse plusieurs fois, et dont tu ne seras jamais repu
Entre la passion mal placée et la haine innocente, la routine assassine l’espoir qui se brise et se tait
Rappelle-toi ces drogues variées mais qui font toutes le même effet, elles étaient belles mais la chute est longue

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestShare on RedditDigg thisShare on Tumblr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *