Comment juger un candidat (Osons causer)

Voici une méthode que je trouve beaucoup plus intéressante que celle que, grand naïf que je suis, j’utilisais depuis peu, ayant décidé de changer mes habitudes électorales et de me donner, pour une fois, la possibilité de voter dans le cas où j’en aurais envie aux prochaines présidentielles. J’ai toujours été abstentionniste, et j’ai cru sentir un vent nouveau souffler pour 2017. Sans aucune certitude, d’ailleurs la carte d’électeur que j’ai « commandée » à la mairie, je ne suis pas convaincu que je vais m’en servir. Et donc, j’ai écouté surtout les voix, analysé les mimiques, les comportements, les façons de se tenir, de laisser ou non parler ses interlocuteurs, de faire les questions et les réponses sans que le côté rhétorique des questions soit pourtant évident, de certains politiciens (pas ceux dits « de droite », eux, franchement, je m’en contrecarre, et même si j’avais voulu, j’ai commencé à m’intéresser au problème bien après que soit fini le cirque de la primaire de ce qu’on appelle encore « la droite », selon moi à tort ou alors ils sont tous de droite).

Mais soyons réalistes, ils ont les moyens de se faire coacher pour mentir sans en avoir l’air, pour justement se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas. Ainsi j’ai trouvé par exemple, Macron, plus sincère que les quelques autres de son parti (pourtant définitivement mort avec Hollando-Valls), et ce non pas dans les mots qu’il utilise, mais bien dans le ton de sa voix. C’est une méthode plus instinctive que de se baser sur le contenu de ce qu’on entend, mais qui me semblait bonne. Or, elle est risquée. Même très risquée. Quoi qu’il en soit, je n’ai toujours pas choisi quel candidat est selon mon petit jugement subjectif, moins pire, semble-t-il, que les autres. Car c’est bien l’idée, tel que le système est fait, lorsqu’on vote, on ne vote pas pour le meilleur, mais bien le moins pire… ! Enfin, ça me paraît logique.

Bref, la méthode décrite dans cette vidéo est beaucoup plus pragmatique que celle que j’utilisais, et qui était déjà peu conventionnelle. Celle-ci fait travailler la mémoire, force peut-être à lire davantage, à se documenter… Lire des choses indépendantes évidemment, je ne parle surtout pas de sondages, qui sont pour moi le summum de la connerie.

Le porte parole de Macron pris en flag (Ecopla)

Il y a quelques jours, j’ai pu voir une vidéo, extrait d’une émission de France 5, C Polémique (lien de la vidéo au bas de l’article avec d’autres liens), où le rédacteur en chef de Fakir, François Ruffin, était reçu en face de différents participants, dont Christophe Castaner, porte-parole d’Emmanuel Macron. À un moment, François parlait des ouvriers d’une petite entreprise de 77 salarié-e-s, Ecopla (Isère, fabricant de barquettes en aluminium), dont les syndicalistes avaient voulu rencontrer Macron quand il était encore Ministre de l’Économie et il disait qu’ils n’avaient jamais été reçus. Et M. Castaner l’avait mouché en lui disant :

« M. Ruffin, vous étiez où en mai 2015, quand moi j’étais aux côtés de François Brottes, député, et que nous recevions, avec le cabinet d’Emmanuel Macron, les syndicalistes des salarié-e-s d’Ecopla ? » (Christophe Castaner)

Faisant ainsi passer Macron, son patron, devant les milliers de téléspectateurs qui regardaient l’émission, pour quelqu’un qui a su écouter les personnes qui souhaitaient lui parler des problèmes de leur entreprise à l’époque où il était Ministre, et M. Ruffin, pour un menteur, exagérateur, caricaturiste, car c’est bien le mot qu’il a utilisé quand il lui a répondu (caricature). C’est toujours paradoxal de voir un menteur traiter de menteur un interlocuteur, et ce, pour servir ses intérêts.

Alors reste à savoir si l’émission en question va donner un droit de réponse à François Ruffin, et ainsi réparer l’affront qui lui a été fait, non seulement à lui, mais aussi aux salarié-e-s d’Ecopla qui se battent depuis un an pour reprendre en SCOP leur entreprise, mise en faillite par un actionnaire millionnaire.

Pour ceux et celles qui hésitent à voter pour cette crapule aux présidentielles, j’espère que vous vous souviendrez de cette affaire, dont voici quelques liens pour l’approfondir.

Ecosia, alternative à Google qui plante des arbres

Et cerise sur le gâteau, en un clic, tu peux installer un plugin (ou greffon pour les puristes) qui fera de ce moteur de recherche le moteur par défaut de ton navigateur camarade ! Et tout ça sans te déconnecter de ton compte Google parce qu’il faut bien l’admettre, Google c’est pratique, surtout si on va sur Youtube régulièrement et qu’on veut mettre son grain de sel dans les commentaires… Qu’il y a aussi Gmail, Google Maps, Analytics, et pas que…

Bref, Ecosia est une alternative qui est utile et qui ne dérangera pas tes habitudes si tu as un compte Google et que tu souhaites y rester connecté-e. Pour l’utiliser depuis un moment, j’ai remarqué qu’ils étaient très réactifs aux demandes des utilisateurs, qu’ils faisaient évoluer leurs filtres de recherche constamment (récemment, ils ont ajouté par exemple un filtre pour ne rechercher que des images du domaine public, ou des images légalement réutilisables – le fameux Creative Commons), et qu’ils n’étaient pas hostiles aux compétences du géant, la preuve : un lien vers Google est mis tout en haut.

https://www.ecosia.org/

Cédric Herrou, 8 mois de prison requis par le procureur

Malgré la censure du présentateur (voir mon commentaire sous la vidéo), je voulais m’arrêter quelques secondes sur cet extrait d’une émission de France 2. Le 4 janvier 2017 le procureur a requis contre Cédric 8 mois de prison, avec sursis, pour son action. La délibération est attendue le 10 février 2017.

Réponse féministe à Orelsan pour « Saint-Valentin »

Ce clip a été censuré par youtube alors que la chanson originale d’Orelsan n’a subit aucune censure. La vidéo a ensuite été remise en ligne, avec interdiction aux moins de 18 ans, et elle y est restée. Les auteures sont Sarah Constantin et Elvire D. Charles.

Marineland, manifestation, silence total de la presse

Voici une petite playlist, c’est la chaine zad partout téloche archives qui publie les films de sa manif du 20 novembre 2016. Bien entendu, cette manifestation est totalement ignorée par la presse, le but est de faire stopper la maltraitance animale dans ce parc aquatique, Marineland d’Antibes.

Les parcs aquatiques, on y emmène les enfants, on y prend plaisir à voir batifoler les gros poissons dressés, et on peut même aller croire (et faire croire aux gosses) que c’est le paradis pour ces animaux qui sont en fait en prison, maltraités, malgré l’amour (une forme d’amour spécial, avec domination incluse) que leur portent leurs dresseurs. On peut comprendre un peu mieux l’importance de ce combat en regardant le documentaire d’Arte appelé Blackfish (1) (hélas plus du tout visible sur le replay) et en transposant ça sur tous les parcs aquatiques.

(1) Blackfish partie 1Blackfish partie 2