Bienvenue sur le web profond

CC BY SA - Aweith
[15 décembre : Aujourd’hui, je passe le blog en version accessible pour les robots (donc google, etc), je vais sans doute le regretter, oh pas souvent, ponctuellement à des moments précis, mais ça c’est une autre histoire ; et je me réserve le droit de le redescendre en mode invisible alors si vous l’aimez, mettez-le de côté.]

J’ai eu envie de manière impulsive, de faire un article là-dessus. Pourquoi ? Parce que vous êtes ici-même, mot pour mot, dans ce qu’on appelle le « web profond ». Mais d’abord, pour ceux ou celles qui ignoreraient ce que c’est, voyons ensemble une petite définition.

Ce qu’on appelle couramment le web profond, c’est la partie qui n’est pas référencée par les moteurs de recherche traditionnels, et il paraît que ça représente environ 90 % d’internet (ce qui est tout de même énorme et étonnant). Techniquement, on peut indiquer aux professionnels du référencement, via un petit fichier tout bête, un fichier texte (.txt), que l’on ne souhaite pas faire partie de la grande course au premiers résultats de chez google et consorts. Et faire ça peut avoir des avantages tout à fait intéressants… à commencer par la discrétion. C’est un peu le but inverse de tous les sites commerciaux, qui eux se voudraient apparaître dans les premiers résultats quand on tape des mots clés en rapport avec les contenus.

Donc ce site, mon site, est caché et vous ne trouverez jamais un seul de mes articles, ni ma page d’accueil, dans les résultats de recherche des moteurs les plus connus, quand bien même vous tapiez l’adresse exacte dans le champ de recherche. C’est voulu. Ça n’a pas toujours été le cas, et d’ailleurs cette adresse n’a pas toujours hébergé un blog.

Ça ne signifie pas qu’il est impossible de trouver mon site, bien sûr que non. Outre le partage du lien, outre l’invitation que je vous ai peut-être envoyée un jour, ou moyennant un peu de jugeote, en faisant des rapprochements judicieux, il est tout à fait possible de trouver des liens qui mènent ici, ou encore de tirer la conclusion que derrière cette adresse, se trouve quelque chose, de l’essayer, et de tomber dessus… Alors si vous avez trouvé mon site de cette manière, bravo, ça signifie juste que vous n’êtes pas un « noob ». Maintenant, si c’est le cas, je doute fortement que le contenu vous corresponde. Car ici, vous êtes chez moi, et chez moi, c’est intime et ça peut avoir un côté dérangeant.

Le Darknet

Voilà, on est arrivé à la limite. Mon blog fait bien partie du web profond, mais pas du darknet. Ce qu’on appelle le darknet, c’est une petite partie du web profond. Ce sont des pages non-accessibles via les navigateurs traditionnels, et il faut passer par des logiciels comme Tor, Freenet, etc. (j’ai pas d’autre exemple dans ma manche) pour les trouver. On y voit des choses très tendancieuses, des choses que l’on n’a pas forcément envie de voir, des choses qui le plus souvent intéresseront les flics quoique la plupart du temps ces derniers préfèrent la politique de l’autruche, et se concentrent sur des sites plus visibles mais bien moins nuisibles, plus faciles à combattre. Ça a été le cas, par exemple, du site qui avait été fermé par le FBI, Silk Road, sur lequel on pouvait acheter n’importe quoi, et quand je dis n’importe quoi, je pèse mes mots. C’est particulièrement effrayant quand on se rend compte jusqu’où ça peut aller, bien que les douanes aient tendance à faire quand même relativement attention concernant certains produits. Mais faire fermer ce genre de plate-formes est très risqué : l’histoire nous a appris que lorsqu’une chose populaire est censurée, qu’un site connu et utile est fermé par les autorités, on voit une flopée de clones ou équivalents apparaître. Ça s’appelle l‘effet Streisand – pour la petite histoire, Barbara Streisand avait fait retirer d’internet une photo de sa villa. Le résultat avait été un phénomène étrange au grand étonnement de tout le monde, une multiplication des publications de cette photo, remise en ligne par des internautes. Par la suite, ce type de situation se reproduisant sous diverses formes, l’expression s’est généralisée. Ça a été le cas pour Megaupload, un ancien site qui avait fait grand bruit quand les fédéraux s’étaient penchés dessus et l’avaient fait fermer ; aujourd’hui, ce sont des dizaines de Megaupload qu’on peut voir pulluler de partout.

Je pourrais pousser plus loin cet article, mais je n’en vois pas l’intérêt.

À bientôt.

Image : CC BY SA – Aweith

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